Violences  basées sur le Genre : la prise en charge médicale des victimes au cœur d’un panel

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Pour marquer l’importance des 16 jours d’activisme, l’ONG International Rescue Committee (IRC) a organisé, ce vendredi 8 décembre 2023 à Ouagadougou, une conférence -débat. Cette conférence vise à attirer l’attention de la population dans sa globalité sur les Violences basées sur le Genre (VBG), mais également les acteurs qui interviennent dans ce domaine à porter une attention particulière à ce phénomène.

« Lutte contre les violences sexuelles liées au terrorisme dans un contexte de crises sécuritaire et humanitaire : enjeux, défis et perspectives », c’est autour de ce thème que les différents acteurs intervenant dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles ont exposé la situation des femmes handicapées et celles victimes de violence dans un contexte de crise sécuritaire et humanitaire. A en croire la coordinatrice de l’AoR VBG Zoénabou Moyenga Ilboudo, de janvier à septembre, on dénombre 4588 cas de violence basées sur le genre dont 476 cas de violences sexuelles. Pourtant ,20% des femmes violées n’ont pas accès à la prise en charge médicale, 0% ont reçu une prise en charge psycho-sociale. les panélistes ont déploré l’absence de prise en charge adéquate des survivantes des viols dans la crise sécuritaire et humanitaire que traverse le Burkina Faso.

Au cours de cette conférence, les panélistes ont aussi évoqué plusieurs points sur les VBG notamment l’implication des hommes par le biais de pratiques responsables (EMAP). L’EMAP est une intervention de prévention primaire axée sur le changement de comportement et ciblant les participants de sexe masculin.

Le secrétaire permanent du Conseil national multisectoriel pour la protection et la promotion des droits des personnes handicapées (COMUD handicap), Lassimane Konkorgo a, à son tour évoqué dans sa communication, la prise en charge des filles et femmes handicapées. Il a rappelé que les femmes handicapées sont au moins deux ou trois fois plus susceptibles que les autres femmes de subir des violences notamment par la famille, les partenaires intimes, les soignants et les établissements institutionnels.

Il a préconisé la prise en compte de la question des femmes handicapées dans les planifications politiques, des plans, des programmes et projets. La conférence s’est enchaînée avec des débats autour des différents thèmes abordés.

Conformément au thème de l’année « Investir pour prévenir la violence à l’égard des femmes et des filles », l’IRC a organisé en plus de la conférence, une randonnée pédestre et un concours de dessin. Ces activités sont menées en collaboration avec les acteurs de la communication, ceux du domaine de responsabilité violence basée sur le genre ( l’AoR VBG), les membres de la coalition des acteurs Intervenant dans la VBG, le Forum des Organisations non gouvernementales internationales humanitaires( FONGIH) et les associations de jeunes et de personnes handicapées.  A cela s’ajoutent le secrétariat permanant du Conseil national multisectoriel pour la protection et la promotion des droits des personnes handicapées ainsi que le ministère de la solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale du genre et de la famille.

Le directeur pays de l’IRC Mouhamadou Abdoulaye Diaw 

Le directeur pays de l’IRC, Mouhamadou Abdoulaye Diaw a indiqué que toutes ces actions sont des contributions à l’effort de l’Etat burkinabè pour éradiquer les violences basées sur le genre. « L’Etat fait tellement d’efforts pour éradiquer ces fléaux. Donc, nous avons jugé nécessaire de contribuer à l’effort de l’Etat dans les premiers jours. Et puisqu’on a 14 jours, essayer de voir, quelles sont les activités que nous pouvons mettre en avant, montrer ce que nous sommes en train de faire en contribution aux énormes efforts de l’État. C’est l’un de nos partenaires sur le terrain », a-t-il souligné.

L’ONG International Rescue Committee (IRC), a pour mission d’aider les personnes dont la vie et les moyens de subsistance sont ébranlés par les conflits, les catastrophes naturelles y compris la crise climatique, à survivre, se relever et à prendre en main leur avenir. Elle intervient au Burkina Faso pour contribuer à apporter une réponse à la crise dans les domaines de la protection, du relèvement économique, de la santé-nutrition, de l’eau et assainissement, etc.

Saïbata Guiro

Queenmafa.net

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