Tag: journée de la femme

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« Il faut que chaque femme accepte que l’autre célèbre sa journée comme elle l’entend » Marie Laurence Ilboudo Marchal

Interrogée sur le caractère festif du 8 mars, Marie Laurence Ilboudo Marchal estime qu’il faut laisser les femmes commémorer la journée internationale de la...

08 mars 2021: Laurence Ilboudo dévoile le thème et les pagnes retenus

« Inclusion financière par le numérique pour un développement économique de la femme : défis et perspectives » : c’est le thème retenu pour la célébration...

A Berlin, la Journée internationale des femmes sera désormais un jour férié

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Journée internationale de la Femme: le message de Ban ki-Moon

A l’occasion de la Journée internationale de la femme le secrétaire générale des Nations Unies, Ban Ki-Moon invite le monde entier à Ban Ki-Moon à  donner aux femmes les moyens de devenir des agents du changement. Nous proposons ici l’intégralité de son message:
Au cours de mon enfance, pendant l’après-guerre en Corée, je me souviens d’une tradition que j’avais observée, qui m’avait intrigué : les femmes qui allaient accoucher laissaient leurs chaussures sur le seuil de la porte et lançaient un coup d’œil apeuré. « Elles se demandent si elles vont jamais les porter à nouveau », m’avait expliqué ma mère.

A l’occasion de la Journée internationale de la femme le secrétaire générale des Nations Unies, Ban Ki-Moon invite le monde entier à Ban Ki-Moon à  donner aux femmes les moyens de devenir des agents du changement. Nous proposons ici l’intégralité de son message:
Au cours de mon enfance, pendant l’après-guerre en Corée, je me souviens d’une tradition que j’avais observée, qui m’avait intrigué : les femmes qui allaient accoucher laissaient leurs chaussures sur le seuil de la porte et lançaient un coup d’œil apeuré. « Elles se demandent si elles vont jamais les porter à nouveau », m’avait expliqué ma mère.

Plus d’un siècle plus tard, ce souvenir continue de me hanter. Dans les régions pauvres dans le monde d’aujourd’hui, les femmes risquent encore de mourir en couches, alors que la mortalité maternelle fait partie des nombreux dangers évitables. Des bébés de sexe féminin subissent trop souvent encore des mutilations génitales. Des filles sont attaquées en chemin à l’école. Des corps de femmes deviennent des zones de bataille pendant les guerres. Des veuves marginalisées s’appauvrissent.
La seule façon de résoudre ces problèmes, c’est de donner aux femmes les moyens de devenir des agents du changement.
Pendant plus de neuf ans, j’ai appliqué cette philosophie à l’Organisation des Nations Unies. Nous avons brisé tellement de plafonds de verre que le sol est jonché de tessons. Nous balayons les hypothèses et les préjugés du passé, afin que les femmes puissent franchir de nouvelles frontières.
J’ai désigné la première femme commandante d’une force des Nations Unies, et j’ai fait en sorte que les femmes soient représentées au plus haut sommet de l’Organisation. Les femmes sont à présent des dirigeantes au cœur de la paix et de la sécurité, domaine qui était l’apanage exclusif des hommes. Lorsque je suis arrivé à l’ONU, aucune femme ne dirigeait une mission de paix sur le terrain. Aujourd’hui, un quart des missions de paix de l’ONU sont dirigées par des femmes, c’est loin d’êtresuffisant, mais cela constitue déjà un grand progrès.

J’ai signé près de 150 lettres dans lesquelles je nommais des femmes à des postes de sous-secrétaire générale ou de secrétaire générale adjointe. Certaines, de renommée mondiale, avaient déjà occupé les postes les plus élevés au sein de leur gouvernement, d’autres l’ont ensuite fait en retournant dans leur pays d’origine. Toutes m’ont aidé à démontrer que souvent, une femme est le meilleur candidat à un poste.
Pour veiller à pérenniser ces progrès qui sont réels, nous avons instauré un cadre qui met le système des Nations Unies tout entier face à ses responsabilités. Alors que l’égalité des sexes était perçue comme une idée fort louable, c’est aujourd’hui une politique fermement appliquée. Avant, la formation à la problématique hommes-femmes était facultative; aujourd’hui, elle est obligatoire pour un nombre toujours grandissant de membres du personnel de l’ONU. Dans le passé, seuls quelques budgets consacraient des ressources à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes; aujourd’hui c’est devenu la pratique pour un budget sur trois, et ce n’est pas fini.
Confucius nous a appris que pour mettre de l’ordre dans le monde, il fallait commencer par définir son propre cercle. Armé de la preuve selon laquelle des dirigeantes femmes à l’ONU constituent un précieux atout, je me suis exprimé en faveur de l’autonomisation des femmes partout. J’ai pris la parole devant des parlements, des universités, au cours de rassemblements publics, d’entretiens privés avec des chefs d’État et de gouvernement, de réunions avec des responsables d’entreprises et de discussions franches avec des hommes puissants à la tête de sociétés patriarcales rigides. J’ai insisté partout sur l’égalité des femmes et les mesures urgentes à prendre pour y parvenir.

