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L’UNICEF et l’UNFPA lancent une nouvelle initiative pour mettre fin aux mariages d’enfants

A l’occasion de la Journée internationale de la femme, deux agences de l’ONU ont annoncé mardi 8 mars le lancement d’une nouvelle initiative, à laquelle participeront plusieurs pays, pour mettre fin aux mariages d’enfants et protéger ainsi les droits de millions de filles vulnérables dans le monde.


A l’occasion de la Journée internationale de la femme, deux agences de l’ONU ont annoncé mardi 8 mars le lancement d’une nouvelle initiative, à laquelle participeront plusieurs pays, pour mettre fin aux mariages d’enfants et protéger ainsi les droits de millions de filles vulnérables dans le monde.

Lancée conjointement par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), le Programme mondial pour accélérer l’action contre le mariage d’enfants aura pour but d’empêcher les filles de se marier trop jeune et de soutenir celles qui sont déjà mariés dans 12 pays d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient, où les taux de mariage d’enfants sont élevés, ont indiqué les deux agences dans un communiqué de presse conjoint.

« Choisir quand et avec qui se marier est l’une des décisions les plus importantes de la vie. Le mariage d’enfants prive des millions de filles de ce choix chaque année », a déploré le Directeur exécutif du FNUAP, le Dr. Babatunde Osotimehin. « Dans le cadre de ce Programme mondial, nous allons travailler avec les gouvernements des pays à forte prévalence du mariage d’enfants pour faire respecter les droits des adolescentes, afin que les filles puissent réaliser leur potentiel et que les pays puissent atteindre leurs objectifs de développement économique et social », a-t-il ajouté.

Ce nouveau Programme mondial UNICEF-FNUAP mettra l’accent sur plusieurs stratégies, notamment l’augmentation de l’accès des filles à l’éducation et la santé, l’éducation des parents et des communautés sur les dangers du mariage d’enfants, le soutien économique aux familles et le renforcement de l’application de l’âge minimum du mariage à 18 ans.

« Le monde a enfin pris conscience des dommages causés par le mariage d’enfants pour les filles, leurs futurs enfants et leurs sociétés », a de son côté déclaré le Directeur exécutif de l’UNICEF, Anthony Lake. « C’est maintenant qu’il faut agir car si les tendances actuelles se poursuivent, le nombre de filles et de femmes mariées durant leur enfance avoisinera 1 milliard d’ici 2030 – 1 milliard d’enfances perdues, 1 milliard de destins ruinés ».M. Lake a ajouté que le mariage d’enfants est une violation des droits des filles et des femmes.

« Les filles qui sont mariées dans leur enfance sont plus susceptibles d’être déscolarisées, victimes de violence domestique, contracter le VIH/SIDA et mourir suite à des complications durant la grossesse et l’accouchement », a-t-il indiqué, ajoutant que le mariage d’enfants porte également préjudice aux économies et contribue au cycle intergénérationnel de la pauvreté.

Rappelant que le Programme de développement durable à l’horizon 2030 inclut une cible sur l’élimination du mariage d’enfants, l’UNICEF et le FNUAP ont appelé les gouvernements et organisations partenaires de l’ONU à soutenir la mise en œuvre de cette cible d’ici 2030.Le Programme mondial UNICEF-FNUAP pour accélérer l’action contre le mariage d’enfants est une initiative soutenue par le Canada, l’Union européenne, l’Italie, les Pays-Bas, et le Royaume-Uni.

Source: Centre d’actualité de l’ONU

Situation des femmes dans les zones de conflit : l’UNFPA tire la sonnette d’alarme

La situation des femmes dans les zones de conflit est alarmante et déplorable. C’est l’une des informations essentielles qui ressort de la dernière publication de l’UNFPA sur l’Etat de la population 2015.


La situation des femmes dans les zones de conflit est alarmante et déplorable. C’est l’une des informations essentielles qui ressort de la dernière publication de l’UNFPA sur l’Etat de la population 2015.

Avec pour titre révélateur, «  A l’abri dans la tourmente », sur la condition que vivent les femmes dans les zones de crise, le document interpelle les décideurs politiques et tous les acteurs concernés par cette situation sur l’urgence et la nécessité d’enrayer ou du moins ramener le problème à sa portion la plus congrue. Le rapport indique que 59,5 millions de personnes auraient été déplacées. Les catastrophes naturelles touchent 200 millions de personnes par an et plus de 100 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire dont un quart sont des femmes d’un âge compris entre 15 et 49 ans. 60 % des décès maternels évitables surviennent chez les femmes victimes d’un conflit, d’une catastrophe naturelle ou d’un déplacement.

Plusieurs facteurs expliquent la vulnérabilité des femmes, explique les auteurs. Il s’agit notamment de leur pauvreté et de la discrimination sexuelle dont elles font l’objet. A cela, on peut ajouter les violences sexuelles qui sont utilisées comme armes de guerre, le non-respect des droits fondamentaux et l’inadéquation de l’aide humanitaire pour ce groupe spécifique. Sur ce dernier point, il ressort concrètement que lorsque les soins médicaux sont fournis en temps de crise sans inclure les services liés à la grossesse, à l’accouchement ou à la contraception, la précarité des femmes s’aggrave.

Les conséquences des conflits, catastrophes, déplacements et autres crises sur les femmes sont souvent tristes voire dramatiques : infections sexuellement transmissibles, grossesses non désirées, la mortalité et la morbidité maternelle, les violences sexuelles, la prostitution, les accouchements à risque, etc.

Pour y remédier, l’UNFPA propose à toutes les personnes et structures concernées de prendre en compte la diversité des populations lorsque survient une crise pour accélérer sa résolution et renforcer la résilience. En amont, il préconise la prévention, à travers un monde moins vulnérable avec un développement inclusif équitable et respectueux des droits humains. L’autonomisation des personnes et des communautés touchées, leur accès à des services de santé sexuelle et reproductive, l’intensification de l’action humanitaire en tenant compte des femmes sont quelques solutions que présentent les concepteurs du document. Aussi le Sommet mondial sur l’action humanitaire de 2016 devrait-il, de leur point de vue, se pencher sur la question cruciale de la redéfinition l’action humanitaire, en accordant une place centrale à la santé et aux droits des femmes et des filles.

Sévérine Kabré

Sources UNFPA, Etat de la population 2015