Bessolè Jean Pierre Somda : une figure incontournable de la publicité au Burkina

Bessolè Jean Pierre Somda, c’est ainsi qu’il s’appelle. Il est Chevalier de l’ordre de l’Étalon, de l’ordre de mérite et médaillé d’honneur des collectivités territoriales. Acteur majeur de la communication, de la publicité et de l’entrepreneuriat au Burkina Faso, il a été le président d’honneur de la première édition du concours « Zama d’or ». Une initiative qui valorise les professionnels de la communication et de la publicité. Un vibrant hommage a été rendu à cette illustre personnalité, le vendredi 9 octobre 2026.

En cette prestigieuse soirée de distinction, le ministère de la communication, de la culture et des arts lui a décerné un trophée d’hommage. Né le 16 avril 1962 à Dissin dans la province du Ioba, Bessolè Jean Pierre Somda s’est formé à l’institut africain d’éducation cinématographique de Ouagadougou (INAFEC). Puis, à l’institut français de presse à Paris. A l’issue de sa formation, il rentre au bercail en 1991.

Avec deux de ses amis, il lance Ouaga Business, le premier hebdomadaire gratuit d’annonces publicitaires, le journal évolue en agence et devient ACE-développement Synergie, l’une des pionnières de la publicité au Burkina Faso.  Directeur des études et de la communication, de 1992 à 2014, il deviendra, par la suite, le directeur général de 2021 à 2024. Pendant 10 ans, il dirige avec brio, cette entreprise en concevant plus d’une centaine de stratégies de communication. Il enseigne également dans plusieurs universités et instituts.

Depuis octobre 2024, il préside l’observatoire burkinabè de la publicité (OBPub) pour un mandat de 3 ans. L’OBPub est une association à but non lucratif dont le siège est Ouagadougou. Elle s’est fixée un certain nombre d’objectifs parmi lesquels, la surveillance et  la prévention des pratiques publicitaires ; la défense des droits des consommateurs et du public ; la protection des publics vulnérables contre les effets néfastes de la publicité, la médiation dans les conflits du secteur de la publicité et la publication d’un rapport périodique sur les respects et manquements des textes régissant le secteur.

Dans son allocution, il a signifié qu‘en organisant Zama d’or, l’intention est de se souvenir de celle et ceux qui ont contribué à poser les premières pierres l’industrie publicitaire et de partager les histoires qui tournent autour car elles sont un héritage.. Nous voulons surtout dire à la génération actuelle et à celle qui viennent que nous avons une histoire, un héritage et le devoir de partir sur cet héritage.

“Zama d’or est, à la fois, un hommage au passé et un appel à l’avenir, une invite à créer, à innover tout en tenant compte de nos rêves, de nos différences culturelles, sociales et historiques. Le pays est engagé dans une dynamique de transformation sociale profonde qui nous interpelle. Nous devons croire davantage en nos capacités, valoriser notre patrimoine culturel à travers nos langues, nos récits et imaginaires, nos savoirs et savoir-faire”, a-t-il déclaré avant de poursuivre “Nous devons produire des contenus capables de parler à notre peuple avec justesse et dignité. Avec responsabilité, nous devons également faire de la compétence et de l’excellence, les véritables critères de distinction”.

Pour lui, la communication constitue un pilier essentiel. Du développement. De ce fait, il lance un appel à l’ensemble des professionnels de ce secteur à persévérer dans la création, à être rigoureux dans la pratique, à continuer d’apprendre, à faire de leur talent, un instrument au service de la nation et à être attaché à l’éthique professionnelle.

Il a conclu son allocution non sans remercier le ministère de la communication, de la culture et des arts, et le comité d’organisation pour leur engagement et le travail abattu. Il a également félicité les lauréats et encouragé tout un chacun, à déposer sa candidature car le simple fait de participer est déjà un grand pas.

Françoise TOUGRY

 

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