Saint Valentin : Le regard des jeunes sur le célibat

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Vivre en couple ou dans le célibat est une situation laissée à l’appréciation de chacun. Cependant, être célibataire est mal vue et incompris par la société. A la veille de Saint Valentin, fête des amoureux, nous avons recueilli l’opinion des jeunes sur la décision de vivre dans le célibat et comment le vivre dans une société de préjugés.

Célibat rime avec critiques négatives ou positives, décisions et ambitions. Pour Noëlie Compaoré, le célibat est un temps de préparation afin de mieux vivre dans le mariage avec sagesse. « Dans le pire des cas, rester seul n’est pas une fatalité, une fin en soi. La preuve est qu’il est préférable d’être seul que mal accompagné », a-t-elle déclaré. Plus loin, elle a ajouté qu’il y aura toujours des préjugés peu importe la situation. Que cela soit dans le mariage ou dans le célibat ! « La meilleure manière est de vivre simplement son quotidien armé de bonheur et de paix », conseille-t-elle.

Noëlie Compaoré

Quant à Ignace de Loyola Sawadogo, il a d’abord expliqué que le célibat est la situation d’une personne en âge de se marier, mais qui ne l’est pas. Pour lui, cette situation est une étape de la vie de tout être humain car il précède le mariage. Cependant, nul ne peut être contraint de se marier. Selon ses dires, trois raisons peuvent pousser une personne à ne pas se marier, notamment le manque de moyens, l’absence de partenaire (l’âme sœur) et le manque de volonté (un choix).

Ignace de Loyola Sawadogo

« Seule la dernière raison constitue un problème car il est du devoir de l’homme de se marier conformément à la loi ou sa pratique religieuse », a-t-il indiqué. Toutefois, le célibat est une question personnelle et donc tout célibataire doit s’assumer et ne pas se préoccuper du regard extérieur.

Tout comme Ignace de Loyola Sawadogo, le célibat pour Daouda Maïga est une étape de la vie que tout homme doit vivre à un moment donné de sa vie. Selon lui, cette vie est caractérisée par une influence facile de la société avec une liberté qui ne dit pas son nom.
A cette étape, a-t-il laissé entendre, on a un sentiment d’incapacité à s’assumer.

Daouda Maïga

Pourtant, une fois que le choix ou la décision est prise, il faut s’assumer advienne que pourra. « Il y’aura toujours des critiques, des personnes pour poser toujours un jugement dans tous les actes que nous menons. Alors autant assumer pleinement nos choix », a-t-il conclu.

Fabrice Sandwidi

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