Santé

Secours d’urgence 2024 : 95 millions  FCFA pour soutenir plus de 3,5 millions de déplacés internes

Il s'est tenue, ce mardi 27 février 2024 à Ouagadougou, la session extraordinaire 2024 du Conseil national de Secours d’Urgence et de Réhabilitation( CONASUR). L'objectif est de présenter le...

Coopération multilatérale : La cheffe de mission de l’OIM au Burkina Faso échange avec le chef de la diplomatie burkinabè

La cheffe de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Aissatou Guisse Kaspar, a été reçu en...

Guinée : La tik tokeuse burkinabé Djamila Diallo présente à la rencontre des influenceurs

La 4e édition de la soirée de rencontre des influenceurs en Guinée ou encore soirée Tik Tok, organisée...

France : Pas de congé pour les femmes en cas de règles douloureuses  

Le groupe socialiste au Sénat a échoué,  ce  jeudi 15 février 2024, à faire adopter un texte instaurant...

Compter Pour Toutes : Pour des données fiables et complètes sur les violences sexistes et sexuelles en Afrique de l’Ouest !

En Afrique de l'Ouest, les violences sexistes et sexuelles sévissent avec des conséquences graves tant sur les victimes...

Bientôt un traitement contre la calvitie ?

Une société pharmaceutique travaille sur une molécule capable de faire repousser les follicules pileux perdus par les hommes atteints de calvitie. Un deuxième essai clinique a montré que le traitement est sur la bonne voie.


Une société pharmaceutique travaille sur une molécule capable de faire repousser les follicules pileux perdus par les hommes atteints de calvitie. Un deuxième essai clinique a montré que le traitement est sur la bonne voie.

Pouvoir se regarder dans la glace sans craindre qu’un jour la calvitie n’apparaisse, c’est le souhait de beaucoup d’hommes. Egalement appelé alopécie, il existe aujourd’hui très peu de choix en matière de traitements approuvés scientifiquement. Une nouvelle thérapie pourrait allonger la liste, comme le révèle la société de recherche pharmaceutique Samumed. Cette dernière vient de faire savoir que son médicament à application par voie topique avait passé avec succès un essai clinique de phase II.

Aucun effet secondaire remarqué

Le médicament, appelé « SM04554 », serait capable d’inverser les effets de la calvitie chez les hommes. La molécule agirait directement en maintenant la croissance du cycle pileux, qui devient moins efficace avec l’âge. Cet essai s’est déroulé sur 302 hommes de 18 ans à 55 ans divisés en trois groupes : les membres du premier ont reçu un placebo, ceux du second le médicament dosé à 0,15 % et ceux du troisième une dose plus élevée à 0,25%. Tous les patients ont pris le traitement une fois par jour pendant 90 jours. Lire la suite

Le miel est-il efficace contre la toux ?

De nombreux parents jugent le miel efficace pour soigner la toux de leurs enfants. Croyance populaire ou idée scientifiquement fondée ?

Pour soigner la toux de leurs enfants, nombreux sont les parents qui ont recours au miel. Cet aliment est-il vraiment efficace pour réduire les symptômes de la toux dus à des bactéries et des virus chez les enfants ? C’est ce qu’ont voulu savoir des chercheurs de l’University of Calabar Teaching Hospital au Nigeria, en réalisant une méta-analyse des études portant sur ce sujet de 1950 à 2014.


De nombreux parents jugent le miel efficace pour soigner la toux de leurs enfants. Croyance populaire ou idée scientifiquement fondée ?

Pour soigner la toux de leurs enfants, nombreux sont les parents qui ont recours au miel. Cet aliment est-il vraiment efficace pour réduire les symptômes de la toux dus à des bactéries et des virus chez les enfants ? C’est ce qu’ont voulu savoir des chercheurs de l’University of Calabar Teaching Hospital au Nigeria, en réalisant une méta-analyse des études portant sur ce sujet de 1950 à 2014.

