Pour Simon Cephas Bamouni, chef du service de communication à l’université Norbert Zongo, il faut saisir chaque opportunité qui se présente. Raison pour laquelle, il a participé à cette première édition de Zama d’or, un concours dédié aux professionnels de la communication et de la publicité. Tant qu’on n’a pas essayé, l’on ne sait pas ce que ça va donner. Au bout de son courage, il a été récompensé.
Hier soir, Simon Cephas Bamouni a décroché un prix dans le domaine de ses compétences. Il s’est agi pour le lauréat de se mesurer aux autres pour connaitre ses points forts, ses insuffisances et ses atouts.
“Quand j’ai vu l’information, j’ai appelé de partout pour avoir le communiqué et j’ai lu le règlement intérieur. Je me suis dit qu’il fallait que je me lance dans cette compétition. Je pense qu’aujourd’hui je n’ai pas eu tort.”, a-t-il expliqué. Il est reparti avec un prix officiel composé d’un trophée, une attestation de mérite, un chèque de 1 million de fcfa, une attestation de reconnaissance de l’observatoire burkinabè de publicité.
Il a postulé dans la catégorie campagne de communication, genre communication institutionnelle pour son œuvre “ Séjour à Faso Mêbo de l’université Norbert Zongo », publiée le 07 décembre 2025.
Une panoplie d’expériences en tant que photographe, infographe, cameraman, maitre de cérémonie, journaliste, gestionnaire de site web, etc. a contribué, à renforcer ses capacités avec de meilleurs rendements.

Un parcours inspirant
Après des études en communication, Simon a d’abord, poursuivi son cursus académique à l’IPERMIC. Ensuite, en 2012, sous la houlette de l’ancien président de l’université Norbert Zongo, Pr Georges Sawadogo, il est allé faire des études complémentaires à l’étranger sur la communication institutionnelle et la communication de crise. Ces études ont été soutenues par des formations au niveau local afin de pouvoir occuper pleinement un poste de communicateur au niveau du ministère de l’enseignement supérieur. Il est venu remplacer son prédécesseur.
“La communication institutionnelle est un métier passionnant. Quand vous faites partie d’une institution, il faut être de l’institution et non être à l’institution. Cela veut dire tout simplement que l’institution fait partie de vous. Un jour, on est appelé à partir. Donc, il faut qu’on fasse un travail remarquable qui va marquer les esprits”, a précisé Simon qui est également enseignant.
Simon et ses collaborateurs ne se lassent pas de donner un coup de pouce aux étudiants et aux enseignants-chercheurs dans leurs activités, en les valorisant, en les accompagnant, en portant les projets en vidéos grâce à une chaîne de télé en ligne. En plus, ils mettent, en lumière, les enseignants qui passent en grade et bien d’autres activités.
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Des sentiments de gratitude
Simon Bamouni souligne la nécessité de témoigner sa gratitude au Pr Georges Sawadogo, ancien Président de l’université qui l’a sans cesse encouragé dans son travail.
“J’étais enseignement à Réo, il m’a fait appel pour venir travailler avec lui. C’est un honneur. Il a eu confiance en moi et je lui dis merci. On s’est donné les moyens d’atteindre les objectifs et je rends hommage à tous les présidents qui se sont succédés à la tête de cette structure”, a-t-il confié.
L’œuvre ayant abouti à la distinction de ce vendredi 9 octobre 2026 a été à la base, un axe du plan de communication élaboré par l’université. Ledit plan est une idée de la présidente de l’université, Pr Windkouni Haoua Eugénie Maïga qui a initié le concept “Allons aux travaux sur les sites de Faso Mêbo dans la région de Nanoro ».
Inspirés par ce concept, les jeunes se sont mobilisés avec fierté, patriotisme et engagement pour le développement en lieu et place des grèves illimités dans la rue. Ils se sont rendus alors sur les lieux à pied, sans attendre le bus.
Selon Simon, cette démarche consiste à donner une nouvelle image de l’étudiant burkinabé. Dans la même veine, il réaffirme lui aussi son engagement à devenir un ambassadeur de la communication comme l’a exhorté, le ministre en charge de la communication Pegwendé Gilbert Ouédraogoo.
« C’est-à-dire qu’on doit mieux faire pour que cette compétition puisse avoir longue vie”, a-t-il clarifié.
Françoise Tougry



