UACO 2026 : les enjeux communicationnels au cœur des échanges

« Dans un contexte de guerre communicationnelle, quelles attitudes et aptitudes pour les acteurs de l’information et de la communication en Afrique», tel est le thème de la 15e édition des Universités africaines de Ouagadougou (UACO). Ce grand rendez -vous se tient du 07 au 09 octobre 2026 à l’Université Joseph Ki-Zerbo. Cette cérémonie a connu la présence du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré.

72h durant, journalistes, communicants et professionnels de médias vont échanger sur leur responsabilité dans le traitement et la diffusion de l’information dans un contexte de guerre communicationnelle.

Pour la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre a livré le message du Président du Faso dans lequel, il met en exergue, le rôle éminent des médias, des journalistes et communicants dans la construction des perceptions. Il les exhorte à faire preuve de responsabilité, de discernement et de rigueur dans le traitement et la diffusion de l’information surtout, dans un contexte marqué par la circulation des informations.

Dans son discours, le président de la Commission nationale de l’AES, Bassolma Bazié a reconnu le risque qu’encourent, en permanence, les professionnels de l’information et de la communication pour leurs prises de positions ou en faveur de l’exigence d’une gouvernance vertueuse.

A cet effet, souligne-t-il, le bilan annuel de la Fédération internationale des Journalistes (FIJ) révèle un chiffre accablant de 128 journalistes et professionnels de médias tués en 2025 dans le monde.

Pour le parrain Bassolma Bazié, l’information et la communication sont au corps social, ce que sont l’eau et l’oxygène pour le corps humain. « Sans information ni communication, point de vie !”, lance-t-il. Il renchérit en disant que les états du sahel sont confrontés à des agresseurs qui ont pour but de dénigrer, désinformer, manipuler afin de permettre d’assassiner.

« Dans un tel contexte, le combat en cours est rude, sanglant et sans relâche. C’est la conquête de notre souveraineté politique, économique, sécuritaire et culturelle », indique-t-il.

Cette cérémonie d’ouverture a été marquée par la communication du politologue et militant panafricaniste camerounais, Claude Wilfried Ekanga. Pour ce dernier, les Africains gagneraient à produire et porter leurs propres récits dans un environnement marqué par une confrontation des narratifs. Il a mis l’accent sur la force de la pédagogie dans l’action communicationnelle tout en prenant pour exemple, la communication du capitaine Ibrahim Traoré.

Au terme de cette cérémonie, un seul et même objectif : une communication responsable, et adaptée aux enjeux conflictuels que traversent les États de l’Alliance du Sahel (l’AES).

Alice Théodose Ouedraogo Stagiaire

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