À l’approche des grands événements, les préparatifs demandent beaucoup d’efforts. Adama Kouanda, chanteur dans l’orchestre national, raconte les moments intenses de l’organisation de la Nuit de la Révolution populaire (RPP) qui a réuni plusieurs burkinabè à la place de la révolution, le 30 septembre dernier.
Pour réussir, ce rendez-vous, les artistes n’ont pas compté leurs heures. Les répétitions se sont enchaînées à un rythme impressionnant. « Depuis samedi, on arrive à 18h et on ne rentre chez nous qu’à 4h ou 5h30 du matin », explique-t-il.
Malgré la fatigue et les courtes nuits de sommeil de seulement deux ou trois heures, le travail a payé grâce à la volonté et à la passion de tout un chacun.

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Ne pas oublier les sacrifices du passé
Au-delà de la fête et de la joie, les artistes veulent faire passer un message important. Celui de ne pas oublier pourquoi on célèbre ces moments. « En plus de la fête, il faut qu’on prenne le temps de réfléchir », insiste le chanteur.
Il rappelle que ce travail accompli s’est fait grâce à de nombreux sacrifices et des vies perdues. Pour lui, la joie des festivités doit aller de pair avec la mémoire et la réflexion pour faire avancer le pays.

La mobilisation a été immense, avec une place particulière accordée aux femmes, qui se sont fortement engagées lors de cette soirée.
En voyant cet engouement sur place et à travers les images diffusées partout et dans les médias, les artistes n’ont qu’un mot à la bouche. « C’était grandiose ». Une belle preuve que la culture et l’art savent rassembler et porter haut, la voix du peuple.
Fadima Cissé stagiaire



