Archives mensuelles: juin 2016
Vœux de femmes
ONU: briser la chaîne masculine à tout prix
Ban Ki- moon achève inexorablement son mandat au poste de secrétaire général de l’ONU. Poste qu’il a occupé du 1er janvier 2007 au 31 décembre 2016, après le charismatique Koffi Annan. La question de sa succession est donc posée. Depuis décembre 2015, l’ONU a lancé officiellement le processus de sélection. Il a été demandé aux pays membres de présenter des candidats pour le poste. C’est une première qui témoigne de la volonté de l’organisation internationale à faire preuve de plus de transparence. C’est aussi une opportunité pour les femmes d’écrire une nouvelle page de l’histoire du monde féminin.
Ban Ki- moon achève inexorablement son mandat au poste de secrétaire général de l’ONU. Poste qu’il a occupé du 1er janvier 2007 au 31 décembre 2016, après le charismatique Koffi Annan. La question de sa succession est donc posée. Depuis décembre 2015, l’ONU a lancé officiellement le processus de sélection. Il a été demandé aux pays membres de présenter des candidats pour le poste. C’est une première qui témoigne de la volonté de l’organisation internationale à faire preuve de plus de transparence. C’est aussi une opportunité pour les femmes d’écrire une nouvelle page de l’histoire du monde féminin.
En effet, Du Norvégien Trygve Lie (1949- 1952) à Ban Ki- Moon, on n’a vu défiler à la tribune de l’ONU que des secrétaires généraux hommes au point qu’on se demande si ce poste est réservé au sexe masculin. Un constat un peu dérangeant que même l’actuel Secrétaire général, M. Ban Ki-moon n’a pas manqué de souligner lors du dernier Sommet de l’Union africaine, à Addis-Abeba, le 30 janvier 2016. « Ce continent a subi une discrimination de la pire espèce. Mon rêve est que l’Afrique donne au monde un brillant exemple de tolérance, de compréhension et de respect des droits de l’homme ». Il soutient que ces droits humains ne seront respectés que si ceux de la femme sont respectés à tous les niveaux, même au siège de l’ONU : « Alors mon rêve est de voir une femme diriger le secrétariat général. Une femme parce qu’elle est la mère de l’humanité, une femme pour le respect du genre, une femme pour favoriser la participation des femmes à la vie politique dans le monde entier en engageant les États à adopter des mesures qui garantissent aux femmes une égalité d’accès aux responsabilités politiques, à organiser les élections de manière à favoriser la participation des femmes, à renforcer la capacité des femmes d’exercer de hautes fonctions ».

C’est fort de cette conviction que les lettres parvenues aux différents États ont explicitement encouragé les candidatures féminines. Les pays qui voudront avoir le privilège de voir l’un des leurs occuper ce prestigieux poste seront obligés de tenir compte de cette nouvelle donne s’ils veulent se donner plus de chance.
Parmi les 6 candidatures déjà annoncées, deux femmes figurent en bonne place. Il s’agit de l’actuelle Directrice générale de l’UNESCO, la Bulgare Irina Bokova et de la Vice-Première ministre de Moldavie, Natalia Gherman. Que ce soit l’une ou l’autre, leur compétence ne souffre d’aucun débat. C’est pourquoi, le prochain secrétaire général des Nations Unies devrait être une femme. La chaîne masculine doit être brisée à tout prix. C’est non seulement une question d’équité mais aussi d’efficacité. En effet, si au cours des 70 années écoulées, les hommes ont montré des réussites, ils ont aussi montré des limites dans la gestion des crises, des guerres, de la famine. Il a manqué cette touche féminine, qui combine impartialité, intégrité et instinct maternel, indispensables dans toute résolution de crise.
La Rédaction
Le 8 mars, ce n’est pas la journée de la femme!
Ouagadougou était en effervescence. Une ambiance de fête qui n’a rien à envier à noël. Et c’est ainsi depuis quelques années. La célébration du 8 mars à pris une telle ampleur, au point que les débits de boissons et autres lieux de réjouissance refusent du monde. Pendant ce temps, les entreprises de la place rivalisent en offres commerciales, sous le prétexte de « célébrer la femme ». Et moi, ça commence à m’agacer. J’espère que je ne suis pas la seule. Pauvre femme ! Ta journée est devenue ni plus, ni moins qu’un produit commercial. A peine si l’on se rappelle le sens de cette journée.
Ouagadougou était en effervescence. Une ambiance de fête qui n’a rien à envier à noël. Et c’est ainsi depuis quelques années. La célébration du 8 mars à pris une telle ampleur, au point que les débits de boissons et autres lieux de réjouissance refusent du monde. Pendant ce temps, les entreprises de la place rivalisent en offres commerciales, sous le prétexte de « célébrer la femme ». Et moi, ça commence à m’agacer. J’espère que je ne suis pas la seule. Pauvre femme ! Ta journée est devenue ni plus, ni moins qu’un produit commercial. A peine si l’on se rappelle le sens de cette journée.