Il réduirait la fréquence de la toux

Ils ont analysé en particulier trois études portant sur 568 enfants âgés de 1 à 18 ans souffrant de toux aigüe en milieu ambulatoire (c’est-à-dire non hospitalisés). Celles-ci comparaient l’efficacité du miel à celle des médicaments antitussifs (censés arrêter la toux) vendus sans ordonnance, à l’absence de traitement et à un placebo. Ces études n’incluent pas les nourrissons de moins d’un an pour une raison simple : « l’utilisation du miel leur est déconseillée en raison de leur faible immunité contre les Clostridium botulinum (C. botulinum), une bactérie responsable du botulisme infantile qui peut être présente dans l’aliment », précisent les chercheurs. Selon l’analyse de ces études, le miel serait plus efficace pour réduire la fréquence de la toux que l’absence de traitements ou un placebo. Le miel pourrait même être légèrement plus efficace à la diphénhydramine (ingrédient habituel des sirops antitussifs) pour réduire la fréquence de la toux. En revanche, un autre ingrédient habituel de ces sirops, le dextrométhorphane, réduit davantage la fréquence de la toux que le miel.Lire la suite

Méningite : l’OMS prône la vigilance

Malgré des avancées notoires dans la lutte contre la méningite en Afrique de l’Ouest, la maladie persistent et inquiètent les décideurs. Et la multiplicité des souches de méningite ne semble pas faciliter le travail des acteurs. Dans ce entretien, accordé WADR , la représentante de l’OMS au Burkina, Dr Alimata Diarra Nama plaide pour le renforcement des systèmes de surveillance. Le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Togo ont déjà des foyers d’épidémie. Plus de 3000 cas suspects sont notifiés dans la sous-région.


Malgré des avancées notoires dans la lutte contre la méningite en Afrique de l’Ouest, la maladie persistent et inquiètent les décideurs. Et la multiplicité des souches de méningite ne semble pas faciliter le travail des acteurs. Dans ce entretien, accordé WADR , la représentante de l’OMS au Burkina, Dr Alimata Diarra Nama plaide pour le renforcement des systèmes de surveillance. Le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Togo ont déjà des foyers d’épidémie. Plus de 3000 cas suspects sont notifiés dans la sous-région.

WADR : Madame la Représentante, chaque année dans les pays de la ceinture méningitique on notifie généralement des cas de méningite, pour cette année 2016 quel est le profil épidémiologique en Afrique de l’Ouest ?
Dr Diarra : Il faut rappeler que la ceinture de la méningite va du Sénégal jusqu’en Éthiopie. Il y a une vingtaine de pays qui sont partiellement ou entièrement compris dans cette ceinture de la méningite là. Avant 2010, je me situe par rapport à 2010 à cause du nouveau vaccin contre le méningocoque A qui a été introduit. Avant 2010 donc, les pays souffraient surtout de la méningite à méningocoque A qui était responsable de grandes épidémies avec de nombreux décès. Et depuis 2010, avec l’introduction du nouveau vaccin conjugué contre le méningocoque A pour lequel 16 pays environ ont eu l’occasion d’introduire ce type de vaccin et de profiter de ses bienfaits. On doit dire qu’on a de moins en moins pour ne pas dire qu’on en a plus d’épidémie de méningite à méningocoque A. Mais la nature ayant horreur du vide, on a vu apparaître d’autres souches de méningocoque telles que le W, le C, le X. Il y a aussi d’autres souches bactériennes non à méningocoque telles que le strinxtococus pneumonier et puis hemophilis influencae. Donc pour 2016, on s’attend non pas à voir d’épidémie à méningocoque A mais d’épidémie avec d’autres souches et notre plus grande inquiétude, c’est l’épidémie à méningocoque C. L’année dernière, on a eu le cas du Niger où nous avons eu une grosse épidémie et nous pensons que nous risquons d’avoir encore ce type d’épidémie là. Nous sommes actuellement dans la période à risque de la méningite jusqu’au mois de mai, juin. Donc il faut faire attention.
WADR : Quelles sont les recommandations de l’OMS pour cette année 2016 ?
Dr Diarra : Les recommandations que nous faisons dans le cadre de la prévention de ces épidémies c’est que les pays mettent l’accent sur la surveillance. Et par rapport à cette surveillance, il y a des seuils qui ont été recommandés aux pays pour se préparer, notamment le seuil d’attaque. Jusqu’à récemment, on avait dit aux pays, lorsqu’il avait 5 cas pour 100 000 habitants dans un district en une semaine déjà il faut être en alerte. Nous avons révisé ce taux-là à la baisse. Maintenant lorsque vous avez 3 cas pour 100 000 habitants, il faut être en alerte. En rabaissant ce seuil, ça permet d’être proactif, de prendre des actions plus rapidement, évidemment de sauver des vies. Donc, dès qu’on a l’alerte, il faut que les districts fassent une enquête pour identifier la souche de l’épidémie de méningite qui se dessine à l’horizon afin de penser déjà s’il y a le vaccin et quel type de vaccin, il faudra pouvoir commander. Il faut que les pays déjà commencent à sensibiliser les populations même s ‘il n’y a pas encore l’épidémie, se préparent et préparent tous les intrants, les médicaments qu’il faut pour prendre en charge les cas éventuels qui apparaîtraient. En dehors de ce seuil d’attaque, vous avez le seuil épidémique. Pour ce seuil épidémique, lorsque la région ou le district a 10 cas pour 100 000 habitants en une semaine, c’est l’épidémie ou alors lorsqu’on voit doublé le nombre de cas sur deux semaines consécutives. Quand on dit épidémie, ça veut dire qu’il faut agir rapidement et tout de suite. En ce moment-là, lorsque la souche est identifiée, il faut faire la commande de vaccin approprié pour pouvoir organiser une campagne de vaccination. Il faut approvisionner toutes les structures de médicaments pour que ces structures puissent prendre en charge de manière gratuite, puisqu’en période d’épidémie c’est la politique qui est appliquée par tous les pays. La prise en charge devient gratuite. Évidemment la surveillance se poursuit, la communication avec la population doit être vraiment plus rigoureuse pour que les populations comprennent quelles sont les mesures de précaution qu’il faut prendre. Lorsqu’on présente certains signes caractéristiques de la méningite il faut très vite aller aux centres de santé pour se faire prendre en charge parce que c’est gratuit.

