Violences basées sur le genre : la masculinité positive comme moyen de lutte

Date:

Partager

Une quinzaine de journalistes a bénéficié de renforcement de capacités sur les violences basées sur le genre et la masculinité positive. Initiée par EngenderHealth en collaboration avec Share-Net et le réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN), l’activité s’est déroulée du 7 au 8 décembre 2022 à Ouagadougou.

Manque de confiance en son partenaire, chantage, mépris, moqueries, manipulation, jalousie en permanence, ce sont des signaux d’alerte en matière de violences basées sur le genre (VBG). Savoir les détecter à temps est un moyen de prévention contre les VBG.

Selon Bénédicte Sawadogo, coordonnatrice du réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN), les signaux d’alerte en matière de VBG sont subtiles et nécessitent une analyse profonde afin de les détecter.


De son point de vue, refuser à son partenaire de mener une activité génératrice de revenus ou critiquer sa manière de s’habiller ou de se comporter en public sont des signaux d’alerte en matière de VBG.

Lire aussi:

 

« Au départ, on laisse faire parce qu’on pense que c’est de l’amour et puis après, on est pris dans un tourbillon où on ne peut pas s’en sortir », a-t-elle déploré. Une fois, les signes détectés, ils doivent être traités avant qu’ils ne deviennent des violences à répétition.

« Quand votre conjoint (e) commence à vous manipuler, à vous bousculer, à vous insulter, à vous humilier en public, commencez à tirer sur la sonnette d’alarme parce que la violence commence à s’installer », a suggéré Bénédicte Sawadogo.

La masculinité positive peut contribuer à réduire les violences basées sur le genre

La masculinité positive consiste à impliquer les hommes dans les problématiques sociales comme l’éducation, la santé, le bien-être de l’homme lui-même et de toute la famille.

A en croire Zalissa Bayala, agent à la direction de la prévention de lutte contre les violences basées sur le genre, la masculinité positive peut contribuer à réduire les VBG.

Elle permet  aux nouvelles générations, selon elle, d’avoir des référents moins violents et de s’impliquer pour l’harmonie de la famille. « Si les hommes s’engagent dans les problématiques qui sont jusque-là réservées aux femmes, cela va contribuer à réduire les inégalités de genre », a laissé entendre Zalissa Bayala.

Pour les organisateurs de l’atelier, la tenue de cette activité est un pari réussi. Pour Zalissa Bandé, coordonnatrice de Share-Net, le but de l’atelier était de renforcer les capacités des journalistes car ils jouent un rôle primordial dans le changement de comportement social.

« Je suis satisfaite de la formation, on ne s’attendait pas à cette interactivité. Les hommes s’intéressaient à la question des VBG et la masculinité positive. Cela nous rassure que le changement est dans le processus et que nous allons y arriver », a-t-elle déclaré.

Les participants ont apprécié l’initiative de cet atelier à travers le, ils ont été outillés sur des thématiques d’actualité. « Je suis satisfaite de la formation parce que nous avons beaucoup appris sur les violences basées sur le genre et surtout sur la masculinité positive.On retient que c’est une formation d’actualité, des thèmes qui nous concernent directement. On nous appris à détecter la violence »,  a mentionné Valérie Guéré, journaliste à Oméga Média.

L’organisation de cet atelier entre dans le cadre des 16 jours d’activismes contre les violences basées sur le genre.

 

 

Laissez votre commentaire ici !

spot_img

Articles similaires

Sénégal : Fin de course pour Rose Wardini à la présidentielle

Ce mardi 20 février 2024, le Conseil constitutionnel sénégalais a publié une liste actualisée des candidats à la...

Prix de reconnaissance des femmes africaines emblématiques : Karima Rhanem, lauréate 2024

La Marocaine Karima Rhanem a remporté, cette année, à Abuja, le Prix nigérian de Reconnaissance des Femmes africaines...

Corruption dans le football féminin : les confidences de deux joueuses ivoiriennes

En Côte d’Ivoire, le football féminin peine à prendre son envol économique. Corruption, exploitation des ressources humaines et...

Maîtresse Kadja, l’institutrice de « Zéro faute sur le méta »

Marie Kohi kock, dite maîtresse Kadja fait partie de ceux qui ont su utiliser les réseaux sociaux à...