La faute à cette mauvaise interprétation .Oui il faut le dire, 8 mars ce n’est pas la fête de la femme ou la journée internationale de la femme. C’est plutôt la journée internationale des droits de la femme !! Tous ceux qui se battent pour le plein épanouissement de la femme et sa participation active au développement, je veux parler bien sûr des vrais, pas les charlatans , doivent se mobiliser pour rectifier le tir.
A commencer par l’ONU qui a fait une mauvaise traduction en écrivant « journée internationale de la femme » et non journée internationale des droits de la femme ». Elle a le devoir de rappeler à quel point cette journée spéciale fut conquise de haute lutte. La Journée internationale de la femme est l’occasion de dresser le bilan des progrès réalisés en matière de droit des femmes. C’est aussi une occasion d’appeler les différents États à faire un pas de plus vers l’égalité des sexes. Enfin, c’est le lieu de célébrer les actes de courage et de détermination accomplis par des femmes ordinaires qui ont posé des actes extraordinaires dans leur pays ou leur communauté.
Ensuite les gouvernements, pour ne pas dire notre gouvernement à réorienter la célébration de cette journée, en amenant sur la place publique, de vrais débats de fond sur les questions d’égalité de sexe. Cela implique également que les décideurs, au-delà des discours, saisissent l’opportunité de cette journée pour prendre des mesures fortes en faveurs des femmes, en guise d’exemple .Des mesures, il faut relever en passant, comme celle du Conseil des ministres du 5 mars dernier qui a décidé de la gratuité du dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus, des césariennes, des accouchements et des soins pour les femmes enceintes, en attendant de mieux comprendre ce qui est mis dans cette gratuité.
Enfin, les femmes, surtout elles parce qu’il serait naïf de croire que la seule compassion des hommes pourrait changer notre situation. Rappelons-le, c’est une loi universelle, chaque espace de liberté s’arrache de haute lutte et n’est jamais définitivement acquis. Chaque femme doit prendre son destin en main à travers l’instruction et l’indépendance économique. Et mieux, en s’investissant dans l’éducation des enfants, surtout des garçons, complices potentiels de demain afin de permettre à nos filles de vivre mieux que nous. Pour terminer, il n’est pas de trop de souligner que la lutte des femmes pour leurs droits ne se résume pas au 8 Mars. Mais la Journée Internationale des Femmes, ou du moins la journée internationale des droits de la femme, est très utile parce qu’elle donne l’occasion de marquer une pause et de se rappeler qu’enfin de compte, le combat doit se mener au quotidien.
Fatouma.
Utilisation indécente des femmes dans les vidéos clips : j’accuse
Pour être géniaux et innovants, certains artistes musiciens n’hésitent pas à utiliser l’image des femmes dans les chansons et les clips-vidéos. Les sujets des femmes servent de fonds de commerce dans leurs chansons. Sur de nombreuses créations musicales, tout tourne désormais autour du bas-ventre, de l’entre-jambe, de la poitrine nue. Parfois on est carrément dans la pornographie, la déshumanisation de la femme et partant, du genre humain.
Pour être géniaux et innovants, certains artistes musiciens n’hésitent pas à utiliser l’image des femmes dans les chansons et les clips-vidéos. Les sujets des femmes servent de fonds de commerce dans leurs chansons. Sur de nombreuses créations musicales, tout tourne désormais autour du bas-ventre, de l’entre-jambe, de la poitrine nue. Parfois on est carrément dans la pornographie, la déshumanisation de la femme et partant, du genre humain.
Les textes des chansons, d’inspiration facile, se résument en une architecture d’insanités. Les vidéos qui en résultent, relayées par les médias, sont polluées d’obscénités. Qu’est-ce qu’on y trouve pas? Des tenues vestimentaires déviantes frisant l’exhibitionnisme, postérieur remuant…
Les nouvelles technologies aidant, ces œuvres sont largement consommées par les mineurs, sous le regard complice de L’État régulateur et des parents irresponsables et /ou impuissants. Malheureusement, ce sont les femmes elles-mêmes, les jeunes filles naïves ou inconscientes, qui se prêtent volontiers à ce jeu.
Mais aussi, chose désolante! Ces œuvres, véritable honte dans les circuits de loisir et de plaisir, sont de plus en plus fredonnées et dansées par la jeune génération au mépris du respect des valeurs cardinales. Le nouveau «Soul Makossa» du chanteur originaire du Cameroun, Franko, « Coller la Petite », qui fait le buzz à travers le monde, est la parfaite démonstration de ces « chansons de Sodome et Gomorrhe », comme l’a relevé le philosophe camerounais, Hubert Mono Ndjana. Mais tenez! En un mois, la vidéo de Franko, «Coller la Petite» a déjà été visionnée plus de 700 000 fois. La morale semble avoir foutu le camp. Car apparemment, les contemporains de ces musiciens semblent raffoler de ce genre de titres.
