La diplomatie sahélienne a franchi une nouvelle étape ce mercredi, marquée par une rencontre au sommet où la question de l’eau a été placée au centre des priorités bilatérales entre le Burkina Faso et le Tchad. Cette audience présidentielle a mis en lumière le rôle stratégique des femmes dans la conduite des dossiers diplomatiques majeurs.
Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a reçu une délégation tchadienne porteuse d’un message du Président de la République du Tchad, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno. Au cœur de ces échanges, la participation du Burkina Faso au prochain Forum africain sur l’Eau, prévu les 15 et 16 juillet 2026 à N’Djamena.
L’importance de cet événement a été soulignée par Mme Fatime Aldjineh Garfa, Ministre déléguée auprès du Ministre des Affaires étrangères, chargée de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’Étranger. La ministre tchadienne était accompagnée de son homologue burkinabè, la Ministre déléguée Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré/Kaboré.
La présence de ces deux femmes ministres à la table des négociations témoigne de l’implication croissante des femmes dans les sphères de décision politique et diplomatique au Sahel, des domaines où leur expertise sur les questions de développement durable devient incontournable.
« Le Président du Tchad a tenu personnellement à inviter son homologue du Burkina Faso à l’effet de participer à cet important événement qui lie nécessairement nos pays du Sahel », a expliqué Mme Fatime Aldjineh Garfa à l’issue de l’audience.
Pour les populations sahéliennes, et plus particulièrement pour les femmes — premières gestionnaires des ressources hydriques au quotidien au sein des communautés —, la gestion de l’eau est une question de survie. En reconnaissant que les crises climatiques et environnementales ignorent les frontières, le Président du Faso et la délégation tchadienne ont réaffirmé la nécessité d’une solidarité régionale renforcée.
Une vision partagée pour l’avenir du Sahel
Cette rencontre souligne la volonté des deux États de structurer une réponse commune face aux chocs climatiques. En plaçant l’eau au centre de l’agenda bilatéral, le Burkina Faso et le Tchad s’engagent dans une démarche de coopération pragmatique.
À l’approche du forum de N’Djamena, la dynamique impulsée par les ministres Kabré/Kaboré et Garfa rappelle que l’intégration africaine se construit aussi sur la capacité des nations à aborder les défis environnementaux avec une vision commune, inclusive et résolue.
Rédaction Queen Mafa



