Inès Mecellem, afghane âgée de 25 ans, a été poignardée à la poitrine à plusieurs coups de couteau et tuée par son ex-compagne le 08 septembre 2025. Elle avait porté plainte contre lui cinq fois en un mois et il n’a jamais été placé en garde à vue. Retour sur la chronologie des faits!
Alors qu’elle travaillait dans une association d’aide aux migrants Inès avait pour compagne, un réfugié politique Afghan. Après un an et demi de vie en concubinage, la première plainte de la défunte remonte au 10 juillet pour harcèlement par conjoint ou concubin, violences involontaires et harcèlement sexuel. Cela, après lui avoir dit qu’elle voulait se séparer de lui. Ce dernier qui refusait catégoriquement commence à la harceler sur les réseaux sociaux par message et passe tous les jours dans sa rue.
Dans la plainte déposée par Inès, on peut lire : « Il m’a dit que j’étais un objet qu’on utilise et qu’on jette. Il est également venu chez moi afin de me menacer de mort. Avec le recul, je pense avoir été victime de violence. La dernière fois qu’ il m’a serrée la gorge, c’était il y a un mois. Il m’a violée plusieurs fois et j’ai du mal à en parler. Je lui disais tout le temps que je n’avais pas envie. Mais, il me forçait », aurait affirmé Inès, selon la source.
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Sa déposition de plainte, se terminait par une question des policiers telle que : Avez-vous eu peur ? Vous sentez-vous en danger ? Sans hésitation, elle répondait avoir peur qu’il ne revienne et la tue.
Le 23 juillet, elle obtient un Téléphone en Grave Danger (TGD), qui est un dispositif pour les victimes de viols ou de violences conjugales. Sur le site du ministère de la justice, on peut lire que le TGD a pour vocation de prévenir les nouvelles violences.
Le 13 août, ce dernier dégrade sa voiture. Puis, elle le dénonce au commissariat.
Le 18 août, elle reçoit un message très dangereux de son ex-compagne.
Le 08 septembre, alors qu’elle vit chez sa mère à cause des multiples harcèlements de son ex-compagne, Inès décide de faire un tour dans son domicile avant de regagner le domicile de sa mère.
Mais, elle reçoit plusieurs coups de couteau à son domicile, de la part de celui qui partageait autrefois, sa vie.
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Selon les premiers éléments de l’enquête, ce dernier aurait brisé les vitres de la fenêtre des toilettes afin de s’introduire dans la cour de sa victime.
La famille d’Inès accuse la police de ne pas l’avoir protégée. Elle tient également à dénoncer la justice pour son incapacité.
Pour son frère Yacine, c’est difficile de croire en la police. Le samedi 20 septembre, de nombreuses personnes ont participé à une marche avec le slogan “Justice pour Inès” .
Source Brut









