Paix et sécurité : le WANEP renforce les capacités des femmes et des jeunes filles

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Les 21 et 22 novembre 2023, s’est tenue   à Koudougou, une session de formation  au profit de femmes et de jeunes filles. Organisée par le  réseau ouest-africain pour l’édification de la Paix du Burkina Faso (WANEP-BF), cette  session de formation vise à renforcer les capacités des organisations de féminines sur les résolutions 1325 et connexes et la résolution 2250.

Elles sont 100 femmes dont 50 filles  à bénéficier d’une formation sur l’Agenda Femmes-Paix et Sécurité (la résolution 1325 et connexes), la résolution 2250, la médiation politique et communautaire dans le processus de transition et de consolidation de la paix ». Cette session de formation qui s’est tenue les 21 et 22 novembre dernier à Koudougou entre dans le cadre  du «Projet d’appui au renforcement des capacités et du rôle des femmes et des jeunes filles dans le processus de transition et de consolidation de la paix » . Initié par le WANEP-BF, ce projet vise  à faire avancer significativement la mise en œuvre de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité au Burkina-Faso à travers le renforcement des compétences des leaders féminines des organisations à base communautaire.

Les femmes et les jeunes filles sont formées par le WANEP BF afin d’améliorer leur participation dans les instances de prises de décision et de consolidation de la paix.
Les femmes et les jeunes filles sont formées par le WANEP BF afin d’améliorer leur participation dans les instances de prises de décision et de consolidation de la paix.

En effet, si les femmes sont souvent les premières victimes de ces crises, elles sont également des actrices clés de la consolidation de la paix. Malheureusement le constat est qu’elles restent souvent en marge des sphères de décisions, alors que depuis 2015, le Burkina Faso est confronté à une crise sécuritaire sans précédent.

Les attaques terroristes ont provoqué des déplacements massifs de populations, principalement composées de femmes et d’enfants.  C’est donc face à cette situation que le Réseau National d’Édification de la Paix (WANEP-BF), en collaboration avec le PNUD, l’UNFPA, l’UNCDF et avec l’appui financier du Fond pour la consolidation de la paix, veut apporter sa contribution dans le processus de transition et de consolidation de la paix .

Selon la coordonnatrice du WANEP-BF, Alice Combary Soulama, ce projet innovant est un pas important vers l’implication des femmes et des jeunes filles dans le processus de paix dans la mesure où il souligne l’importance de leur rôle dans la consolidation de la paix et la nécessité de renforcer leurs capacités pour qu’elles puissent pleinement participer à ce processus. Le projet couvre les régions du Centre-Est, Centre-Ouest, Nord et les Hauts-Bassins.

En rappel, la résolution 1325 du Conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité

La 1325 est une résolution qui a été adoptée le 31 octobre 2000 par le Conseil des Nations unies.

Depuis 2015, le Burkina Faso est confronté à une crise sécuritaire sans précédent. Les attaques terroristes ont provoqué des déplacements massifs de populations, principalement composées de femmes et d’enfants. Face à cette situation, le WANEP-BF, en collaboration avec le PNUD, l’UNFPA, l’UNCDF et avec l’appui financier du Fond pour la consolidation de la paix, souhaite apporter sa contribution dans le processus de transition et de consolidation de la paix.

Selon la coordonnatrice du WANEP-BF, Alice Combary Soulama, ce projet innovant est un pas important vers l’implication des femmes et des jeunes filles dans le processus de paix. Il souligne l’importance de leur rôle dans la consolidation de la paix et la sécurité ainsi que la nécessité de renforcer leurs capacités pour qu’elles puissent pleinement participer à ce processus. Le projet couvre les régions du Centre-Est, Centre-Ouest, Nord et les Hauts-Bassins.

En rappel, la résolution 1325 du Conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité, adoptée le 31 octobre 2000 par le Conseil des Nations unies, insiste sur la nécessité pour l’ONU et ses États membres de veiller à une meilleure représentation des femmes aux postes de décision, de se forger une connaissance plus fine de leurs besoins spécifiques dans les conflits armés et d’intégrer la question des relations hommes/femmes dans toutes les phases de la conduite des opérations, qu’il s’agisse de rétablissement de maintien de la paix, ou encore de reconstruction.

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