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8 mars au Burkina : mettons fin à ses réjouissances qui endorment les consciences !

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Institutionnalisée par les Nations Unies en 1977, la journée Internationale de la Femme, trouve son origine dans les luttes des ouvrières au début du XXe siècle, pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote.

C’était donc une journée de manifestations à travers le monde. Une occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. C’est ainsi que les regroupements et associations de femmes préparaient des manifestations, pour commémorer les victoires et les acquis, mais surtout faire entendre leurs revendications, afin d’améliorer leur situation.

 

Malheureusement, en lieux et place de la réflexion, les réjouissances ont largement pris le dessus. Au Burkina Faso. Dans presque tous les quartiers de Ouagadougou, le 8 Mars se résume à porter le pagne de célébration et de se pavaner dans les « Djanjoba », « Dasandaga » kermesse, maquis etc…, jusqu’à des heures tardives. Pour certaines femmes c’est le jour où tout est permis, même la soûlerie.

 

Cependant, le constat est qu’il y’a bien de défis à relever en ce qui concerne les conditions de vie de la femme dans notre pays. L’accès des femmes aux terres cultivables, la promotion de l’entreprenariat féminin, la lutte contre la pratique de l’excision, les mariages forces, le lévirat, l’exclusion sociale, le viol, j’en oublie. Tant de maux, qui houspillent la vie des femmes sous nos cieux.

 

Il est évident que cette journée, mal comprise au Burkina ne joue plus son rôle d'éveil des consciences, d'interpellation des autorités sur les droits des femmes. Cela ne sert à rien de

Célébrer la femme en une journée et passer le reste de l’année à bafouer ses droits, à la malmener comme si être femme se mesurait au degré d’endurer les souffrances. Appeler « le sexe faible », la femme fait toujours ses preuves en matière de courage qui est une de ses plus grandes forces.

 

Vite, nous devons nous ressaisir et refuser que notre journée soit prise en otage par les commerces qui y ont trouvé encore une occasion de se remplir les poches. En lieu et place des ripailles, nous devons organiser des marches et meeting de protestations contre la violation de nos droits et surtout des visites de solidarités aux femmes en difficultés.

Et pour aller plus loin, nous devons avoir le courage de refuser que cette journée soit fériée à l'image de pays voisin comme le Sénégal ? Ce sera un jour gagné de plus pour faire avancer le Burkina et améliorer les conditions de la femme.

KaDER

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