Retrait de l’Alliance des États du Sahel : Amidou Bama, étudiant en droit s’inquiète de la population vivant à l’extérieur

Date:

Partager

Ce dimanche 28 janvier 2024, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, tous membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont annoncé leur retrait de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), après 49 ans d’appartenance. Pour le burkinabé Amidou Bama, étudiant en droit à l’université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso, cette décision est une victoire finale de l’AES, mais avec des conséquences. Ce lundi, 29 janvier 2024, il s’est confié à Queen Mafa.

 Sur le plan sécuritaire, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, font presque face à la même situation. Depuis quelques années, les trois pays n’ont d’objectif que d’endiguer le terrorisme, sur leurs territoires. Jugeant peut bénéfique les décisions prises par la CEDEAO, le trio de l’AES quitte ladite organisation. Selon Amidou Bama, étudiant en droit à l’université Nazi boni de Bobo-Dioulasso,, le retrait de la CEDEAO de ces trois pays est une bonne décision car ce ne sont pas les premiers pays à quitter cette institution. « Je trouve que la CEDEAO n’existe même que par le nom.  Hormis la libre circulation des biens et des personnes dans cette communauté, il n’y a absolument pas de plan de soutien entre ses États membres. Cependant, on doit s’attendre à des conséquences, car toute décision a des conséquences » a-t-il affirmé.

« On doit accepter les moments difficiles qui vont suivre ».

 Si les citoyens de ces trois pays veulent vraiment sortir la tête de l’eau, dit-il, on doit faire confiance aux autorités et accepter les moments difficiles qui vont suivre. « C’est après la difficulté qu’il y a une facilité. Même dans le St coran, c’est mentionné », a-t-il clarifié.

Même s’il est conscient de la bonne volonté des autorités burkinabé de mieux faire les choses, il s’interroge sur le cas de la population vivant à l’extérieur, dans les pays membres de la CEDEAO. « Nous avons pleins de parents qui vivent à l’étranger et je crains que cette décision ne leur tombe dessus, négativement. Et si cela arrive, comprendront-ils que c’est pour le bien de leur nation qu’ils souffrent ? » s’est-il interrogé.

Amidou Bama, étudiant en droit à l’université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso.———————–

Lire aussi : Zone UEMOA : Les sanctions de la CEDEAO sur le Mali, un goulot d’étranglement pour l’économie de la sous-région


« Que chaque citoyen accepte de faire plus de sacrifices! »

Malgré le nombre de parents, amis et connaissances qu’il a en Côte d’Ivoire, Amidou Bama ne voit pas de mauvais œil, la décision de ces autorités. De ce fait, il compte sur ses compatriotes, pour atteindre l’objectif commun, qui est le retour de la paix.

 « En tant que citoyen Burkinabè, je souhaite qu’au vu de l’évolution de la situation sécuritaire que traverse ces trois pays, chaque citoyen dans sa position puisse accepter de faire plus de sacrifices, en acceptant les moments difficiles qui viennent après cette annonce pour atteindre nos objectifs qui est le retour de la paix », a-t-il suggéré.

Abdoulaye Ouédraogo

Laissez votre commentaire ici !

spot_img

Articles similaires

“Mots et Maux de femme”, votre nouvelle rubrique à partir du vendredi 4 mars

“Mots et Maux de femme”,  un titre qui évoque la puissance des mots et la complexité des émotions...

Mamouna Kabre Ouédraogo nommée conseiller technique du ministre délégué chargé de la sécurité

Précédemment en service au ministère de la sécurité comme point focal des opérations de maintien de paix, ce...

 LONAB : Les Femmes Détentrices de Clubs PMUB Mécontentes du Prélèvement de 5%”

L’association des femmes détentrices des clubs PMUB a pris d’assaut le siège de la loterie nationale burkinabé, ce...

 « École de la démocratie et de la cohésion sociale  » , un projet soutenu par Institut néerlandais pour la Démocratie multipartite

  Ce mardi 27 février 2024 a eu lieu à Ouagadougou, au sein du lycée Bangré Yiguia, le lancement...