Santé

Le virus Zika aux portes de l’Afrique.

Le virus Zika se propage au-delà de l’Amérique du Sud et se trouve aux portes de l’Afrique. C’est une découverte préoccupante  faite par l’Institut Pasteur de Dakar  qui a confirmé que la souche du virus  Zika, qui circule actuellement au Cap-Vert, est le même que celui  de type asiatique  qui circule sur le continent américain. A travers un  séquençage du virus , l’ étude montre que le virus  a été très probablement importé du Brésil. C’est la première fois que cette souche du virus Zika, responsable des flambées liées aux désordres neurologiques et à  la microcéphalie, est détectée en Afrique.


Cette information pourrait aider les pays africains à réévaluer leur niveau de risque  et accroître leurs niveaux de préparation selon la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique,  le Dr Matshidiso Moeti.

Comme première mesure, ces pays devraient renforcer la communication sur les risques auprès des femmes enceintes afin de leur faire prendre conscience des complications liées au type asiatique de la souche Zika et promouvoir des mesures de protection pour éviter des piqûres de moustiques ainsi que le transmission sexuelle.

De plus, les pays devraient renforcer la surveillance de la transmission de Zika et des malformations congénitales, telles que la microcéphalie et le  syndrome de Guillain-Barré.

Il  n’existe actuellement aucun traitement

Activé depuis février 2016, le Système de gestion de l’OMS chargé des incidents liés au virus Zika, à Brazzaville et au Siège, continuera à examiner les évaluations des risques existants, à accroître la surveillance ainsi qu’à évaluer la capacité des laboratoires d’essai et à appuyer l’engagement communautaire et la communication sur les risques dans les pays prioritaires.

De plus, l’OMS et ses partenaires aideront les pays de la Région africaine à intensifier les efforts de préparation pour la détection précoce, la confirmation et la gestion des complications potentielles liées à l’infection Zika. La réponse se fondera sur les investissements effectués dans les systèmes renforcés en Afrique de l’Ouest au cours de la situation d’urgence causée par le virus Ebola.

Le virus Zika se transmet à l’homme via la piqûre d’un moustique appelé Aedes aegypti. Le moustique se contamine  en prélevant le virus dans le sang d’une personne infectée. Celui-ci se multiplie ensuite dans le moustique, qui pourra, à l’occasion d’une autre piqûre, transmettre le virus à une nouvelle personne.

Il  n’existe actuellement aucun traitement ou vaccin spécifique contre le virus Zika. La meilleure forme de prévention consiste à se protéger des piqûres de moustiques.

Source: OMS

Le wéda ou Zaban : au-delà de la saveur, des vertus thérapeutiques

Wéda en mooré , zaban en dioula ou encore maad en wolof, vous connaissez sans doute ce fruit . Actuellement en pleine période de maturation, on rencontre ce fruit sauvage un peu partout dans nos marchés. Mais et si vous preniez le temps de mieux découvrir ce merveilleux don de la nature, un remède naturel presque gratuit…


Ce fruit qui a pour nom scientifique saba senegalensis, est disponibles dans toutes les régions du Burkina Faso excepté celles du Sahel, de l’Est et du Centre –Ouest. Mais on note une grande commercialisation dans les régions du Nord, du Centre –Ouest, de la boucle du Mouhoun et des cascades. Quoique disposant d’un grand potentiel, la région du Sud –Ouest n’en commercialise pas suffisamment. La maturation fruitière de la liane saba intervient entre les mois de mai et d’aout avec le pic de production en juillet.

Le fruit se présente dans une coque globuleuse qui contient des graines enrobées de pulpes jaunes très moelleuses et juteuses qui peuvent être consommées directement. Elles sont acidulées et sucrées. On peut le déguster tel quel ou l'assaisonner avec du sucre, du sel et du piment.