WADR : Quelle est la situation épidémiologique au niveau de l’Afrique de l’Ouest, on sait que la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, des pays voisins du Burkina ont notifié des cas des poches d’épidémie ?
Dr Diarra : Oui effectivement, actuellement nous suivons la situation dans 3 pays principalement au Togo où ils sont à ce jour à peu près plus de 400 cas avec une vingtaine de décès. Nous avons aussi avec 4 districts qui sont en épidémie et d’autres qui sont en alerte. Nous avons aussi la Côte d’Ivoire où pour le moment c’est un district qui est frontalier avec le Burkina qui est en épidémie. Nous avons aussi la situation au Ghana mais c’est 3 pays font l’objet d’une attention particulière de la part de l’OMS. Notre siège, que ce soit au bureau régional, que ce soit à Genève a envoyé des experts pour appuyer ces différents pays. Ces pays ont commandé les vaccins qui sont disponibles pour pouvoir faire des campagnes de vaccination au besoin. Donc je dois dire que nous suivons la situation. A ce jour dans la sous-région, depuis le mois de janvier jusqu’à maintenant, environ 3 000 cas ont été notifiés avec à peu près 300 décès mais ce sont essentiellement le sérogroupe W que l’on rencontre et puis dans d’autres cas le strinxtococus pneumonien. On a très peu de sérogroupe A. Je sais que la Côte d’Ivoire en a notifié un seul cas. Mais on a du sérogroupe C comme je l’ai dit qui nous inquiète un peu, le Niger en a notifié le plus grand nombre environ une centaine de cas et puis d’autres pays que nous suivons. Je crois que notre crainte pour l’année 2016 c’est le sérogroupe C. Et puis comme vous le savez la principale contrainte ce sont les vaccins, nous n’avons pas une quantité extensible. Donc c’est pour ça que nous mettons l’accent plus sur la surveillance pour que très tôt on détecte les cas et puis qu’on prenne les mesures pour mieux les contrôler.

WADR : Est-ce que l’éradication de la méningite est envisageable au niveau de l’OMS ?
Dr Diarra : Éradication! Vous savez, il faut vacciner quand il le faut le plus grand nombre quand il le faut. Par exemple comme je l’ai dit contre le méningocoque A, ça donne une protection de longue durée, une protection individuelle et collective. Donc lorsqu’il y a une grande population qui est vaccinée en principe ça prévient l’apparition de l’épidémie. Maintenant comme le vous savez que les bactéries se trouvent dans l’air donc de dire qu’on aura zéro cas de méningite ça c’est trop dire. On aura des cas mais si on prend les mesures qu’il faut, on évitera d’avoir une épidémie. Mais pour ma part ce que je souhaite est que les populations écoutent les recommandations qui sont faites par le ministère de la Santé pour prévenir toute épidémie.

