L’Initiative Pananetugri pour le bien-être de la femme (IPBF) en collaboration avec savane média, a organisé une soirée cinématographique, le samedi 10 octobre 2026 à Ouagadougou. A travers un film documentaire offert par Canal +, l’organisation à voulu sensibiliser le public sur les dangers liés aux violences faites aux femmes et aux filles.
C’est avec la projection du documentaire intitulé Diane Yangwo, le coup de trop de 35 mn que la soirée débute. Ce film relate le meurtre d’une jeune femme camerounaise, Diane Yangwo, retraçant la vie de la jeune dame de son enfance jusqu’à l’âge adulte. Diane Yangwo selon son entourage proche, fut une jeune fille intelligente et brillante durant son parcours scolaire et universitaire. Elle aimait et excellait en Anglais. Ce qui lui a valu le titre de professeur d’Anglais après sa formation. Elle exerçait déjà ce métier, avant de rencontrer Éric Bekobe.
Très vite, ils se marient et fondent une famille avec 3 enfants. Toujours selon les proches, au départ, le couple filait un amour idyllique et était considéré comme un modèle pour plusieurs. La jeune dame, en dépit de son métier d’enseignante, était aussi engagée en tant qu’activiste féministe. Plus tard, ce foyer paisible bascule dans des scènes de violences à répétitions. La victime, Diane Yangwo, se confie à ses proches qui organisent des réunions afin de régler le problème. Le mari violent est même contraint de signer un engagement judiciaire, où il promettait mettre fin, à la violence physique.
Tout semblait rentrer dans l’ordre puisque Éric se montre très investi en organisant des voyages en amoureux. Malheureusement, tout s’effondre à nouveau, lorsque Éric demande à son épouse d’intenter un prêt de 22 millions de Francs CFA en sa faveur. L’épouse refuse et à partir de ce moment, la violence devient, de plus en plus, présente et accentuée. Diane, la défenseuse des droits de la femme est pourtant, déterminée à sauver son couple et vit l’insoutenable.
D’après les témoignages, Éric pourchassait son épouse avec des armes blanches pour en découdre avec elle. La date du 18 novembre 2023 fut un jour fatidique pour la famille, amis et collègues de Diane Yangwo. La jeune dame perd la vie après avoir été rouée de coups par son bourreau Éric Bekobe. Après jugement au tribunal de Douala, l’homme écope d’une condamnation de 5 ans de prison avec sursis et d’une amende de 52000 Francs CFA. Un verdict qui choque l’opinion publique de par sa légèreté.
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Après la diffusion du documentaire, s’en ai suivi un panel avec des spécialistes du domaine. Sociologue, psychologue, spécialistes de la santé mentale et du droit ont échangé avec le public sur la thématique du jour.

Selon la camarade directrice exécutive de l’IPBF, Wend-Yam Micheline Kaboré, ce ciné débat est une occasion pour elle, d’interpeler la population sur les questions essentielles qui touchent la société entière notamment, les violences basées sur le genre et les questions de santé mentale. « Les violences ne sont pas forcément dénoncées ni signalées parce que ça reste des questions taboues au sein de nos sociétés”, ajoute-elle.

Dans son discours lu par la camarade conseillère, la ministre des sports, de la jeunesse et de l’emploi, la camarade Annick Lydie Djouma Pikbougoum Zingué Ouattara interpelle tous les acteurs de la communauté à œuvrer pour prévenir et abolir les violences faites aux femmes. Pour elle, les violences basées sur le genre constituent une atteinte grave à la dignité humaine, aux droits fondamentaux et à l’épanouissement des personnes.
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A cet effet, la camarade Laurencia Napon Sanou invite les participants à être des ambassadeurs de paix, de l’égalité et de la solidarité au sein de leur communauté.
A l’issue des échanges avec les participants, des recommandations ont été faites pour prévenir les violences basées sur le genre. Il s’agit entre autres, de l’introduction de l’approche genre dans les curricula scolaires dès le primaire. Les spécialistes ont aussi suggéré plus de fermeté et de sévérité de la justice en pareille situation. Enfin, la vulgarisation des centres de recueils pour les victimes de violence sont nécessaires.
Cette soirée de partages d’opinions s’est soldé par une remise de reconnaissance et d’attestations aux champions contre les Violences basés sur le genre (VBG). Parmi les bénéficiaires, les défenseurs de la coutume tels que, WemtengNaba Liguidi , Rawelg Naba Boila , et le Dimtenga Naba de Tenkodogo. Le Président du conseil d’administration de Savane média Boubacar Sidnaba Zida et l’artiste chanteur Kisto Koimbre ont été distingués ambassadeur pour leur dévouement et engagement dans les questions de genre.
Alice Théodose Ouedraogo stagiaire