Mélangées avec de l’eau et du sucre, les pulpes donnent une délicieuse boisson riche en vitamine A, K et C. En ce mois de Ramadan, vous ne pouvez pas trouver meilleur jus pour la rupture de jeun

Mais ce que vous ignorez sans doute est que l’arbre de ce fruit sauvage est beaucoup utilisé en médecine traditionnelle. Ces racines sont utilisées dans les soins de la stérilité féminine. Ses feuilles macérées constituent un excellent remède pour lutter contre les vomissements et les maux de ventre tandis que son latex aide à lutter contre la toux et la tuberculose.

Elles peuvent aussi servir de base à une préparation culinaire visant à stimuler l’appétit.

La plante est également réputée contre les maladies infantiles et les maux d’yeux. Le jus de la liane saba est également utilisé pour combattre les vertiges d’origines diverses.

De plus en plus d’unité de production de boisson s’intéresse à ce fruit bien apprécié surtout par les enfants.

Nb : Pour l’avoir sur une longue période de l’année, il faut simplement faire sécher les graines et les conserver dans un endroit frais sec.

Source : Article produit en collaboration avec la Direction générale de l’Economie verte et du Changement climatique

La couverture sanitaire universelle en débat au Burkina Faso

Les pays d’Afrique francophone s’activent à rendre opérationnelles, les couvertures sanitaires universelles. D’où la conduite d’un projet recherche Muskoka II « couverture universelle en santé en Afrique francophone ».Un projet qui mobilise les experts depuis 2014.

« On avait commencé en décembre 2014 par présenter l’idée de la recherche. 35 experts de l’Afrique francophone de 11 pays ont été invité à Rabat au Maroc afin de discuter sur la question de l’utilisation, de la connaissance des couvertures sanitaires universelles dans les pays francophones », a indiqué El Houcine Akhnif, membre de l’équipe de recherche de l’Institut de médecine tropicale(IMT).

Il a par ailleurs fait savoir que la première phase de l’étude a permis de dresser une cartographie des régimes de financement de la santé (RFS) au niveau national. Cette cartographie a révélé, selon les propos du scientifique, une grande complexité du financement de la santé dans les pays d’Afrique Francophone, en particulier sa fragmentation en un grand nombre de régimes de financement, soit une moyenne de 23 par pays.

Partant sur la base de la diversité des régimes de financement de la santé, dans la deuxième phase de l’étude, il s’est agi de voir si l’ensemble des acteurs impliqués dans la couverture sanitaire universelle constitue un système apprenant.

Les résultats obtenus à travers cette deuxième phase permettent de souligner les défis qui se posent au système de couverture de sanitaire universelle du Burkina Faso en terme de capacité à traiter l’information jusqu’à l’étape de changement de comportement.

Au cours d’un atelier organisé par le ministère en charge de la Santé et le ‘corp group ‘ du hub national des communautés de pratique, tenu le 16 juin dernier à Ouagadougou, les résultats pays de la seconde phase de l’étude Muskoka ont été restitués. Ce qui permet le démarrage de la 3ème phase de ladite étude avec beaucoup d’éléments d’analyses.

Comme véritable difficulté pour la réalisation de l’étude, El Houcine Akhnif a fait savoir que le concept est très récent. Il faut donc se donner suffisamment de temps pour que les gens puissent se l’approprier. « Les différentes rencontres que nous tenons sont perçues entre autres comme des outils d’appropriation », a-t-il déclaré.

L’atelier a regroupé tous les experts impliqués dans le développement de la CSU au Burkina Faso et qui sont bien informés sur le processus au plan national.

                                                                                                          Issa KARAMBIRI


                                                               


La couverture sanitaire universelle en débat au Burkina Faso

 

Les pays d’Afrique francophone s’activent à rendre opérationnelles, les couvertures sanitaires universelles. D’où la conduite d’un projet recherche Muskoka II « couverture universelle en santé en Afrique francophone ».Un projet qui mobilise les experts depuis 2014.

« On avait commencé en décembre 2014 par présenter l’idée de la recherche. 35 experts de l’Afrique francophone de 11 pays ont été invité à Rabat au Maroc afin de discuter sur la question de l’utilisation, de la connaissance des couvertures sanitaires universelles dans les pays francophones », a indiqué El Houcine Akhnif, membre de l’équipe de recherche de l’Institut de médecine tropicale(IMT).

