Ancienne footballeuse internationale et aujourd’hui coach adjointe de l’équipe féminine de ASAF, Aïcha Somedèbda Ouédraogo a évolué dans plusieurs clubs du Burkina Faso dont à Dafras Star de Bobo, ABPSF, USO, Princesse FC et AS Police. Dans cette interview réalisée ce jeudi 26 février 2026 à Ouagadougou, Elle nous parle de ses ambitions et de ce qu’elle en pense de la participation des étalons dames à la CAN 20026, ainsi que l’avenir du football féminin au Burkina Faso.
Quelle est votre actualité, vous qui êtes une ancienne gloire du football féminin ?
Je continue à m’investir dans la formation et l’encadrement des jeunes joueuses. Actuellement, je poursuis mon engagement pour le développement du football féminin à travers le coaching et différentes activités sportives.

Comment voyez-vous la participation des Étalons Dames à la CAN féminine 2026 ?
Je vois cette participation avec beaucoup d’espoir. Les filles ont montré un niveau de progression constant et une détermination admirable. Avec la bonne préparation, je suis convaincue qu’elles peuvent créer la surprise et représenter dignement le Burkina Faso.

Le faux pas des Étalons hommes peut-il influencer les Étalons Dames ?
Je ne pense pas. Le football féminin et le football masculin évoluent dans des dynamiques différentes. Les Étalons Dames ont leur propre état d’esprit, leur propre motivation et leurs propres objectifs. Au contraire, cela peut même renforcer leur envie de faire mieux pour redonner le sourire au peuple burkinabè.
Pourquoi la toile ne s’enflamme pas encore autour de la CAN féminine selon vous ?
C’est souvent lié au manque de communication autour du football féminin. Aussi, certaines personnes attendent les premiers matchs avant de vraiment s’engager. Mais je reste convaincue que dès que la compétition commencera, le public montrera son soutien.

L’absence temporaire des joueuses expatriées : un avantage ou un inconvénient ?
Les deux. D’une part, c’est un inconvénient car cela retarde un peu la cohésion complète du groupe.
D’autre part, cela est un avantage parce que ça permet aux joueuses locales de s’exprimer, de gagner en confiance et de montrer qu’elles méritent leur place. À leur arrivée, les expatriées apporteront leur expérience et renforceront l’équipe.
Pensez-vous que le football féminin a-t-il un avenir au Burkina Faso ?
Oui, sans aucun doute. L’engouement est réel, les talents existent et les jeunes filles s’intéressent de plus en plus au football. Avec plus de soutien, d’infrastructures et de compétitions régulières, le football féminin burkinabè peut aller très loin.

Entraîner les Étalons Dames, est-ce un objectif pour vous ?
Bien sûr. Tout coach ambitionne d’évoluer au plus haut niveau. Si un jour l’occasion se présente et que je suis jugée capable, ce serait un honneur de servir mon pays à ce poste.
Quel est votre message aux filles du Coach Pascal Sawadogo en vue de la Coupe d’Afrique Féminine Maroc 2026 ?

Je leur dis de rester concentrées, travailleuses et unies. Elles représentent tout un peuple, et elles ont les qualités pour aller loin. Qu’elles continuent de croire en elles, de respecter les consignes du coach, et surtout de jouer avec le cœur.
Abdoulaye Ouédraogo/www.queenmafa.net






