banniere web 728x90 copie

Roukiatou Bargo: vendeuse de journaux et fière de l'être

Partager ce contenu

Submit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to Twitter

 

Les usagers de la Nationale 4 ont sans doute déjà aperçue Roukiatou Bargo. Elle brave chaque jour, voitures et motos pour vendre des journaux à l’intersection des voies allant de l’hôtel Silmandé à l’hôpital Yalgado et celle venant de la Zone du Bois. Queen Mafa est allé à la rencontre de cette vendeuse de journaux atypique.

Roukiatou est mariée et mère de deux enfant. Un statut qui n’est pas un frein à l’activité qu’elle mène depuis 2011 : vendeuse de journaux. Chaque matin, bien avant 6 h elle est sur le terrain et, pendant que d’autres mamans bichonnent leurs mômes pour les préparer pour l’école, Roukiatou, elle, est en train de slalomer entre les motos et les voitures pour vendre des journaux.

 

Le combat de Roukiatou, c’est au quotidien, au rythme de la parution des journaux. « Dans cette zones comme vous le voyez, je ne suis pas la seule à vendre les journaux. La concurrence est rude. Chacun lutte pour distribuer le plus possible avant que les ventes ne baissent …. » Lâche-t-elle avant de poursuivre un monsieur à moto qui l’a hélé.

Dame au caractère bien trempé, elle l’affirme sans ambages à qui veut l’entendre : « Je n’ai pas honte de vendre des journaux, c’est mieux que voler».

 

Ce n’est pas non plus la rémunération journalière dont le montant est fonction de sa vente quotidienne qui la découragera. Car elle sait que, plus elle vend, mieux mieux ça vaut pour elle. Quoi de plus normal qu’elle nous abandonne une seconde fois en plein échange pour se faufiler entre les véhicules pour donner un quotidien à un client. C’est une vraie chasse aux clients pour vendre le maximum possible. Entre acheteurs, et « coco lecteurs », Roukiatou connais ses fidèles clients.

 

Dur dur d’être vendeuse de jounaux

La vente des journaux est un travail harassant, qui demande de la disponibilité, de 5h du matin à 18h. C’est pour quoi, de temps à autres, Roukiatou se retrouve dans son kiosque pour se reposer tout en continuant la distribution. Mais visiblement, dame Roukiatou aime ce qu’elle fait. En plus d’y tirer sa pitance quotidienne, elle est heureuse de rendre service à ses clients. Mieux, son époux comprend et accepte son travail et surtout la soutien.

 

 

Mais le plus difficile c'est de se surpasser pour supporter certains clients désagréables. Injures, affronts et humiliations sont les vécus quotidiens de Roukiatou, lorsqu’elle se faufile au milieu des véhicules pour vendre ses journaux : « Je fais la sourde oreille face aux injures », affirme-t-elle.

 

Entre sa première recette de 2011, 300f CFA ce jour-là et celles qu’elle empoche aujourd’hui, l’inquiétude des débuts ont laissé place à l’espoir. Un espoir qui lui fait oublier le temps où elle travaillait dans une société de gardiennage.

                                                                                                 Assétou W. Maïga

Partager ce contenu

Submit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to Twitter

Envoyer a un(e) ami(e)/Imprimer

POSTER UN COMMENTAIRE

Nos Contacts

03 BP 7162 OUAGA 03

Télephone      : +226 25 40 84 76

Mobile            : +226 70 09 74 21

                     : +226 70 69 08 70

Email : info@queenmafa.net

 

 

Newsletter

Abonnez-vous à la lettre d'information de QUEENMAFA
captcha