Sénégal : le trio Sagna, un modèle d’entreprenariat féminin

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Faire de petits boulots n’a jamais été une honte. Yacine Sagna l’a bien comprise et s’est lancée dans cette dynamique. En quête de boulot en vain après avoir étudié le droit jusqu’à la licence II à l’université Cheick Anta Diop, la jeune fille s’est lancée dans de petits boulots. De vendeuse ambulante en passant par femme de ménage, aujourd’hui elle est entrepreneure dans la production du mburaaké, avec l’appui de ses sœurs.

Native de Guédiawaye, un quartier populaire de Dakar, Yacine Sagna ayant comprise la complexité de se trouver un travail s’est lancée à son propre compte avec ses petites sœurs, le mbuuraké, goûter traditionnel sénégalais préparé avec un mélange de chapelure de pain, de pâte d’arachide et de sucre.

Le courage et la détermination de cette dame ont fait d’elle un exemple pour ses sœurs d’autant plus que c’était son souhait. “Je suis fille aînée de la famille. Les petites sœurs doivent prendre exemple sur moi” a-t-elle déclaré.

Pour Yacine Sagna, l’école n’est pas le seul lieu de réussite. Ainsi elle essaie de mettre ses petites sœurs sur la bonne voie afin de leur éviter les mille et une difficultés à trouver du boulot.


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Comme parcours, Yacine ne s’imaginait pas connaître tant de succès. Elle a commencé à commercialiser son produit dans le quartier. Sa production a augmenté à la suite de la publication de la vidéo du Mburaaké qui a suscité de l’intérêt et de l’engouement au yeux de bon nombre de personnes. Aujourd’hui, elle est bien connue sur le réseau social Tik Tok en tant que vendeuse de Mburaaké.

L’entreprise rencontre du succès. Effet, par jour elle se fait un chiffre d’affaires allant de 50.000 FCFA à 60.000 FCFA. Les principaux clients sont avant tout les sénégalais et ceux de la diaspora. Cependant, les difficultés ne manquent pas notamment le manque de machine pour la production.  En collaboration avec ses sœurs, elles font la production du Mburaaké manuellement. L’autre problème non moins important est le manque d’accompagnement. Elles se sont autofinancées pour monter ce business.

A l’avenir, Yacine Sagna projette ouvrir des boutiques, mettre en place une unité de transformation et embaucher de nombreuses jeunes femmes car la demande est forte. Aussi, elle invite ses sœurs à se lancer dans l’entrepreneuriat sans attendre l’aide de l’Etat ou d’autres personnes extérieures.

Source BBC Afrique

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