Réuni ce jeudi 26 février 2026 à Ouagadougou, le Conseil des ministres présidé par Ibrahim Traoré a tranché dans le dossier de corruption révélé par l’affaire dite de la « caméra KORAG ». Les sanctions disciplinaires prononcées marquent un durcissement de la réponse de l’État face aux manquements à l’éthique dans la fonction publique.

Les décisions sont tombées. À l’issue d’une communication orale du ministre chargé des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, le Conseil des ministres a acté des sanctions ciblées contre des agents publics reconnus coupables d’actes de corruption. Un médecin spécialiste en stomatologie et chirurgie maxillo-faciale, identifié comme BOA Jacques, a été révoqué de la fonction publique. Cette mesure, la plus sévère de l’échelle disciplinaire, met fin à sa carrière administrative.
Dans le même dossier, Seni Sakandé, adjudant de police, a été rétrogradé au grade de sergent-chef de police, sanction traduisant la gravité des faits retenus à son encontre.
Ces décisions s’inscrivent dans la suite des procédures engagées après les révélations de la « caméra KORAG ». Elles traduisent, selon les autorités, la volonté de l’exécutif de renforcer la probité, la discipline et la redevabilité au sein de l’administration publique, en particulier dans les corps sensibles.
La communication officielle précise par ailleurs qu’un troisième agent mis en cause a été relaxé au bénéfice du doute, sans remettre en cause la fermeté affichée par le gouvernement dans la lutte contre la corruption.