Lorsque j’ai pris mes fonctions, il existait encore neuf parlements au monde, qui ne comptaient aucune femme. Nous avons aidé à réduire ce chiffre à quatre. J’ai lancé en 2008 la campagne « Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes »; aujourd’hui, nombre de chefs d’État et de gouvernement et de ministres, des centaines de parlementaires et des millions de personnes ont adhéré à l’appel à l’action.
J’étais le premier homme à rallier la campagne HeForShe; plus d’un million de personnes l’ont fait, depuis. J’ai défendu des activistes qui ont préconisé l’abandon des mutilations féminines et j’ai été enchanté lorsque l’Assemblée générale a adopté la première résolution de son histoire en vue de soutenir cet objectif. Je me fais l’écho des appels lancés par nombre de personnes qui savent que les femmes peuvent nous aider avec beaucoup de succès à mettre en œuvre notre audacieux Programme de développement durable à l’horizon 2030 et à faire avancer l’Accord de Paris sur les changements climatiques.
En cette Journée internationale de la femme, je continue d’être scandalisé par le déni des droits des femmes et des filles, mais je suis encouragé par l’action des personnes, partout au monde, qui savent que l’autonomisation des femmes fera avancer la société. Consacrons-y des fonds suffisants, sensibilisons courageusement l’opinion et manifestons une volonté inébranlable, pour parvenir à une plus grande égalité des sexes dans le monde. C’est le plus grand investissement qui soit, dans notre avenir partagé .

Message du ministre Laure ZONGO/HIEN à l’occasion du 8 mars 2016

Je prends la parole à cette heureuse occasion, pour tout d’abord vous rendre un vibrant hommage. En cette journée spéciale, je salue votre courage, votre abnégation et votre sens du devoir citoyen, dans l’édification de la nation burkinabé. Ma reconnaissance va à l’endroit de nos aînées toutes couches sociales confondues, qui ont tracé le chemin de l’émancipation de la femme burkinabé. Je m’incline également devant la mémoire de toutes celles qui ne sont plus de ce monde. Puissent leurs âmes reposer en paix.

 
Je prends la parole à cette heureuse occasion, pour tout d’abord vous rendre un vibrant hommage. En cette journée spéciale, je salue votre courage, votre abnégation et votre sens du devoir citoyen, dans l’édification de la nation burkinabé. Ma reconnaissance va à l’endroit de nos aînées toutes couches sociales confondues, qui ont tracé le chemin de l’émancipation de la femme burkinabé. Je m’incline également devant la mémoire de toutes celles qui ne sont plus de ce monde. Puissent leurs âmes reposer en paix.
 
Je voudrais enfin saluer tous les hommes pour leur engagement à nos côtés, en dépit de certaines pesanteurs socioculturelles souvent défavorables.
Mesdames et messieurs,
Le thème de cette année 2016 pour la Journée internationale de la femme est « Planète 50-50 d’ici 2030 : Franchissons le pas pour l’égalité des sexes ». À travers une telle thématique, l’Organisation des Nations Unies entend mettre l’accent sur la mise en œuvre effective des Objectifs de Développement Durable (ODD), les moyens d’accélérer l’Agenda de 2030, sur la création d’un élan pour la mise en œuvre effective des nouveaux objectifs de développement durable, des nouveaux engagements dans le cadre de l’initiative, Franchissons le pas d’ONU Femmes et d’autres engagements existants sur l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes et les droits des femmes.
Au plan national,  le gouvernement du Burkina Faso, à travers le Ministère de la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille, célèbre cette journée dédiée à la femme, sous le thème :  « Entrepreneuriat agricole des femmes : obstacles, défis et perspectives ». Le choix d’un tel thème repose sur un certain nombre de constats.
En effet, l’entrepreneuriat féminin constitue un moteur de la croissance économique et de la création d’emplois au Burkina Faso. Il contribue à environ 70% à la formation du PIB. En dépit de ses efforts et de sa contribution à l’économie nationale, la femme burkinabé reste confrontée à des problèmes d’accès aux ressources financières, à la terre, aux semences, aux technologies, etc. A cela s’ajoutent les pesanteurs socioculturelles, les difficultés d’accès à l’éducation et  à la formation professionnelle.
Cette journée donne donc l’opportunité aux forces vives de la nation burkinabè, d’une part, de faire le bilan de l’accès des femmes aux facteurs de production et, d’autre part, d’identifier des stratégies d’accroissement de la compétitivité des produits agricoles des femmes.
Mesdames et messieurs,
Dans son programme de société, son Excellence Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso accorde une place de choix à l’autonomisation économique de la femme et au secteur privé. Une volonté politique affichée permettra, entre autres, aux femmes de profiter davantage de la création des pôles de croissance pour monter leurs propres entreprises agroalimentaires.
Mesdames et messieurs,
Faire donc de l’entrepreneuriat féminin et plus spécifiquement de l’entrepreneuriat agricole des femmes une réalité est un impératif pour le développement humain durable au Burkina Faso. Je voudrais en votre nom à toutes, saluer cette décision courageuse de son Excellence le Président du Faso, qui dit tout sur ses ambitions pour l’épanouissement de la femme burkinabé.
J’invite de ce fait tous les burkinabè, de l’intérieur comme de l’extérieur, et les partenaires du Burkina à s’approprier le thème et mener le combat pour un développement harmonieux de notre société, gage de stabilité et de paix.
 
Vive la Femme actrice de paix et de développement,
Vive le Burkina Faso
BONNE FETE A TOUTES LES FEMMES DU BURKINA FASO.
JE VOUS REMERCIE.