Le 08 mars 2026 marque la sortie officielle de la série « Une Femme à Kosyam », une production de Serge Armel Sawadogo. Un premier épisode a été projeté le 10 mars 2026 en avant-première à l’hôtel Azalaï à Ouagadougou, réunissant ainsi acteurs, réalisateurs, invités et journalistes autour d’une œuvre qui aborde un débat sur l’accession d’une femme à la présidence du Faso.
Et si pour la première fois l’histoire du pouvoir s’écrivait au féminin. Dans une société où le pouvoir s’est longtemps raconté au masculin, le scénariste Serge Armel Sawadogo décide d’inverser la tendance à travers sa série burkinabè dénommée « Une Femme à Kosyam ». C’est l’histoire de Suzanne TRAORE, une femme d’affaire compétente et déterminée, qui a réussie à accéder à la magistrature suprême dans un contexte politique souvent dominé par les hommes. La série met en lumière les nombreux défis auxquels elle sera confrontée notamment les intrigues politiques, les rumeurs, les préjugés dans la société et les attentes de la population en quête de changement.

Dans une interview accordée lors de l’avant-première, il explique les raisons qui l’ont poussé à créer cette série. A travers cette fiction, Serge SAWADOGO cherche à interpeller notre société, sur l’importance de la participation des femmes à la gouvernance.
Il estime également que la série télévisée peut jouer un rôle important dans l’évolution des mentalités et la promotion du leadership féminin.

Au cœur de cette production se trouve l’actrice principale Suzanne Traoré de son vrai nom Georgette Paré qui incarne le rôle de la présidente du Faso. A l’écran elle donne vie à un personnage inspirant et charismatique. Un rôle que l’actrice semble avoir beaucoup apprécié.
« Déjà le titre m’a beaucoup parlé. J’ai accepté ce personnage parce qu’aujourd’hui on a besoin de donner une certaine confiance à la jeune fille et de montrer que le pouvoir n’est pas seulement une affaire d’homme. En fait c’est dire aux femmes que tout est possible », a-t-elle affirmé.
Autour d’elle on retrouve un ensemble de personnages qui enrichissent le scénario de la série. On y découvre des adversaires, des membres de la famille de la présidente, le premier ministre, des journalistes et des collaborateurs proches qui participent à la réalisation du récit. On remarque aussi que chacun de ces personnages représente une facette de la société et montre les réalités du monde politique.
« Au-delà du personnage le réalisateur nous a permis de rentrer dans un monde très politique. Ce n’est pas parce que c’est une femme que ça change la politique. La politique c’est la politique », a déclaré Gustave SORGHO qui incarne le personnage de Salem un avocat et homme d’affaire influent.
Cette première projection a suscité beaucoup d’intérêt et de réactions positives venant du public.
« J’ai trouvé le film très captivant. Les acteurs jouaient très bien, on était tous dans L’émotion comme si c’était du réel. Vraiment ça motive à regarder la suite de la série », a exprimé Mélaine Kouakou une invitée.
« On espère qu’il y aura une saison 2 », a déclaré un cinéphile.
Au-delà du divertissement, la série « Une femme à Kosyam », rappelle que le leadership n’a pas de genre, elle contribue à inspirer la jeunesse et invite pleinement les jeunes filles à devenir ce qu’elles ont envie d’être.
Les cinéphiles peuvent suivre la série sur TV5 MONDE, YOUTUBE et d’autres plateformes.
Anouchka Zongo(stagiaires)






