FONER : La poule aux œufs d’or des étudiant.e.s

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Ils sont nombreux, à se réjouir dès que le Fonds national de l’Éducation et de la Recherche (FONER) tombe. Fête pour les uns, concrétisation de projets pour les autres. Destiné à soutenir les étudiant.e.s  dans leurs études, à quoi sert réellement ce fonds ? Ce mercredi 10 janvier 2024,  Queen Mafa a fait le constat au siège de la structure, à Ouaga.

En cette matinée du 10 janvier, une foule d’étudiant.e.s se bouscule pour le dépôt des dossiers du prêt et de l’aide. D’autres se proposent de remplir les formulaires, à un prix abordable, grâce à une belle écriture pour une présentation agréable. Beaucoup de ceux qui sont là, se prêtent à ce jeu. On note également quelques personnes pressées de rentrer chez elles comme si elles ont oublié quelque chose. Nous sommes ici, au siège du FONER.

Des acquis engrangés

Zowaïriyatou Ouédraogo,

Avec Zowaïriyatou Ouédraogo, étudiante en droit en master 2 à Institut supérieur de Droit international et des droits de l’Homme (ISDH), le FONER a servi à assurer son carburant durant l’année car son domicile est loin de l’école, de Kamboinsin au site du Salon international de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO).

L’étudiant en 3e année Économie et Environnement et de Développement durable à l’université Thomas Sankara, Sayouba Savadogo est à son énième rendez-vous avec l’argent du FONER. Selon lui, si ce fonds n’existait pas, il fallait le créer. « Cette aide m’a permis d’acheter mes documents, de poursuivre mes études et de subvenir à mes petits besoins », affirme-t-il. Il vise le prêt pour financer son master quitte à compléter le manque à gagner.

Zaïnabou Siribié

Pour sa part, l’étudiante en 3e année de droit dans la même université, Zaïnabou Siribié touche le FONER depuis deux ans. La jeune fille compte utiliser le prêt pour ses recherches en master, l’année prochainement. Elle compte aussi sur l’appui de ses parents car elle estime que c’est insuffisant pour gérer sa scolarité.

 Toujours du même établissement, Mariama Ingrid Sogli fait des études en Économie des Gestions des Entreprises et Organisations (EGEO). « Cet argent m’a permis de pouvoir terminer ma licence et faire l’abonnement du bus car j’habite à Ziniaré et je venais prendre cours à Ouaga. En plus de cela, j’ai pu faire de l’élevage », déclare Ingrid.

L’étudiant en 2e année en Histoire Art et archéologie à l’université Joseph Ki-Zerbo, René Nana dit avoir utilisé son FONER pour soutenir ses petits frères qui étaient dans le besoin. En plus d’être étudiant, il travaille comme vigile. Cette fois, il va mettre ce fonds dans la vente des chaussures et des sacs à mains afin de joindre les deux bouts.

De belles perspectives

Lombo Boudo

Lombo Boudo étudiant en science économie et de gestion en licence 3 à l’université Thomas Sankara a saisi l’occasion pour traduire toute sa reconnaissance aux autorités du Burkina Faso qui ont eu l’idée d’instaurer le FONER. « Je viens de la Côte d’Ivoire et il y a beaucoup d’étudiants qui nous envient étant restés là-bas. J’arrive à payer mon loyer, à me nourrir, j’ai même acheté une moto car en plus de l’aide, je travaille. On ne peut pas se consacrer à l’aide uniquement », avoue-t-il.

Mariama Ingrid Sogli

Mariama Ingrid Sogli compte utiliser le prêt pour se former en maîtrise de cérémonie et investir le reste pour agrandir son élevage. Zaïwairiyatou Ouédraogo de son coté, entend mettre son argent à contribution dans ses frais de soutenance qui s’élève à 200 000FCFA.

Ces jeunes sont unanimes sur un point, l’argent doit être utilisé à bon escient. De ce fait, Mariama Ingrid Sogli invite les nouveaux arrivants à utiliser l’argent avec sagesse, faire un calcul avant de dépenser, avoir un projet dans lequel investir, soutenir ses études ou soit, déposer à la banque pour faire fructifier au lieu de tout dilapider et s’enfoncer dans des crédits. Zaïwairiyatou Ouédraogo conseille ses jeunes frères d’en faire bon usage car le taux d’intérêt de remboursement est très élevé, jusqu’à 7%.

René Nana

René Nana quant à lui, exhorte les bénéficiaires qui n’ont pas de parents à Ouaga ou au Burkina, à bien gérer cet argent. A ceux qui, vivent avec les siens, il suggère de leur confier une partie de cette ressource financière pour qu’ils mettent à l’abri.

Valérie Rachel Ouédraogo, stagiaire

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