Il a par ailleurs fait savoir que la première phase de l’étude a permis de dresser une cartographie des régimes de financement de la santé (RFS) au niveau national. Cette cartographie a révélé, selon les propos du scientifique, une grande complexité du financement de la santé dans les pays d’Afrique Francophone, en particulier sa fragmentation en un grand nombre de régimes de financement, soit une moyenne de 23 par pays.

Partant sur la base de la diversité des régimes de financement de la santé, dans la deuxième phase de l’étude, il s’est agi de voir si l’ensemble des acteurs impliqués dans la couverture sanitaire universelle constitue un système apprenant.

Les résultats obtenus à travers cette deuxième phase permettent de souligner les défis qui se posent au système de couverture de sanitaire universelle du Burkina Faso en terme de capacité à traiter l’information jusqu’à l’étape de changement de comportement.

Au cours d’un atelier organisé par le ministère en charge de la Santé et le ‘corp group ‘ du hub national des communautés de pratique, tenu le 16 juin dernier à Ouagadougou, les résultats pays de la seconde phase de l’étude Muskoka ont été restitués. Ce qui permet le démarrage de la 3ème phase de ladite étude avec beaucoup d’éléments d’analyses.

Comme véritable difficulté pour la réalisation de l’étude, El Houcine Akhnif a fait savoir que le concept est très récent. Il faut donc se donner suffisamment de temps pour que les gens puissent se l’approprier. « Les différentes rencontres que nous tenons sont perçues entre autres comme des outils d’appropriation », a-t-il déclaré.

L’atelier a regroupé tous les experts impliqués dans le développement de la CSU au Burkina Faso et qui sont bien informés sur le processus au plan national.

                                                                                                         


Santé sexuelle : les futurs élus locaux interpelés

La santé sexuelle et reproductive ainsi que la planification familiale ont des avantages  multiples.  Entre autres, la prévention des  grossesses précoces, non- désirées ou rapprochées,  la réduction  des  avortements clandestins ainsi que celle de la  mortalité infantile, le développement socio- économique. Il est donc nécessaire d’interpeller tous les acteurs notamment  les élus locaux sur le phénomène notamment à la veille des élections municipales. C’est dans cette optique que  l’  ABBEF  ainsi que 6 autres structures ont procédé  à un affichage des panneaux à Ouagadougou le vendredi 20 mai 2016.


La santé sexuelle et reproductive ainsi que la planification familiale ont des avantages  multiples.  Entre autres, la prévention des  grossesses précoces, non- désirées ou rapprochées,  la réduction  des  avortements clandestins ainsi que celle de la  mortalité infantile, le développement socio- économique. Il est donc nécessaire d’interpeller tous les acteurs notamment  les élus locaux sur le phénomène notamment à la veille des élections municipales. C’est dans cette optique que  l’  ABBEF  ainsi que 6 autres structures ont procédé  à un affichage des panneaux à Ouagadougou le vendredi 20 mai 2016.

 Depuis le 15 janvier 2016, sept structures intervenant dans le domaine de la santé de la reproduction et  la planification familiale  mènent une campagne de communication dénommée «  un million de voix pour la santé sexuelle  et de la reproduction ».

L’objectif général de cette campagne de communication est de renforcer la prise de conscience et l’engagement des jeunes et des leaders politiques par rapport à l’importance de l’accès  des jeunes aux services et soins de santé sexuelle et reproductive et à la planification familiale à travers une prise en compte effective de ces questions parmi les priorités.

Quatre structures  (l’ABBEF, l’AJC/PD, l’ABBF, le RAJS, l’APAC /BF, l’URCB, l’AFJ /BF  et SOS/JD) partenaires « Voix pour la santé  » de l’ONG PP Global ont officiellement procédé à l’affichage d’un panneau aux alentours de l’aéroport de Ouagadougou.

Pour le directeur exécutif de l’ABBEF Boureihiman Ouedraogo «  ces affiches fixées en marge de la campagne pour les élections municipales vise à interpeller les populations ainsi que les autorités locales sur les défis de la santé  sexuelle de la reproduction et de la planification familiale en particulier ».

