Son histoire avec l’agriculture s’est écrite étape après étape, au gré des expériences, des découvertes et des défis rencontrés sur le terrain. Chaque étape a contribué à façonner sa vision d’un secteur en pleine transformation. Aujourd’hui, ingénieur agronome, Nouroudine Koala met son savoir-faire et son expertise au service du secteur agrosylvopastoral, convaincu que le patriotisme, à travers l’agriculture peut être un véritable moteur de développement et d’opportunités pour la jeunesse.
Tout commence en 2018 où, il a eu l’occasion de visiter la ferme Belwet. Cette visite a marqué un tournant décisif dans sa perception de l’agriculture. “Je ne découvrais pas l’agriculture elle-même. Mais, une face de l’agriculture qu’on ne montre pas toujours aux yeux de tous. J’ai découvert qu’elle pouvait être pensée autrement, avec des techniques, de l’innovation, une organisation et une véritable logique économique. Cela m’a donné envie d’aller plus loin”, explique-t-il.
Après l’obtention de son baccalauréat en 2019, il s’oriente vers l’agro-sylvo-pastoral au centre universitaire de Manga où, il intègre la première promotion. Il y passe deux années au cours desquelles, il acquiert ses premières bases universitaires et de plus amples connaissances sur les différentes composantes du secteur agricole.
Puis, il va poursuivre son parcours au Centre universitaire de Tenkodogo parce que Manga ne propose plus la spécialisation en agronomie qu’il souhaite suivre. Ce changement a finalement, constitué une étape importante de son parcours puisqu’il a pu se spécialiser en agronomie, particulièrement en production végétale.
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Après cette formation, Nouroudine Koala a eu l’opportunité d’effectuer un stage à l’INERA Saria. Cette expérience lui permet de découvrir l’agriculture sous un autre angle : celui de la recherche. “J’ai pu mieux comprendre comment les connaissances et les innovations sont produites, expérimentées et mises à la disposition du monde agricole. Cela m’a également permis de faire, le lien entre ce que l’on apprend dans la formation et les réalités auxquelles les producteurs sont confrontés”, souligne-t-il.
D’opportunités en opportunités, Nouroudine, continue de se former et cette fois-ci, au Rwanda avec Bridge to Rwanda, avec l’accompagnement d’une ONG internationale. Cette expérience a constitué une nouvelle ouverture pour lui, grâce à des approches permettant de mieux valoriser les petites superficies et d’améliorer la rentabilité des exploitations malgré les contraintes climatiques. Ce renforcement de capacités l’a amené à réfléchir davantage à la question de la performance agricole dans des contextes où les producteurs disposent de ressources limitées.
“À mon retour, j’ai effectué un stage de six mois au sein de cette ONG. J’ai alors, été beaucoup plus proche du terrain, notamment dans l’accompagnement des producteurs, la formation des groupements de production et la mise en valeur de superficies agricoles. Cette expérience m’a permis de confronter mes connaissances aux réalités quotidiennes des producteurs et de comprendre que les solutions agricoles doivent aussi tenir compte du contexte, des ressources disponibles et des capacités des communautés”, précise-t-il.
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Nouroudine se lasse pas de progresser puisqu’il évolue vers le poste de responsable communication et mobilisation des partenaires, toujours dans le domaine agricole élargissant ainsi, son rôle. Il ne s’agissait plus seulement, d’accompagner les producteurs. Mais, également de faire connaître les initiatives, de créer des relations avec les partenaires et de mobiliser des acteurs au Burkina Faso, en Afrique et au-delà du continent.
Il affirme que cette responsabilité lui a donné une ouverture beaucoup plus large sur les enjeux agricoles et que l’agriculture ne se limite pas à ce qui se passe dans une exploitation ou dans une communauté. Elle est aussi liée aux politiques, aux financements, aux connaissances, aux partenariats, au climat et aux échanges d’expériences entre les pays.
“C’est dans cette dynamique que j’ai continué à renforcer mes compétences à travers différentes formations, notamment auprès de la FAO, de la GIZ et d’autres organisations, sur la production végétale, les projets de développement, les enjeux climatiques, le plaidoyer et d’autres thématiques liées au développement rural”, souligne-t-il.
Actuellement, Nouroudine Koala exerce dans le domaine de l’agronomie avec des perspectives, en vue.
Augustine Sawadogo stagiaire



