La fondation suisse Sentinelles en collaboration avec l’association Waga studio a organisé un atelier de restitution en théâtre et danse « Regarde-moi », au profit des enfants qui ont été victimes de la maladie du Noma. L’activité s’est tenue, le 17 septembre 2026 à l’espace culturel Gambidi à Ouagadougou.
Sur scène, des enfants et adolescents habillés en noir-blanc exécutent un spectacle assuré par l’artiste plasticien Sié Palenfo. Leur spécificité, ils ont eu le Noma et ont bénéficié de soins appropriés. Aujourd’hui, ils occupent pleinement leur place dans la société. C’est d’ailleurs, le message principal qu’ils ont fait passer : ne pas se focaliser sur les fragilités, leur caractère vulnérable et les mettre de côté. Mais, orienter plutôt les regards sur leurs capacités de résilience, d’adaptation et leur savoir-faire. Des enfants qui ont des désirs, des rêves, des objectifs, des ambitions. Cela ne peut être possible sans la participation et l’accompagnement de tout un chacun.

« Ils ont mal dans leur peau, dans leur chair, dans leur âme. Accepter se présenter tel qu’on est et s’exprimer aisément et librement, à travers le théâtre, la danse et la musique, c’est absolument fantastique. Je souhaite que ces genres d’initiatives se répètent pour permettre aux enfants de se retrouver et d’être heureux. Bravo à vous !», a félicité Lassané Congo, chorégraphe professionnel.

Aussi, les acteurs ont-ils, dépeint une autre réalité : celle des conditions de vie très difficiles qui pousse les enfants à se rendre dans les sites miniers dans l’espoir d »une vie meilleure, avec les tous risques socio-humanitaires et sécuritaires.
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Le langage des arts a alors, été l’occasion d’interpeller sur le vivre-ensemble, les dysfonctionnements dans les soins offerts aux enfants atteints de Noma, l’éducation des enfants vis-à-vis des réseaux sociaux et de la technologie notamment, le téléphone qui tend à faire disparaître la communication et l’interaction entre parents et enfants.

« On travaille avec ces enfants depuis quatre ans. Chaque vacance, ils font une restitution au sein de la fondation Sentinelles. Mais, cette année, nous avons délocalisé l’activité au sein de l’espace culturel Gambidi afin qu’ils jouent devant un public », a expliqué Silvia Ferraris Yaméogo, artiste évoluant dans le domaine de la danse, de la performance, des arts plastiques, de la peinture. Elle est également artiste thérapeute.
Cette expérience qui est une première a été bien accueillie par le public.
Françoise Tougry



