Super Galian : Les femmes sur la plus haute marche, une première au Bukina Faso

En 2025, Liradan Ada Phlippe a inscrit son nom sur la liste des Super Galian. Cette année, c’est une femme qui lui a ravi la vedette. Aïcha Diombélé Kabré de la RTB est désormais  sous le feu des projecteurs grâce à une production en dioula.

« Je ne pouvais vraiment pas imaginer qu’avec nos langues nationales,  on pouvait remporter le super Galian», a-t-elle lancé. Avec le soutien de tous ses confrères et toutes les consœurs, elle est parvenue à ce résultat. Elle a saisi l’occasion pour leur témoigner sa gratitude pour la collaboration.

« Nos langues nationales sont les meilleures, c’est notre réelle identité», telle est conviction de Aïcha Diombélé Kabré. Elle a insisté sur le fait qu’il est possible de travailler et faire tous dans nos langues nationales, comme le conseille, le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso. En effet, le Chef de l’État encourage à valoriser les langues nationales qui aident à propulser le Burkina Faso.

La lauréate salue l’engagement et l’accompagnement des organisateurs, du ministère de la communication et tous ceux qui mettent la main à la poche pour reconnaître le mérite des journalistes Burkinabè.

« Sincèrement, je ne savais pas qu’un travail en langue nationale pouvait remporter le super Galian. Mais, aujourd’hui, mes yeux l’ont vu », a-t-elle témoigné. Elle invite les autorités à rester dans la dynamique de promotion des langues du terroir.

Avec sa première production en dioula, Aïcha Diombélé Kabré a mis, en exergue, les manquements dans  l’éducation parentale. Selon Aïcha, parfois, les enfants posent de mauvais actes et se retrouvent en prison parce que souvent, les parents eux-mêmes, ne jouent pas bien convenablement leur rôle d’éducateurs. Voilà pourquoi, ces enfants se retrouvent sans repères.

« Nous devons connaître les fréquentations de nos enfants : avec qui, ils marchent? Quand nos enfants sortent, où partent-ils?… Mais, la plupart du temps,  nous ne tenons pas compte de tout cela et le temps de nous en rendre compte, c’est trop tard», a-t-elle déploré.

Quand à la deuxième émission, il s’agit d’une maladie chez les enfants qui fait beauvoup saliver. Une vraie source de détresse pour les parents car l’état de santé de leurs enfants fait l’objet de  spéculation. « Certains disent que c’est un enfant serpent. D’autres disent que sûrement lors de la grossesse que la mère a dû aller dans un lieu interdit où est sortie à une heure interdite. Mais, les médecins disent que c’est juste une maladie», a-t-elle apporté comme précision.

Alors, lorsqu’une femme découvre qu’elle est dans cette situation, qu’elle fasse l’effort de voir un médecin pour un suivi car lorsque la  maladie est vite découverte, la prise en charge est facile et se traite rapidement même déjà étant dans le sein maternel. Aujourd’hui, la médecine a évolué et le Burkina dispose maintenant,  d’appareils adaptés aux soins de cette maladie.

La journaliste encourage les parents qui ont des enfants atteints de cette maladie, à ne plus les cacher par honte, parce que c’est tout simplement une maladie.

« Durant ce travail, ça n’a pas été facile car les parents étaient réticents. Quand on y allait aujourd’hui, on nous disait de revenir demain. Mais, nous avons tenu bon. Ce travail nous a vraiment pris du temps. Aujourd’hui, ma persévérance a payé et je remercie Dieu pour cela», s’est-elle réjouie.

Pour Aïcha, l’aventure ne s’arrête pas là parce que, pour une personne qui a reçu le super Galian, pour les prochaines fois, elle doit  redoubler d’efforts et ne pas reculer. « Il faut avancer encore plus. Ce que tu faisais avant, tu dois y aller deux fois plus», conseille le Super Galian.

Awa Traoré Traoré/Farida Konaté (stagiaires)

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