Cancer du sein : un accès équitable au dépistage pourrait réduire de 2,5 millions le nombre de décès entre 2020 et 2040

 

Octobre Rose est la période choisie chaque année pour sensibiliser sur le dépistage du cancer du sein. C’est dans ce cadre que des jeunes leaders ont été formés sur le thème « Les stratégies de sensibilisation contre les cancers féminins ». C’était ce jeudi 06 octobre 2022 à Ouagadougou.

 

Le cancer du sein est le premier cancer de la femme en termes de fréquence. Le cancer du col de l’utérus vient en  seconde position . Les deux sont responsables de la plupart des décès par cancer de la femme au Burkina Faso et dans le monde.

Selon  les données de l’OMS, une femme  meurt de cancer du sein  dans le monde chaque minute et  toutes les deux minutes,  du cancer du col de l’utérus .D’où l’importance   de se faire dépister régulièrement pour éviter le diagnostic tardif.

Pour ce faire,  à partir de 20 ans,  chaque femme doit réaliser l’auto-examen des seins chaque mois, selon Samiratou Ouédraogo, Co-Fondatrice de Collaboration multisectorielle pour une lutte plus efficace contre les cancers féminins (WGHAOF .  « A partir de 35 ans, une femme doit bénéficier d’un examen médical », a ajouté Dr Ouédraogo. Car il ressort selon les statistique que  le cancer du sein survient tôt en Afrique noire, avec des âges moyens inférieurs à 50 ans.

Ainsi, entre   40 et 50 ans, il est conseillé de faire une mammographie tous les trois ans. Elle estime également que Dès 50 ans, une mammographie tous les deux ans est nécessaire conformément au standard mondial.

.

Selon l’OMS, un accès équitable au dépistage, au diagnostic précoce et aux traitements de qualité permettrait de réduire de 2,5 millions, le nombre de décès par cancer du sein entre 2020 et 2040.

 

Éliminer le cancer du col de l’utérus en trois piliers.

L’ OMS préconise trois pillers pour éliminer le cancer du col de l’utérus.

Pour le premier pilier,  90% des filles devraient être vaccinées contre le HPV avant leur quinzième anniversaire.

 

Le second suggère que 70% des femmes devraient bénéficier d’au moins un dépistage des lésions précancéreuses entre 35 et 45 ans.

 

Le dernier mentionne que 90% des cas confirmés de cancer du col de l’utérus devraient bénéficier de traitements adéquats.

 

Ces mesures permettraient d’éliminer le cancer du col de l’utérus à l’orée 2030.

Plusieurs spécialistes du domaine de cancers féminins ont pris part à cette formation . Il s’est agi de Dr M. Issimouha Dille, Chirurgienne Cancérologue, Experte de l’OMS et Pr Agrégé Nayi Zongo, Chirurgie Cancérologue, Président de COBUCAN.

Ont aussi apporté leur contribution à cette tribune, Pr Charlemagne Ouédraogo, Gynécologue-Obstétricien, ancien ministre de la santé et Dr Ismaël Nadinga, Médecin Généraliste.

 

 

La photo de famille

 

En rappel, la formation sur la lutte contre les cancers féminins a été organisée par l’Association des Élèves et Étudiants Musulmans au Burkina Faso sous l’égide  du Conseil Général des Universités de Ouagadougou, section Science de la Santé

 

Françoise Tougry

https://www.queenmafa.net/wp-content/uploads/2018/04/Bannie%CC%80re-QUEEN_1000x150px.jpg

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here