Propos recueillis par Mathieu Somda

Couverture vaccinale: le Burkina s’engage à en faire une réalité d’ici à 2020

Le gouvernement burkinabè, à travers le ministère de la Santé,  s’est engagé à donner des vaccins nécessaires à tous les enfants burkinabè qui en ont besoin d’ici à 2020. A Addis Abeba en Ethiopie,  le ministre de la Santé, Smaïla Ouédraogo, a, à l’instar de ses collègues africains, pris des engagements pour une couverture vaccinale universelle du continent. C’était, le 25 février à la clôture de la 1re conférence africaine sur la vaccination.

Le gouvernement burkinabè, à travers le ministère de la Santé,  s’est engagé à donner des vaccins nécessaires à tous les enfants burkinabè qui en ont besoin d’ici à 2020. A Addis Abeba en Ethiopie,  le ministre de la Santé, Smaïla Ouédraogo, a, à l’instar de ses collègues africains, pris des engagements pour une couverture vaccinale universelle du continent. C’était, le 25 février à la clôture de la 1re conférence africaine sur la vaccination.
 
Réunis dans le cadre  de la première conférence ministérielle sur la vaccination en Afrique, les ministres africains de la santé, des finances et de l’éducation se sont engagés à investir dans des programmes de vaccination et à promouvoir un avenir sain pour toutes les populations du continent africain. Ils ont signé une déclaration sur «l’accès universel à la vaccination comme fondement de la santé et du développement en Afrique». Au titre du Burkina Faso, c’est le ministre de la Santé, Smaïla Ouédraogo,  qui a paraphé ce document. Le monde de la santé et des finances ont  tous réaffirmé l’impératif économique et les avantages de réduire la charge des maladies évitables par la vaccination.
 
Pour le ministre de la Santé d’Ethiopie, Kesetebirhan Admasu, les enfants sont une ressource  précieuse, et pourtant en Afrique, un enfant sur cinq ne reçoit pas tous les vaccins qu’il lui faut pour survivre et grandir en bonne santé. «Des millions d’enfants sont vulnérables des maladies évitables par la vaccination. Cette situation est inacceptable. La vie des enfants africains compte. Nous  devons œuvrer ensemble pour que les engagements se traduisent en actes concrets», a espéré le ministre éthiopien de la Santé.
 
Durant les deux jours de travaux, il a été démontré que chaque dollar investi dans des vaccins génère des retombées économiques au moins 16 fois supérieures. Les vaccins procurent la bonne santé des enfants et des économies.
«L’investissement dans les programmes de vaccination permettra aux pays africains d’engranger un avantage économique considérable. Si nous pouvons assurer l’accès aux vaccins d’importance vitale à tous les enfants africains quel que soit leur lieu de naissance, nous aurons saisi une occasion en or de préparer un avenir plus prospère pour les communautés partout sur le continent», a révélé la présidente du Conseil  de   l’alliance globale pour la vaccination et l’immunisation (GAVI), Dr Ngozi Okonjo-Iweala, ancienne ministre des Finances du Nigeria.  GAVI est une structure qui subventionne l’introduction et une large partie du  coût des vaccins des pays à revenu faible.
La Déclaration d’Addis-Abeba engage les pays non seulement à accroître les investissements financiers nationaux dans les vaccins convenus au titre de la vaccination systématique, mais aussi à introduire les nouveaux vaccins.
 
Recherche de ressources propres
Selon le ministre burkinabè de la Santé,   Smaïla Ouédrago, cette rencontre de haut niveau a permis d’identifier les défis majeurs qui se présentent aux pays africains  pour le succès et la consolidation des acquis de la vaccination, « un outil essentiel de santé publique».
«Le vaccin protège pour une période et si nous n’avons pas les moyens de maintenir cette protection, on peut retomber dans les épidémies», a prévenu M. Ouédraogo.
 