De grands panneaux avec des messages d’interpellation ont été fixés  dans les artères de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso pour une durée d’au moins un mois. On en dénombre 11 panneaux (8 à Ouagadougou et 3 à Bobo) et quatre tri-visions (Ouagadougou).

Sur ces panneaux, on peut y  lire 3 messages essentiels qui interpellent plus d’un : « Investir dans l’éducation sexuelle des adolescents et des jeunes, c’est construire une jeunesse épanouie »,  « la PF est un moyen sur de développement local durable. Ma commune s’engage », « Élus locaux, faites de la PF une priorité dans vos plans locaux de développement pour le bien être de vos communautés ».

 Bilan  de la campagne à mis parcours : un succès !

Plus de 5 mois après le lancement de cette campagne de communication, le bilan a mis parcours   la campagne affiche un satisfécit, foi du directeur exécutif de l’ABBEF Boureihiman Ouedraogo.

«  Les activités ont pu se tenir et nous avons reçu des échos  de la part des partenaire au niveau national et international. On peut aussi noter  l’engagement de plusieurs personnes à  faire de la santé sexuelle et reproductive ainsi que la planification familiale une priorité. Nous pensons que cette campagne a beaucoup influencé les 101 engagements du premier ministre dans le domaine de la santé et cela doit se poursuivre au niveau des élus locaux qui sont nos cibles primaires », a expliqué M.Ouédraogo.

Lala Dera/Kaboré

Gratuité des soins : le bal des faux malades

Depuis l’annonce de la gratuité des soins au profit d’une catégorie de femme et des enfants de moins de 5 ans, les formations sanitaires semblent débordées de malades mais aussi de faux malades…. Constat au Centre de santé et de promotion sociale(CSPS) de l’ex secteur 20.


Depuis l’annonce de la gratuité des soins au profit d’une catégorie de femme et des enfants de moins de 5 ans, les formations sanitaires semblent débordées de malades mais aussi de faux malades…. Constat au Centre de santé et de promotion sociale(CSPS) de l’ex secteur 20.

Une longue file de femmes avec des enfants au dos est dressée devant le dépôt pharmaceutique. La maternité est bondée de femmes enceintes où chacune attend impatiemment son tour d’être reçu par le maïeuticien. De l’autre côté, ce sont des cris des enfants qui se font entendre.  C’est sous ce visage que le CSPS de l’ex secteur 20 se présentait lorsque nous nous sommes rendus pour observer de visu l’effectivité de la gratuité des soins, le 25 avril dernier. Une affluence qui frappe à vue d’œil même pour celui qui s’y trouve pour la première fois.

Selon le maïeuticien, Fulbert Sawadogo, depuis la mise en œuvre effective de cette stratégie, les femmes ne font que des va-et-vient entre leur domicile et le centre de santé. « On ne parle plus d’affluence mais  plutôt de la mauvaise foi de certains patients », a-t-il déploré avec un air très épuisé.

Ils viennent parce qu’ils ont entendu que c’est gratuit

 Et de poursuivre avec le même ton, qu’il y a trop de faux malades qui fourmillent actuellement les centres de santé. « Des malades qui viennent par plaisir. Ils viennent parce qu’ils ont entendu que c’est gratuit. Pour un moindre « bobo », ils sont là », a-t-il regretté. A titre d’exemple, l’agent de santé a pris l’exemple d’une dame qui a passé toute une journée a défilé avec plus de 5 enfants différents disant qu’ils étaient malades.

 Un autre cas choquant c’est l’exemple de cette femme qui se faisait passer pour une femme enceinte afin de bénéficier gratuitement de certains produits. Et lorsqu’on lui demande d’apporter les urines pour des examens, la dame eue encore la folle idée de solliciter les urines d’une « vrai  femme enceinte » pour tromper la vigilance des agents de santé.

 Une  autre femme se serait présentée avec son fils soit disant qu’il bâillait depuis le matin alors que l’enfant ne souffrait d’aucun mal. « Il y a tellement d’histoire et de banalité autour de cette gratuité qu’on ne saurait les relater ici », a laissé entendre un autre agent de santé. Ces comportement des populations, selon Fulbert Sawadogo nuisent aux  vrais malades.

