Santé sexuelle et reproductive : Les journalistes outillés sur leur rôle en matière de gestion des connaissances

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Dans le cadre de la mise en œuvre des activités de la plateforme Share Net Burkina Faso en partenariat avec le Réseau des Médias africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), les journalistes ont été outillés sur la gestion des connaissances en matière de droits sexuels et reproductifs. Une telle initiative vise à aider ces hommes et femmes de médias à comprendre davantage leur rôle en matière de diffusion de l’information sur ces sujets, très sensibles.

La gestion des connaissances est tout un processus qui consiste à identifier, collecter, stocker, analyser et partager l’information à l’endroit d’un public large de manière à ce qu’elle soit facilement accessible, digeste et compréhensible.

Selon la spécialiste des questions liées à la gestion des connaissances et suivi-évaluation, Marie Danielle Sebgo, la santé sexuelle et reproductive est une thématique toute nouvelle et il est important pour les journalistes d’intégrer cette gestion des connaissances pour stocker le maximum d’informations et permettre aux gens d’avoir des avis éclairés dans le but de prendre de meilleures décisions.

Dans cette gestion, la part de responsabilité des journalistes se situe à plusieurs niveaux. Ils doivent veiller à identifier des sujets d’actualités pertinents, les mettre à la disposition du public de façon, la plus claire et la plus simple possible. Et cela passe par l’identification du canal le plus efficace afin d’atteindre la meilleure cible.

S’inscrivant dans le cadre des Rendez-vous du REMAPSEN, rencontre trimestrielle autour d’un sujet de santé ou de l’environnement, la vice-présidente du réseau a traduit, ce 21 décembre 2023, toute sa reconnaissance à SOS Jeunesse et Défi, et à Share Net pour l’opportunité de partenariat. « Ils ont été les premiers à nous ouvrir leur porte pour la première rencontre et encore aujourd’hui, pour notre deuxième rencontre sur l’influence des réseaux sociaux sur les droits en santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes », a rappelé la journaliste.

Bénédicte Sawadogo Vice-présidente du REMAPSEN et Zalissa Bandé, Coordonnatrice de la plateforme Share Net

Aux dires de Bénédicte Sawadogo, l’objectif de la présente rencontre est de permettre aux journalistes de comprendre comment l’utilisation des médias influence la manière dont le public perçoit l’information, en examinant les impacts sur la crédibilité, la confiance et la diversité des sources.

La coordonnatrice de Share Net Burkina, Zalissa Bandé, se dit satisfaite de la tenue de l’activité du jour. « Avec l’avènement des réseaux sociaux, ce n’est pas chose assez aisée mais, on apprécie déjà les échanges, l’avancée et surtout l’accompagnement des journalistes dans ce cadre parce qu’il faut que les journalistes eux-mêmes soient outillés à reconnaître la bonne information sur la thématique avant de pouvoir diffuser cela à la population », a-t-elle indiqué. Elle reconnaît d’ailleurs que face aux nombreux défis, il faut plus de collaboration et de travail pour pouvoir les relever.

Comme solutions liées aux défis, Marie Danielle Sebgo suggère la mise place en place de plateformes, l’identification des sources crédibles par rapport à l’information et la prise en compte de la manière dont l’information est partagée.

Elle invite également les internautes à faire la part des choses. « A l’endroit des gens qui confondent le journaliste et l’activiste, il faut juste retenir que le journaliste doit produire, il doit créer de la connaissance. L’activiste, lui il crée de l’information. En terme de crédibilité, il faut se fier à l’œuvre journalistique », a préconisé l’ingénieure.

La plateforme Share Net a vu le jour au Burkina en 2012. Elle est constituée d’un réseau de membres multisectoriels travaillant pour l’avancée de l’agenda de la Santé et Droits sexuels et reproductifs (SDSR) au niveau national et international. De plus, elle a une bibliothèque numérique dénommée la bibliothèque des ressources, accessible à tout le monde. « A ce niveau, nous stockons les informations que nous produisons, les informations que d’autres partenaires produisent et qu’ils souhaitent partager », a-t-elle précisé.

Françoise Tougry

 

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