Les vendeuses de fruits et légumes revendiquent la valorisation de leur métier

Zara Congo, secrétaire générale du Syndicat national des vendeuses de fruits et légumes (SYNAVFL)

Trouver des solutions aux problèmes que rencontrent les vendeuses de fruits et légumes au Burkina, c’est la raison d’être du congrès de ce jour, 7 Avril 2018, mis en place par le Zara Congo, le Syndicat national des vendeuses de fruits et légumes (SYNAVFL).  Elles étaient plus de 300 vendeuses de fruits et légumes venues d venus des 13 régions pour  réfléchir sur l’amélioration de leur condition de travail

Ces femmes communément appelées « self- service » travaillent inlassablement au quotidien. À vélo ou à moto, elles sont matinales, rentrent souvent très tard,  parcourent de  longues distances pour ravitailler les marchés et « yaars » afin de rendre service aux consommateurs. Ce travail bien qu’il occupe une part importante dans l’économie nationale et dans le produit intérieur brut (PIB) est cependant peu valorisé.

Selon Diallo Al Edir Diallo, directeur de Cabinet représentant le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale,  une étude à montré que le secteur informel représente plus de 50% de la valeur ajoutée globale du PIB des pays à faible revenu, plus de 80% de l’emploi total et plus de 90% des emplois nouvellement créés dans ces pays dont le Burkina Faso . Toutefois, at-il déclaré, « Les acteurs du secteur informel éprouvent le besoin d’être davantage encadrés afin de mieux se professionnaliser et de se soustraire de cette posture de débrouillardise dans laquelle ils sont confinés ».

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Un métier risqué

Ce premier congrès a pour objectif de donner plus de visibilité aux activités des dames du self-service, faire prendre conscience de l’impact de leur travail, se faire connaître par les autorités  afin que leurs préoccupations puissent être prises en compte.

« Dans ce métier, nous rencontrons beaucoup de difficultés que sont l’insécurité, la concurrence déloyale par rapport aux étrangers, l’occupation de l’espace publique,  la construction des hangars inadaptés à notre commerce, la conservation des produits, la souscription à l’assurance santé », a constaté Carine Bélem/Damiba, secrétaire générale du syndicat national des vendeuses de fruits et légume.

Présente à cette cérémonie, la directrice générale du Fonds d’Appui à la formation de l’Emploi (FAPE) Karidiatou Dao/Ouédraogo a expliqué aux participants les pistes de facilitations pour transiter vers l’économie formelle ainsi que les avantages que cela procure comme le fisc, les impôts, la protection sociale, la possibilité de postuler à des offres de marché

En plus, Street Net International, structure qui a son actif 52 organisations affiliées issues principalement d’Afrique, d’Asie, de l’Europe de l’Est et des Amériques est présente à ce congrès pour manifester son soutien aux femmes dans la quête de leurs droits en tant que travailleurs de l’économie informelle.

                                                                             Françoise TOUGRY (Stagiaire)

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