 

 Des comportements qui nuisent aux vrais malades

La première responsable du centre, Dr Emmanuelle Simporé/Ouédraogo, souligne également l’incivisme de certains riverains. « Au-delà même des maladies bénignes (superficielles) qui nous sont présentées, les agents ont été victimes d’agression verbale de la part de la population », a-t-elle souligné.  Pour résoudre cette incompréhension entre les agents de santé et la communauté, elle a dû tenir une assemblée générale qui a permis de réduire considérablement    les situations conflictuelles                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         Malgré les difficultés, le médecin-chef se réjouit de la fréquentation du centre surtout la maternité ou elle a augmenté et même doublé. Du coup,  affirme Dr Simporé, « elle a permis de résoudre un peu les problèmes comme les accouchements à domicile qui entraînent souvent des décès 

Issa KARAMBIRI

A lire aussi :

Quelques chiffres statistiques du CSPS de l’ex secteur 20 avant après   la gratuité des soins

Pour le mois de mars 2016

Consultations des enfants de moins de 5ans : 800

Consultations prénatales : 479

Accouchements : 64

Début de la gratuité des soins

Du 02 au 25 avril 2016

Consultation des enfants de moins de 5ans : 1379

Consultation prénatale : 402

Accouchement : 96

Maladie du sommeil : de nombreux porteurs sains

L’homme peut vivre pendant de très longues années avec des parasites de la maladie du sommeil, du chagas, des leishmanioses avant de tomber malade ou de s’en débarrasser. C’est ce que révèle une étude menée par  des chercheurs de l’Institut de recherche pour le développement(IRD) et du Cirad .


L’homme peut vivre pendant de très longues années avec des parasites de la maladie du sommeil, du chagas, des leishmanioses avant de tomber malade ou de s’en débarrasser. C’est ce que révèle une étude menée par  des chercheurs de l’Institut de recherche pour le développement(IRD) et du Cirad .

La Trypanotolérance  est un phénomène intégré depuis de longue date chez les animaux pour prévenir la maladie dans les élevages en Afrique, en sélectionnant les animaux les plus tolérants. Mais chez les humains, ce phénomène est peu connu et étudié. Les scientifiques ont, à travers une vaste étude de synthèse mis en évidence l’existence de très nombreux « porteurs sains » parmi les personnes contaminées. Pour ces chercheurs, ce phénomène pourrait être en réalité la règle et non l’exception, comme ils le pensaient.

« Cette tolérance aux parasites serait en partie due aux mutations de l’ADN chez les populations exposées ».Les chercheurs ont noté que pour la maladie du sommeil en particulier, certaines populations habitant dans les zones d’endémie en Afrique auraient développé une tolérance au parasite trypanosoma brucei gambiense. Quant à la maladie de chagas et des leishmanioses pour lesquelles cette tolérance est connue et répandue, l’étude des chercheurs a indiqué que la résistance ou la sensibilité de l’homme à ces infections dépendent aussi de facteurs génétiques.

Une aubaine ou un frein à l’élimination des maladies ?

D’après les chercheurs, les porteurs sains sont capables,  suite à une piqûre par un insecte vecteur (la mouche tsé-tsé pour la maladie du sommeil) de réduire la prolifération des parasites dans leur organisme et de contrôler leurs effets pathologiques pendant plusieurs dizaines d’années. Cependant, certaines personnes contaminées qui s’ignorent, échappent aux dispositifs de santé publique et pourraient maintenir un réservoir naturel  de ces maladies, surtout dans les zones où le vecteur n’est pas éliminé.

Les parasites de la famille des trypanosomatidés sont pour la plupart transmis par des insectes, comme des punaises ou les mouches tsé-tsé. Ces insectes infectent différents mammifères, dont les animaux sauvages, domestiques et les hommes. Chez les humains, ils provoquent la maladie du sommeil (Trypanosomiase africaine), la maladie de chagas (Trypanosomiase américaine) et les leishmanioses en zones tropicales et méditerranéennes.

