Il nous arrive parfois, de traverser une épreuve bouleversante qui déclenche un processus de deuil, mélangeant choc, douleur intense, colère et tristesse. Chacun d’entre nous a, au moins, un jour ou l’autre, ressenti ces émotions. Dans cet article. Le psychologue Daogo Jacques Soubeiga, répond à nos questions. Il est également statisticien de formation, avec plus de 20 ans d’expériences dans le domaine du bien-être holistique, psychologique, psychosocial et psycho-spirituel. C’est-à-dire, la prise en charge thérapeutique et l’accompagnement sur diverses problématiques telles que la dépression, l’anxiété, les troubles comportementaux.
Qu’est-ce que le deuil ?
Le deuil est un processus psychologique, émotionnel et parfois, spirituel que traverse une personne après une perte significative. Il ne concerne pas uniquement la mort d’un proche. On peut aussi faire le deuil d’une relation, d’un emploi ou d’un projet de vie.
C’est une adaptation progressive à l’absence. Il implique souvent, des émotions comme la tristesse, la colère, la culpabilité, ou même un sentiment de vide.

Exemple : Une mère qui perd son enfant peut ressentir non seulement la douleur de la perte. Mais aussi, celle de tous les projets qu’elle avait imaginés pour lui.
Quand est-ce, parle-t-on de deuil ?
On parle de deuil dès qu’il y a une perte significative à laquelle, la personne était attachée. Il ne s’agit pas seulement d’un évènement. Mais, d’un processus qui commence dès l’annonce de la perte et peut durer dans le temps.
Exemple : Une personne peut commencer son deuil dès qu’elle apprend qu’un proche est condamné par une maladie grave. (On parle alors, de deuil anticipé).
Pourquoi est-il important de dire un dernier au revoir ?
Dire un dernier au revoir permet de réaliser concrètement la perte. C’est une étape-clé pour accepter la réalité.
Cela aide à marquer une séparation symbolique, à exprimer des émotions (amour, regrets, gratitude) et à éviter un sentiment d’inachevé.
Exemple : Une personne qui n’a pas pu dire au revoir peut rester longtemps avec des pensées comme “Je n’ai pas eu le temps de lui dire…”. Ce qui complique le deuil.
Une femme qui fait une fausse couche peut-elle se remettre de cette de son mal ?
Oui, absolument ! Mais, cela dépend de l’accompagnement et du temps. Une fausse couche est souvent un deuil invisible, minimisé par l’entourage. Exemple : Une femme peut souffrir profondément, même si la grossesse était précoce, car elle avait déjà investi émotionnellement cet enfant.
Avec un soutien psychologique et social, la guérison est possible.
Pourquoi certaines femmes ont-elles peur de retomber enceinte ?
Cette peur est liée à un traumatisme émotionnel. Le cerveau associe la grossesse à la douleur, la perte, et l’échec. Exemple : Une femme peut vivre une nouvelle grossesse avec une anxiété constante, craignant une nouvelle perte à chaque étape.
Un accompagnement psychologique permet de sécuriser la femme, de reconstruire la confiance, de différencier le passé et le présent.
Entretien réalisé par Françoise Tougry
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