banniere web 728x90 copie

Arrêté sur la consommation des produits locaux : pourvu que ce ne soit qu' un de plus!

Partager ce contenu

Submit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to Twitter

 

Tant attendu par la société civile, le gouvernement burkinabé a fini par réagir par rapport à la promotion et la valorisation des produits locaux, par l’adoption d’un arrêté.

Il s’agit de l’arrêté n°2017-002/PM/CAB/ portant achat des produits alimentaires locaux par les structures étatiques dans le cadre de leur approvisionnement. Les cantines scolaires et universitaires, les centres de formation professionnelle, les casernes militaires, les centres hospitaliers et les maisons d’arrêts et de correction, entre autres, sont tenues d’acheter prioritairement les produits locaux, et ce, à titre conservatoire et temporaire. Les produits visés par cet arrêté sont le riz, le niébé, la pomme de terre, le haricot vert, l’oignon, la tomate, le sucre, les huiles alimentaires, le lait et la viande.

 

D’ores et déjà, il convient de reconnaitre les mérites de Gouvernement de Paul Kaba Thiéba, d'avoir matérialisé son engagement à promouvoir la consommation des produits locaux et dynamiser la production locale à travers un document administratif. Car il faut le dire c'est en cela seulement que réside la nouveauté.

 

Presque tous les gouvernements qui sont passés ont faits des promesses pour protéger le marché local mais cela n'est jamais aller au-delà des discours. Pendant les quatre ans de son pouvoir, Thomas Sakara à œuvrer pour convaincre du bien fondé du "consommons burkinabè". Plus de 30 ans plus tard, on semble être au point de départ, sinon même, avoir reculé.

 

Ce qui est triste c'est qu'il faille prendre un arrêté pour obliger l'administration à avoir ce réflexe d'accorder une priorité à la production nationale qui plus, est de bonne guerre. Il suffit d'écouter les derniers discours de Donald Trump pour comprendre que les pays les plus libéraux, ceux qui nous obligent à ouvrir nos marchés sont ceux qui protègent le plus leur marché.

 

Pour réussir le pari, Paul Kaba Thiébé et son gouvernement devront prendre des mesures drastiques afin de faire appliquer cet arrêté. Car des arrêtés et lois restés sans suite, on en compte par dizaine dans ce pays. Sans divaguer, il suffit de jeter un coup d’œil sur l’arrêté n° 2008-150/CO/SG/DP du 23 décembre 2008, portant interdiction de déverser des déchets sur le territoire de la Commune de Ouagadougou. Il n’y a presque pas de répression systématique puisque les gens continuent de déverser les ordures dans la nature. C’est juste pour dire qu’au delà de l’arrêté, il nous faut aller plus loin, développer des stratégies participatives inclusives et promouvoir la sensibilisation sur la nécessité de consommer ce que nous produisons.

 

Et c'est aux plus hautes autorités de donner l'exemple en intégrant le made in Burkina dans leur consommation de tous les jours, à la maison comme au restaurant, à l'image du Faso Danfani qui commence à faire tâche d'huile. Le meilleur moyen de sensibiliser n'est-il pas l'exemple.

                                                                                                       Assétou W. Maiga

Partager ce contenu

Submit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to Twitter

Envoyer a un(e) ami(e)/Imprimer

POSTER UN COMMENTAIRE

Nos Contacts

03 BP 7162 OUAGA 03

Télephone      : +226 25 40 84 76

Mobile            : +226 70 09 74 21

                     : +226 70 69 08 70

Email : info@queenmafa.net

 

 

Newsletter

Abonnez-vous à la lettre d'information de QUEENMAFA
captcha