Ces maladies se manifestent principalement par la fièvre, avec parfois des complications sévères telles que des lésions cérébrales entraînant des troubles du sommeil, des fonctions motrices, des insuffisances cardiaques ou la mort. Elles restent un problème de santé publique et un fardeau économiques importants dans bon nombre de pays, en particuliers les plus pauvres.

                                                                                            Issa KARAMBIRI

En savoir plus

Riz enrichi: un danger pour les enfants

Une vaste étude menée auprès de 10 000 enfants au Cambodge a révélé que la consommation du riz enrichi avec des vitamines et minéraux multiplie par deux le risque d’infection par un petit ver intestinal.


Une vaste étude menée auprès de 10 000 enfants au Cambodge a révélé que la consommation du riz enrichi avec des vitamines et minéraux multiplie par deux le risque d’infection par un petit ver intestinal.

Une équipe de recherche dirigée par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) a mis  en cause le type de fer utilisé dans le riz enrichi. Les chercheurs ont montré que son absorption par les enfants serait insuffisante.

L’expérience au Cambodge

  Selon les résultats d’essai sur le riz au Cambodge, la consommation de riz enrichi, ou « fortifié », en fer augmente le risque d’infection parasitaire chez les enfants. Entre décembre 2012 et juillet 2013, l’équipe de recherche internationale, dirigée par l’IRD, a suivi près de 10 000 enfants dans des écoles primaires cambodgiennes, recevant des repas quotidiens à base de riz fortifié via le Programme Alimentaire Mondial (PAM). La supplémentassions des aliments en vitamines et minéraux est de plus en plus courante dans les pays où l’alimentation est insuffisante en ces nutriments, comme au Cambodge, afin d’améliorer le statut nutritionnel et le développement cognitif des enfants.

Le fer, un nutriment « à double tranchant »

Six fois par semaine, pendant ces six mois, les enfants ont reçu soit du riz blanc ordinaire (placebo), soit l’un des trois types de riz enrichi en vitamines (vitamine A, vitamine B12, vitamine B9) et minéraux (fer, zinc), administrés de manière classique dans le cadre des programmes alimentaires. En parallèle, avant, pendant et après l’essai, les chercheurs ont suivi la prévalence chez les enfants de l’infection due à un petit ver intestinal, du nom d’ankylostome. En six mois, la proportion d’enfants infectés a doublé chez ceux ayant consommé l’un des trois types de riz fortifié, passant de 12 % à entre 16 et 24 % d’entre eux. Un phénomène qui serait dû à une mauvaise absorption du type de fer utilisé pour la fortification du riz d’après l’équipe de recherche. De fait, le fer demeurant dans le tube digestif bénéficierait alors au parasite !

De petits vers, de grands maux !

 Les ankylostomes, transmis par le sol et l’alimentation, affectent près de 700 millions de personnes dans le monde, plus particulièrement les enfants dans les pays en voie de développement. À l’état de larves, ces petits vers vivent dans le sol. Ils pénètrent leur hôte par la peau des pieds et voyagent via la circulation sanguine jusqu’à son intestin, provoquant des pertes de sang et de fer par les selles. Les enfants infectés souffrent en général d’un retard de croissance, d’une altération du développement cognitif et de difficultés d’apprentissage. Les personnes contaminées présentent également de graves problèmes d’anémie. Au Cambodge, l’Enquête démographique et de santé nationale a montré en 2014 que la moitié des enfants de moins de cinq ans et 40 % des femmes en âge de procréer étaient anémiques.

L’anémie, un problème de santé publique

L’anémie, c’est-à-dire le manque de globules rouges dans le sang, est un problème de santé publique majeur dans le monde, avec des milliards de femmes et d’enfants affectés, en particulier en Asie et au Cambodge. Elle est le  plus souvent causée par une carence en fer, la plus répandue des carences alimentaires qui touche plus d’un milliard de personnes dans le monde d’après l’OMS. Certaines formes de fer sont mieux absorbés que d’autres, et certains aliments favorisent ou inhibent son absorption. Les sources de perte en fer sont multiples, notamment l’infection parasitaire due aux vers intestinaux appelés ankylostomes, très fréquente dans les pays tropicaux.