Le Burkina, a-t-il dit, a fait des efforts dans le programme élargi de vaccination,  d’un paquet de quatre vaccins contre quatre maladies ; le pays est en train d’aller à 12. Cependant une fois que l’on augmente le nombre de vaccins le problème de financement se pose. D’où l’invite de la conférence  à des initiatives propres de mobilisation des ressources. Et le ministre Ouédraogo a sa petite idée.
 
«Au Burkina  nous pourrons, entre autres,  faire  des levées de fonds, une ou deux fois par an. Nous pourrons mobiliser des ressources auprès de certaines institutions financières telles que les assurances afin de soutenir notre couverture vaccinale», a soutenu le ministre. Le Burkina, selon lui, fait partie des rares pays africains qui ont une ligne budgétaire dédiée aux vaccins qui s’élève à un milliard 500 mille CFA.  Lire la suite

Vaccination infantile: Bamlaka dans les bons soins de son père

Addis Abeba en Ethiopie les hommes s’impliquent  de plus en plus dans la santé de la mère et de l’enfant.  Le père de Bamlaka Belaï, un bébé de 10 mois, l’a toujours amené au centre de santé en compagnie de son épouse pour ses doses de vaccin. Ce jour, 23 février, le père, Besrhate Belaï,  est au rendez-vous à « Tana Tabia », l’un des centres de santé de la capitale.

Addis Abeba en Ethiopie les hommes s’impliquent  de plus en plus dans la santé de la mère et de l’enfant.  Le père de Bamlaka Belaï, un bébé de 10 mois, l’a toujours amené au centre de santé en compagnie de son épouse pour ses doses de vaccin. Ce jour, 23 février, le père, Besrhate Belaï,  est au rendez-vous à « Tana Tabia », l’un des centres de santé de la capitale.
 
Dans les activités pré conférence ministérielle africaine sur la vaccination  qui s’est ouverte ce 24 février à Addis Abeba, des journalistes ont visité  « Tana Tabia », et ont rencontré M. BesrhateBelaï venu pour vacciner son fils.
Assis sur un banc, Bamlaka sur ses cuisses, à coté de son épouse, il fait le rang au milieu des femmes. En attendant son tour, il donne le biberon à son gosse. Ouvrier dans les bâtiments et travaux publiques, M Belaï connait le calendrier vaccinal des enfants et répond toujours présent au rendez-vous. « Depuis que mon épouse a pris sa grossesse, je l’ai toujours accompagnée pour ses visites prénatales. J’ai continué de fréquenter le centre  avec notre bébé pour les vaccins de routine. Aujourd’hui, nous sommes venus pour la vaccination de la rougeole », témoigne Belaï.
 
Dans la salle de vaccination, le jeune éthiopien met l’enfant sur ses jambes pour faciliter l’administration du vaccin.  Après la prise de la vitamine A  et avec l’attroupement des journalistes, le bébé s’est mis à pleuré et l’injection s’est terminé dans les bras de sa mère. Pourquoi s’implique –t-il ? « Je pense que c’est une obligation de s’occuper de son bébé, et la vaccination est très importante pour prévenir des maladies. Aujourd’hui j’ai demandé une autorisation à mon service pour accompagner mon épouse au centre de santé », répond-t-il.
 
 Mme Belaï est ménagère malgré tout, son mari tient à l’accompagner au centre de santé. «Au début mes camarades se moquaient de moi, mais  c’est un choix  et tous les hommes doivent s’investir dans la lutte contre les maladies infantiles», a-t- il ajouté.
 
La couverture vaccinale du centre de Tania est de 80%. Au niveau national, elle est de 70%. Selon le ministre d’Etat, ministre de la santé, Amir Aman Hagos ce taux est  en deçà de la cible fixée dans les objectifs du Millénaire pour le développement.  Le gouvernement éthiopien, soutient-il, veut accroître le taux de  couverture vaccinale à au moins 90%. Ainsi, il conviendra d’intensifier les efforts pour sensibiliser les femmes à la vaccination  et pour améliorer leurs connaissances concernant l’âge auquel les enfants doivent débuter la vaccination, le nombre de séances requises pour une vaccination complète et l’âge auquel les enfants sont entièrement vaccinés.  Et pour  cela le pays compte sur « l’armée pour le développement de la santé » et des professionnels de la santé travaillant dans les services de soins prénatals, postnatals et de vaccination.
 
