En marge de son 10è anniversaire, Africa Mousso a organisé, ce mardi 20 Octobre 2026, un forum à Ouagadougou. Autour du thème : ” Inclusion financière, civisme et patriotisme économique : quelle contribution à la cohésion sociale et au développement durable?”, d’éminents experts en gestion de finances ont échangé avec les femmes entrepreneurs pour mieux les outiller sur le domaine financier. Sensibiliser les femmes sur les bons gestes à faire, en matière de finances pour la bonne marche de leurs entreprises, tel est l’objectif de ce panel.
Le premier intervenant à ce forum est le camarade Sébastien Naganda, expert en inclusion financière et éducation financière de l’Agence Nationale de Promotion de la Finance Inclusive (ANPFI). Dans son enseignement, il part d’un état des lieux dressé au Burkina Faso.
Le rôle crucial des femmes dans l’économie
Selon lui, les activités économiques sont largement, dominées par les femmes. Elles constituent donc, un véritable moteur de l’économie locale. Cependant, malgré ce poids prépondérant dans l’activité économique, les femmes peinent à accéder aux financements et à s’autofinancer, durablement.
Compte tenu de cette situation, une vraie éducation financière est nécessaire afin de leur permettre de prospérer dans leurs activités. C’est là ou intervient le thème de l’inclusion financière, défini comme l’accès pour les populations (notamment rurales et du secteur informel) à des coûts abordables et de manière sécurisée.

Pour lui, les femmes doivent comprendre les produits proposés par les institutions financières, maîtriser les outils numériques de base, participer activement à la gestion de ses revenus et pouvoir accéder aux services financiers sans discrimination ni pression. Pour clore son entretien, il a insisté sur le fait que la traçabilité et l’historique des dépenses de l’entreprise peuvent servir dans l’acquisition d’un crédit à la banque.
Les participant.e.s ont pu recevoir des enseignements sur plusieurs notions telles que, la sécurisation du capital, la gestion des urgences et de l’investissement, ainsi que la facilitation des paiements.
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La CONAREF offre un trophée spécial une femme réfugiée battante
Ils ont également bénéficié des enseignements du camarade Emmanuel Ouali, chef de département de l’Apatridie, de la Migration mixte et des Solutions durables à la Commission nationale pour les Réfugiés (CONAREF). Le spécialiste a dispensé une communication dont le thème porte sur le rôle de la CONAREF et l’autonomisation des femmes réfugiées au Burkina Faso”.

Selon l’expert, à cette édition de Africa Mousso, un trophée spécial sera décerné à une femme réfugiée battante. Cependant, il faut distinguer les personnes réfugiées des migrants, et des Personnes déplacés internes (PDI). Pour lui, le réfugié est quelqu’un qui s’est retrouvé dans un pays étranger par la force des choses. Il a ajouté que la CONAREF se donne comme mission, de faciliter une véritable intégration socio-économique de la femme réfugiée.
Pour Emmanuel Ouali, la CONAREF est associée à cet évènement car elle partage la même vision que la promotrice de l’évènement Sandrine Folané. “Les femmes réfugiées avec lesquelles, nous vivons au quotidien, partagent, plus ou moins, les réalités de toutes les femmes Burkinabè. Mais, avec plus de difficultés liées au fait qu’elles s’intègrent nouvellement, dans la société burkinabè”, ajoute-t-il.
Leur mission commune est d’encourager et valoriser les femmes battantes du secteur informel. Le camarade Ouali a insisté sur le rôle de gestion, et de la protection de la CONAREF envers les personnes réfugiées sur le territoire Burkinabè. Elle participe à l’inclusion socio-économique des femmes réfugiés, tout en collaborant avec le secteur privé pour faciliter leur insertion et leur autonomie financière.
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Une inclusion financière basée sur les renforcements de capacités
La troisième thématique a été abordé par la camarade Ganemtoré Salamata Ouédraogo, chef de la formation des femmes et de la promotion de la féminité. Salamata Ouédraogo a dispensé son enseignement sur l’importance de la contribution des femmes, l’inclusion financière et l’autonomisation économique au développement durable. Pour cela, il faut mettre, à leur disposition, des moyens financiers nécessaires.

Pour elle, l’inclusion financière ne peut pas produire des effets sans la protection sociale et la cohésion sociale. C’est dans ce contexte qu’intervient le ministère de l’action humanitaire et de la solidarité nationale à travers l’action sociale. En effet, la protection sociale regroupe les mesures destinées à prévenir ou à réduire la pauvreté, la précarité et les risques auxquels, les individus et les ménages sont exposés.
La chef de formation a également mentionné un projet qui vise à promouvoir l’entrepreneuriat féminin dans six régions, déjà en marche à Koudougou et à Ouahigouya. Toutes ces actions traduisent la ferme volonté du gouvernement à faire de l’autonomisation économique des femmes, une garantie pour une vraie cohésion sociale. Et pour terminer cette séance de discussions, la camarade Salamata Ouédraogo insiste encore sur la nécessité de former et de renforcer les capacités des femmes entrepreneures.
Au terme de cette rencontre, des recommandations ont été faites par les participants afin de faciliter l’inclusion financière et l’autonomie des femmes.
Alice Théodose Ouédraogo stagiaire