Riz enrichi: un danger pour les enfants

Une vaste étude menée auprès de 10 000 enfants au Cambodge a révélé que la consommation du riz enrichi avec des vitamines et minéraux multiplie par deux le risque d’infection par un petit ver intestinal.


Une vaste étude menée auprès de 10 000 enfants au Cambodge a révélé que la consommation du riz enrichi avec des vitamines et minéraux multiplie par deux le risque d’infection par un petit ver intestinal.

Une équipe de recherche dirigée par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) a mis  en cause le type de fer utilisé dans le riz enrichi. Les chercheurs ont montré que son absorption par les enfants serait insuffisante.

L’expérience au Cambodge

  Selon les résultats d’essai sur le riz au Cambodge, la consommation de riz enrichi, ou « fortifié », en fer augmente le risque d’infection parasitaire chez les enfants. Entre décembre 2012 et juillet 2013, l’équipe de recherche internationale, dirigée par l’IRD, a suivi près de 10 000 enfants dans des écoles primaires cambodgiennes, recevant des repas quotidiens à base de riz fortifié via le Programme Alimentaire Mondial (PAM). La supplémentassions des aliments en vitamines et minéraux est de plus en plus courante dans les pays où l’alimentation est insuffisante en ces nutriments, comme au Cambodge, afin d’améliorer le statut nutritionnel et le développement cognitif des enfants.

Le fer, un nutriment « à double tranchant »

Six fois par semaine, pendant ces six mois, les enfants ont reçu soit du riz blanc ordinaire (placebo), soit l’un des trois types de riz enrichi en vitamines (vitamine A, vitamine B12, vitamine B9) et minéraux (fer, zinc), administrés de manière classique dans le cadre des programmes alimentaires. En parallèle, avant, pendant et après l’essai, les chercheurs ont suivi la prévalence chez les enfants de l’infection due à un petit ver intestinal, du nom d’ankylostome. En six mois, la proportion d’enfants infectés a doublé chez ceux ayant consommé l’un des trois types de riz fortifié, passant de 12 % à entre 16 et 24 % d’entre eux. Un phénomène qui serait dû à une mauvaise absorption du type de fer utilisé pour la fortification du riz d’après l’équipe de recherche. De fait, le fer demeurant dans le tube digestif bénéficierait alors au parasite !

De petits vers, de grands maux !

 Les ankylostomes, transmis par le sol et l’alimentation, affectent près de 700 millions de personnes dans le monde, plus particulièrement les enfants dans les pays en voie de développement. À l’état de larves, ces petits vers vivent dans le sol. Ils pénètrent leur hôte par la peau des pieds et voyagent via la circulation sanguine jusqu’à son intestin, provoquant des pertes de sang et de fer par les selles. Les enfants infectés souffrent en général d’un retard de croissance, d’une altération du développement cognitif et de difficultés d’apprentissage. Les personnes contaminées présentent également de graves problèmes d’anémie. Au Cambodge, l’Enquête démographique et de santé nationale a montré en 2014 que la moitié des enfants de moins de cinq ans et 40 % des femmes en âge de procréer étaient anémiques.

L’anémie, un problème de santé publique

L’anémie, c’est-à-dire le manque de globules rouges dans le sang, est un problème de santé publique majeur dans le monde, avec des milliards de femmes et d’enfants affectés, en particulier en Asie et au Cambodge. Elle est le  plus souvent causée par une carence en fer, la plus répandue des carences alimentaires qui touche plus d’un milliard de personnes dans le monde d’après l’OMS. Certaines formes de fer sont mieux absorbés que d’autres, et certains aliments favorisent ou inhibent son absorption. Les sources de perte en fer sont multiples, notamment l’infection parasitaire due aux vers intestinaux appelés ankylostomes, très fréquente dans les pays tropicaux.

