Cancer du col de l’utérus : « Avant que la jeune fille ne commence les rapports sexuels, le vaccin sera plus efficace », Pr Charlemagne Ouédraogo  

Le Cancer du col de l’utérus est une tumeur maligne qui prend naissance dans les cellules de la partie inférieure de l’utérus, le plus souvent due à une infection persistante par le Papillomavirus Human (HPV). Très dangereux pour la santé intime de la femme, il est plus que nécessaire démettre tous les moyens de ses côtés pour éradiquer le cancer du col de l’utérus. Dans le cadre de notre émission ‘’Santé au féminin ‘’, on en parle avec Pr Charlemagne Ouédraogo, gynécologue obstétricien au CHU de Bogodogo.

 

Professeur, pourquoi doit-on vacciner les jeunes filles contre le cancer du col de l’utérus et à quel âge ?

Il faut vacciner les jeunes filles contre le cancer du col de l’utérus, notamment contre le HPV, oncogène, entre 9 et 14 ans parce qu’on estime que, avant que la jeune fille ne commence les rapports sexuels, le vaccin sera plus efficace que si elle avait déjà des rapports sexuels.

C’est pour cela que la tranche de 9 à 14 ans est bien indiquée, parce qu’au-delà, le risque de faire des rapports sexuels est plus élevé. Aussi, les populations doivent savoir que ce vaccin contre le HPV est un vaccin efficace. C’est un vaccin qui est mis à la disposition de la population par le gouvernement et ses partenaires.

Ce vaccin coûte très cher et grâce à ce vaccin, on va permettre aux jeunes filles d’éviter le cancer du col de l’utérus à l’avenir. Et, par ce message, je voudrais inviter toute la population à faire vacciner leurs filles adolescentes de 9 à 14 ans.

Aussi, celles qui ont même plus de 14 ans et qui n’ont pas eu de rapports sexuels peuvent aussi faire la vaccination contre le HPV pour être à l’abri des lésions précancéreuses qui pourraient évoluer vers un cancer avéré du col de l’utérus.

Est-ce que c’est un vaccin à vie ou bien on doit y remédier ?

Nous avons choisi l’option d’une dose au Burkina. Il y a des schémas qui administrent trois doses à des intervalles particuliers. Donc, c’est au fur et à mesure qu’on avance qu’on fera des études pour voir la quantité d’anticorps qui restent dans le corps avec le temps pour justifier d’un rappel ou pas.

Pour l’instant, c’est une dose unique qu’on donne. Pour plus d’informations, visitez le site web de l’Université d’Ottawa.

 

 

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