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Des femmes assignées uniquement au rôle de ménagère, des hommes dépeints en héros, en sportifs ; tel est le constat que l’on fait en lisant les manuels scolaires au Burkina Faso. Les concepteurs en sont-ils conscients ? Qu’est-ce qui est fait pour pallier ces stéréotypes ? Réponses dans cet article.

Le 12 juin de chaque année est célébrée la journée mondiale contre le travail des enfants. Pour le bureau international des droits des enfants(IBCR), c’est un moment de réflexion sur la situation que vivent les enfants au quotidien. L’Organisation veut attirer l’attention de l’opinion sur l’ampleur du travail des enfants dans le monde.

 

Queen Mafa : Aujourd’hui c’est la journée mondiale contre le travail des enfants, que représente-t-elle pour vous ?

 

Martin Causin :  c’est un moment qui nous permet de nous rappeler car on a peut-être tendance à oublier que beaucoup d’enfants au Burkina travaillent et cela nous semble peut-être normal. Quand je vais à Bobo et je m’arrête pour payer un lotus ou une bouteille d’eau c’est un enfant qui me l’apporte que dois-je faire ? Dois-je le prendre comme si j’encourageais le travail des enfants ? Ces journées servent à réfléchir sur le travail des enfants. Il y aura bientôt la journée de l’enfant africain en juillet prochain. Ce sont des journées à encourager ».

La situation de ces enfants est-elle si alarmante ?

Le travail des enfants se fait au quotidien et on n’y pense pas. N’allons même pas au secteur minier, ce sont des exemples qui sont liés à notre quotidien. Quand on circule dans la rue on voit des enfants qui travaillent et on a tendance à banaliser ces choses. Cette journée nous permet de nous rappeler que quelque part ce n’est pas normal et qu’on ne peut pas faire la promotion de ces travaux, bien au contraire, on doit se battre pour leur offrir des lendemains meilleurs.         

                                                                   

Quelles actions menez-vous pour lutter contre ce fléau ?

Le Bureau international des droits des enfants (le Bureau de l’IBCR) est une organisation internationale non gouvernementale créée en 1994 et basé à Montréal au Canada. Il a comme objectif principal la défense et la protection des droits des enfants partout à travers le monde.

En Afrique, nous avons des projets au Burkina Faso, en République Démocratique du Congo, en Amérique du Sud et un peu partout dans le monde.

L’IBCR n’intervient pas concrètement au quotidien dans les projets directs de lutte contre le travail des enfants. Il participe à la promotion et à la défense des droits des enfants en travaillant en amont avec tous les acteurs qui interviennent dans ce domaine. Il s’agit de les conscientiser, les former, les outiller pour pouvoir davantage défendre et faire la promotion des droits des enfants. Nous travaillons avec tous les acteurs institutionnels qui sont en contact avec les enfants ».

Qui sont ces acteurs ?

Il s’agit d’abord des travailleurs sociaux. Ce sont les ministères, les centres, les directions et les organisations non gouvernementales qui sont en contact avec des enfants sur le terrain.

La 2eme catégorie d’acteurs est le personnel de justice dont les magistrats et la 3eme catégorie regroupe les forces de sécurité à savoir les policiers et les gendarmes dans le cadre de leur service pour les outiller et conscientiser afin qu’ils soient aptes à gérer les cas sur lesquels ils vont être confrontés avec les enfants ».

Comment procédez-vous concrètement ?

Nous travaillons à la base avec les écoles professionnelles (l’école de police, de gendarmerie, l’institut national d’administration de la magistrature) pour introduire des modules spécifiques sur les droits des enfants et sur la pratique adaptée aux enfants. On forme tous les professionnels du secteur à avoir de meilleures connaissances pratiques sur les droits des enfants.

Le 2ème type d’intervention est qu’on travaille directement avec les ministères dont celui de la justice, de la femme de la solidarité nationale et de la famille, de la sécurité intérieure et de la défense pour les appuyer dans la mise en place de procédures concrètes qui vont les permettre de gérer efficacement les dossiers des enfants. Nous proposons des modes opératoires sur des choses qui ne sont pas écrites dans les lois mais qui sont basées sur la réalité.

 

Quelle est la particularité de votre intervention au Burkina ?

Ici au Burkina, nous sommes sur un projet de cinq ans (2015-2020) et c’est un peu la nouveauté parce qu’on travaille en même temps avec tous ces acteurs globaux du système de protection des droits des enfants. L’objectif est que d’ici à 2020 nous puissions dire que l’environnement pour les enfants est plus respectueux des droits et notamment de la convention relative aux droits des enfants .

              

                                                                                                             Assétou W. Maiga

 

La conférence de presse du prix des enfants du monde s’est déroulée au Burkina Faso sous l’égide de l’Association Afrique Seconde Famille. Au cours de cet échange, les enfants ont dénoncé la violation de leur droit et appelé les premières autorités à se pencher sur leur situation.

 

Avec la croissance de l’école primaire, la demande au niveau de l’enseignement secondaire augmente de façon démesurée. Une étude expérimentale de la gratuité de l’enseignement au Ghana dévoile des résultats assez intéressants.

 

La Gendarmerie a intercepté il y a quelques jours, un car transportant des enfants en partance pour le Mali. Que prévoit la législation dans une telle situation qui s'apparente fort bien à un trafic d'enfant ? Voici les explications du directeur de la protection contre les violations des droits humains, Paul Kabré.

La Gendarmerie nationale a mis la main sur un car qui transportait 18 enfants de 7 à 15 ans, le 27 janvier dernier. Le car en provenance de Nagre, dans le Gourma et avait pour destination de Ségou au Mali.

Un arbre de noël a été organisé pour le bonheur des enfants de l’orphelinat Sainte Thérèse de Loumbila, ce mercredi 21 décembre 2016 dans la soirée. Retour en images.

La crise d'adolescence est l’ensemble des troubles que vit un adolescent pendant le passage de l’âge enfant à l’âge adulte. C’est une période d’affrontement mais également d’identification et d’adhésion pour le jeune. Et bien que les parents aient du pain sur la planche, c’est le moment plus que jamais pour eux d’aider l’adolescent à trouver des repères et mieux orienter sa vie. Si vous estes désespérés, voici quelques conseils de spécialistes burkinabè qui devront vous aider à aider votre enfant...

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