Pour mémoire, les membres de l’armée pour le développement de la santé sont des femmes choisies dans le village ou dans les quartiers pour aider les agents sanitaires de proximité à apporter leurs prestations en matière de santé intégrée, de nutrition, d’hygiène et d’assainissement dans les communauté surtout  rurale. Chaque femme a la responsabilité de cinq familles.
C’est un exemple que d’autre pays comme le Burkina pourrait s’inspirer.
 
Boureima SANGA
Addis Abeba/Ethiopie
bsanga2003@yahoo.fr

Vaccination infantile: Bamlaka dans les bons soins de son père

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Addis Abeba en Ethiopie les hommes s’impliquent  de plus en plus dans la santé de la mère et de l’enfant.  Le père de Bamlaka Belaï, un bébé de 10 mois, l’a toujours amené au centre de santé en compagnie de son épouse pour ses doses de vaccin. Ce jour, 23 février, le père, Besrhate Belaï,  est au rendez-vous à « Tana Tabia », l’un des centres de santé de la capitale.
 
Dans les activités pré conférence ministérielle africaine sur la vaccination  qui s’est ouverte ce 24 février à Addis Abeba, des journalistes ont visité  « Tana Tabia », et ont rencontré M. BesrhateBelaï venu pour vacciner son fils.
Assis sur un banc, Bamlaka sur ses cuisses, à coté de son épouse, il fait le rang au milieu des femmes. En attendant son tour, il donne le biberon à son gosse. Ouvrier dans les bâtiments et travaux publiques, M Belaï connait le calendrier vaccinal des enfants et répond toujours présent au rendez-vous. « Depuis que mon épouse a pris sa grossesse, je l’ai toujours accompagnée pour ses visites prénatales. J’ai continué de fréquenter le centre  avec notre bébé pour les vaccins de routine. Aujourd’hui, nous sommes venus pour la vaccination de la rougeole », témoigne Belaï.
 
Dans la salle de vaccination, le jeune éthiopien met l’enfant sur ses jambes pour faciliter l’administration du vaccin.  Après la prise de la vitamine A  et avec l’attroupement des journalistes, le bébé s’est mis à pleuré et l’injection s’est terminé dans les bras de sa mère. Pourquoi s’implique –t-il ? « Je pense que c’est une obligation de s’occuper de son bébé, et la vaccination est très importante pour prévenir des maladies. Aujourd’hui j’ai demandé une autorisation à mon service pour accompagner mon épouse au centre de santé », répond-t-il.
 
 Mme Belaï est ménagère malgré tout, son mari tient à l’accompagner au centre de santé. «Au début mes camarades se moquaient de moi, mais  c’est un choix  et tous les hommes doivent s’investir dans la lutte contre les maladies infantiles», a-t- il ajouté.
 
La couverture vaccinale du centre de Tania est de 80%. Au niveau national, elle est de 70%. Selon le ministre d’Etat, ministre de la santé, Amir Aman Hagos ce taux est  en deçà de la cible fixée dans les objectifs du Millénaire pour le développement.  Le gouvernement éthiopien, soutient-il, veut accroître le taux de  couverture vaccinale à au moins 90%. Ainsi, il conviendra d’intensifier les efforts pour sensibiliser les femmes à la vaccination  et pour améliorer leurs connaissances concernant l’âge auquel les enfants doivent débuter la vaccination, le nombre de séances requises pour une vaccination complète et l’âge auquel les enfants sont entièrement vaccinés.  Et pour  cela le pays compte sur « l’armée pour le développement de la santé » et des professionnels de la santé travaillant dans les services de soins prénatals, postnatals et de vaccination.
 
Pour mémoire, les membres de l’armée pour le développement de la santé sont des femmes choisies dans le village ou dans les quartiers pour aider les agents sanitaires de proximité à apporter leurs prestations en matière de santé intégrée, de nutrition, d’hygiène et d’assainissement dans les communauté surtout  rurale. Chaque femme a la responsabilité de cinq familles.
C’est un exemple que d’autre pays comme le Burkina pourrait s’inspirer.
 
Boureima SANGA
Addis Abeba/Ethiopie
bsanga2003@yahoo.fr
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