« Notre pays est au bord de l’abîme du fait de l’incapacité notoire du chef de l’État actuel à le gérer », Pr Mamadou Hama Dicko

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La nomination d’un nouveau Premier ministre, la nomination d’un nouveau chef d’État-major général des armées , l’aggravation de la crise sécuritaire dans le pays, la fermeture de près de 1000 écoles et la remise en cause de l’autorité de L’État ont été les principales préoccupations abordées lors du tout premier point de presse de l’année 2019 par le chef de file de l’opposition le mardi 22 janvier 2019 à Ouagadougou.

 « Notre pays est au bord de l’abime du fait de l’incapacité notoire du chef de l’État actuel M. Roch Marc Christian Kaboré à le gérer », a déclaré avec amertume le président de la nouvelle alliance du Faso (NAFA), le professeur Mamadou Hama Dicko. Selon lui, aucune arrestation n’a été faite, aucune action concrète n’a été posée et les yeux sont toujours rivés sur la justice trois semaines après le massacre de 49 peulhs dans le Sanmatenga, de l’assassinat sauvage d’une vingtaine de personnes en l’espace de 5 jours à quelques encablures de Yirgou et d’ajouter que l’opposition politique exige lumière et justice sur ces deux cas.

« La situation de chaos que vit actuellement notre pays ne peut se résumer en un simple changement de premier ministre ou de Gouvernement »

Cette insécurité chronique dans les zones a-t-il poursuivi, a entrainé des dizaines de milliers de déplacés. C’est aux vues de cette situation que l’opposition a demandé au gouvernement burkinabé, aux amis du Burkina et aux bonnes volontés d’être solidaires à l’endroit de ses compatriotes réfugies internes.

Ce mois de janvier a souligné le président du front patriotique pour le renouveau (FPR), le Docteur Aristide Ouédraogo, en plus du massacre des 49 peulhs, des personnes s’entretuent dans la Comoé et le Kénédougou ; et l’opposition condamne fermement les tueries et la vague de violence dans ces localités.

Ceux qui nous dirigent et à qui notre peuple a remis tous les moyens possibles d’actions ne doivent pas assister à la catastrophe sans rien faire ont conclu les deux conférenciers.

Téné Bénédicte OUEDRAOGO

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