La 5ème édition du Prix du Journalisme pour la Paix et la Cohésion Sociale (PJPCS) a été lancé, ce vendredi 13 mars 2026 à Ouagadougou sous le thème « Renforcement de la paix et de la cohésion sociale à travers la promotion de la résilience, du dialogue communautaire et la lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation ». L’objectif est d’impliquer les hommes et femmes de médias dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale dans le contexte de crise que traversent les pays membres du SPl.
Organisé en deux étapes majeures dont le lancement officiel marquant le début de la réception des différents dossiers de candidature jusqu’au 14 mai 2026 à 12h, la deuxième étape est la soirée de récompense des lauréats, soit la fin du concours.
La presse écrite, la télé, la radio et la presse en ligne sont les catégories de médias retenues pour la 5ème édition du concours. L’interview, le reportage, le portrait et le grand reportage sont entre autres les genres journalistiques pris en compte en cette édition du concours.

A l’occasion de ladite édition, les trois premiers de chaque catégorie seront récompensés d’une enveloppe de 500 000, plus un trophée et une attestation. Les deuxièmes et troisièmes de chaque catégorie recevront respectivement 300 000 et 200 000 FCFA chacun, plus une attestation.
En plus des prix officiels décernés par Sahel Peace Initiative (SPI) au Burkina, des prix spéciaux seront décernés par la coordination régionale SPI et des structures partenaires en fonction de leur sensibilité pour des thèmes en lien avec la thématique générale.
Les montants de ces prix spéciaux sont compris entre 200 000 FCFA et 400 000 FCFA.
Ce qui marque une innovation en cette 5ème édition du Prix du Journalisme pour la Paix et la Cohésion Sociale (PJPCS).
En ce qui concerne les prix officiels, un jury de cinq (05) membres est constitué par la CP-Burkina pour l ‘appréciation des œuvres et la désignation des lauréats. Ledit jury est composé de professionnels des médias, de la communication et des personnes très alertes sur les questions de paix et de cohésion sociale.
Il examinera les œuvres soumises à son appréciation selon les critères d’ordre général dont la pertinence de l’œuvre en lien avec la paix et la cohésion sociale ainsi que l’accent sur le contenu pédagogique.
Cependant, le jury prendra en compte des critères d’ordre spécifique à chaque catégorie dans l’appréciation des œuvres.
Afin de garantir la prise en compte des critères et des objectifs spécifiques visés par chaque prix au titre des prix spéciaux, les organismes qui décernent lesdits prix sont invités à participer aux jurys. Ainsi, le jury qui délivrera sur le prix spécial décerné par la Coordination régionale SPI aura un caractère sous-régional et s’assurera de la prise en compte effective de la dimension transfrontalière dans l’œuvre qui sera primée. Quant aux candidatures au niveau des prix spéciaux, elles sont réservées aux journalistes travaillant dans un organe de presse Burkinabè reconnu ou dans un pays membre du SPI.

Coordonnateur National de l’initiative Paix au Sahel / Peace Initiative (SPI), Gérard Zongo a insisté sur l’importance de l’événement, qui s’inscrit dans le cadre de l’initiative Paix au Sahel (SPI). « Depuis 2019, l’Église catholique et son partenaire Catholic Relief Services (CRS), se sont engagés à renforcer la paix et la cohésion sociale dans notre sous-région, à travers la promotion de la résilience des communautés et la prévention des conflits. Le Prix du Journalisme pour la paix et la cohésion sociale est l’expression concrète de cet engagement », a-t-il déclaré.
Pour lui, les chiffres racontent une belle histoire depuis le lancement du concours en 2022. « Le prix n’a cessé de grandir. Nous avons reçu 7 œuvres soumises à la 1ère édition, 31 œuvres à la deuxième édition, 45 œuvres à la troisième édition et 51 œuvres à la 4ème édition », a souligné Gérard Zongo
A l’en croire, cette évolution des candidatures, est la démonstration que la paix, lorsqu’on lui donne une scène, trouve des acteurs. « Ce n’est pas un détail. C’est un signal fort. Le Burkina Faso montre la voie, et l’espoir est que cette expérience inspire des initiatives similaires dans les autres pays membres du SPI, le Mali, le Niger, la Côte d’Ivoire et le Ghana », a-t-il laissé entendre.
Dans le but d’encourager les journalistes à participer davantage au concours, Gérard Zongo a annoncé une formation à venir le 18 Avril prochain au profit des hommes et femmes de médias, à l’issue du lancement de la 5ème édition. Le Prix du Journalisme pour la Paix et la Cohésion Sociale (PJPCS), faut-il le préciser, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative Paix au Sahel / Sahel Peace Initiative (SPI), par des Conférences Episcopales d’Afrique de l’Ouest en partenariat lancée en 2019 avec le Catholic Relief Services (CRS Burkina).
Son but est de promouvoir le travail des hommes et femmes de médias burkinabè et des autres pays membres en lien avec la paix et la cohésion sociale.
Abdoulaye OUEDRAOGO
Elisabeth KOAMA