Paludisme : des vecteurs communs aux grands singes et à l’homme

Des chercheurs de l’IRD, du CNRS et du Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF – Gabon) ont mené une vaste étude entomologique au cœur des forêts gabonaises. Leur objectif : identifier les espèces de moustiques impliquées dans la transmission du paludisme chez les grands singes d’Afrique centrale. Les scientifiques ont ainsi identifié trois moustiques vecteurs piquant à la fois les gorilles et les chimpanzés, mais aussi l’homme. Ces travaux, publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences le 11 avril 2016, confirment que des transferts de la maladie d’une espèce à l’autre sont possibles.


Des chercheurs de l’IRD, du CNRS et du Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF – Gabon) ont mené une vaste étude entomologique au cœur des forêts gabonaises. Leur objectif : identifier les espèces de moustiques impliquées dans la transmission du paludisme chez les grands singes d’Afrique centrale. Les scientifiques ont ainsi identifié trois moustiques vecteurs piquant à la fois les gorilles et les chimpanzés, mais aussi l’homme. Ces travaux, publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences le 11 avril 2016, confirment que des transferts de la maladie d’une espèce à l’autre sont possibles.

De récentes études ont montré que ce sont les grands singes qui ont transmis les parasites responsables du paludisme à l’homme il y a des milliers d’années, par l’intermédiaire des moustiques anophèles. De tels transferts sont-ils encore possibles aujourd’hui ? Quelles espèces de moustiques vecteurs pourraient permettre ce passage ?

  • Les vecteurs chez les grands singes identifiés

Pour le savoir, des chercheurs de l’IRD, du CIRMF et du CNRS ont passé au crible les populations d’anophèles présentes dans les forêts d’Afrique centrale et susceptibles de véhiculer la maladie chez les grands singes. Plus d’un an d’échantillonnage au Gabon leur a permis de collecter plus de 2 400 femelles anophèles appartenant à 18 espèces différentes. Les analyses moléculaires montrent la présence de parasites simiens dans le corps et les glandes salivaires de trois d’entre elles : Anopheles vinckei, Anopheles moucheti et Anopheles marshallii. La première, Anopheles vinckei, présente le nombre le plus élevé d’individus infectés : elle s’avère être le vecteur majeur. Le taux d’infection des moustiques dépend aussi de la hauteur des captures sous la canopée, correspondant aux différentes hauteurs où les singes établissent leurs nids pour dormir, et de facteurs saisonniers, avec un pic lors de la saison des pluies.

  • Des vecteurs communs aux grands singes et à l’homme

Autre découverte : les trois espèces de vecteurs identifiées transmettent à la fois les parasites des chimpanzés et ceux des gorilles. Ce résultat démontre que les moustiques n’ont pas de préférence pour un hôte en particulier, contrairement à l’hypothèse qui restait posée jusque-là. Les chercheurs ont également observé la propension de ces trois espèces de moustiques à piquer les humains lorsque ces derniers s’aventurent en forêt.

  • Une barrière génétique poreuse

Ces moustiques, prompts à piquer et les humains et les grands singes, peuvent-ils jouer le rôle de « pont » entre espèces hôtes ? Normalement, une sorte de « barrière » génétique existe : les différentes espèces de parasites Plasmodium restent spécifiques à un hôte déterminé. Mais, sous certaines conditions, cette barrière peut s’avérer poreuse. Dans les cas de bonobos ou de chimpanzés infectés par Plasmodium falciparum, supposé spécifique à l’homme, de tels transferts se sont avérés  possibles. A ce jour, seuls les transferts homme – singe ont pu être mis en évidence.

L’existence d’un réservoir naturel remet en question les perspectives d’éradication de la maladie chez l’homme, qui fait encore près de 440 000 victimes dans le monde chaque année. Inversement, des transferts de l’homme vers les grands singes mettent aussi en danger nos proches cousins, déjà fortement menacés d’extinction.

SOURCE: IRD : http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/cp-2016/paludisme-des-vecteurs-communs-aux-grands-singes-et-a-l-homme

A voir aussi:

Vidéo en ligne Paludisme : « Enquête en forêt gabonaise »
www.ird.fr/la-mediatheque/videos-en-ligne-canal-ird/paludisme-enquete-en-foret-gabonaise

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