Il y a quelques mois, une autre vidéo d’un concert de coupé-décalé montrait une scène inimaginable : une simulation d’acte sexuel en guise de danse, devant des milliers de mélomanes. S’il reste encore des femmes dignes, fières et intègres, elles doivent se lever comme «une seule femme», pour faire arrêter le massacre en refusant d’associer leur image à de telles obscénités!
A. TRAORE
Quand l’ONEA malmène ses « clients-rois »
Si sous d’autres cieux le client est roi, il semble plutôt être un sujet à l’ONEA, malmené comme il l’est. Depuis quelque temps les guichets de l’ONEA ne désemplissent plus. Du début à la fin du mois, l’affluence est pratiquement la même. Et les clients sont parfois obligés d’atteindre assez longtemps pour décourager un travailleur qui a aussi d’autres obligations.
Si sous d’autres cieux le client est roi, il semble plutôt être un sujet à l’ONEA, malmené comme il l’est. Depuis quelque temps les guichets de l’ONEA ne désemplissent plus. Du début à la fin du mois, l’affluence est pratiquement la même. Et les clients sont parfois obligés d’atteindre assez longtemps pour décourager un travailleur qui a aussi d’autres obligations.
Dans la soirée du lundi 14 mars, nous avons assisté à une scène inacceptable au guichet ONEA (Building Lamizana). Le cassier a fermé son guichet sous le nez des clients sous prétexte qu’il a largement débordé sur l’heure de fermeture du guichet. Ce qui n’est pas faux puisque selon les le communiqué affiché, l’heure de service est désormais fixée de 8h à 14h non-stop, depuis l’instauration des journées continues. Ce qui est quand même fâcheux dans cette histoire, est que des clients ont poiroté plus de 40 min pour se faire entendre dire que le guichet doit fermer et qu’ils devront revenir un autre jour. Pire certains avaient déjà fait le tour de plusieurs guichets dans la journée sans succès parce qu’il n’y avait pas le « réseau » (problème de connexion dans le jargon). Le pauvre caissier s’est fait traiter de tous les noms d’oiseau. Or ce n’était pas non plus sa faute puisqu’il était seul, le deuxième guichet étant resté fermé. Il a dû certainement travailler comme un fou sans relâche jusqu’à 14h30. Mais ce n’est pas non plus la faute des clients, exaspérés pour avoir fait le tour des guichets de Ouagadougou sans succès pour payer leur facture.

Le lendemain mardi dans la matinée après avoir été éconduit la veille, nous avons encore tenté de régler notre facture. Une foule nombreuse, en file indienne, s’impatientait, sous le soleil brûlant du mois de mars, les yeux rivés sur un seul guichet. Une fois de plus, le deuxième guichet était fermé. Comment se fait-il que malgré une telle affluence, et surtout avec les perturbations fréquentes du réseau, l’ONEA ne puisse pas trouver un remplaçant du second caissier empêché. Si ce n’est pas du mépris pour les clients, il y a lieu que l’institution revoit sa copie.
Évidemment en couchant ses lignes, nous nous attendons à ce que l’ONEA nous ressorte cette vielle chanson comme quoi, les clients laissent toujours à la dernière minute, et patati et patata ….
Mais il faut que l’institution comprenne que c’est à elle de s’adapter au client et pas le contraire. Il faut le dire Ouagadougou à beaucoup grandi. L’ONEA doit faire l’effort de se rapprocher des clients en ouvrant d’autres guichets. Ou alors prendre des mesures d’encouragement pour amener les clients à utiliser d’autres modes de paiement comme le virement bancaire ou le paiement électronique. Si non, qu’elle ne soit pas prompte à interrompre le service de fourniture d’eau en cas d’impayés.
Tienfola
Semaine nationale de la Culture : l’incendie de trop!
Les dieux sont tombés sur la tête. En plus de la préparation difficile, de la modestie des moyens mis à la disposition du comité d’organisation et de la morosité du climat soulignée par les exposants de la foire, la SNC vient de prendre un autre coup. La belle ville de Sya s’est réveillée dans la douleur.
Les dieux sont tombés sur la tête. En plus de la préparation difficile, de la modestie des moyens mis à la disposition du comité d’organisation et de la morosité du climat soulignée par les exposants de la foire, la SNC vient de prendre un autre coup. La belle ville de Sya s’est réveillée dans la douleur.
Un incendie s’est déclenché ce matin aux environs de 5h du matin. Les voisins, réveillés par une explosion vont se rendre très vite compte de la situation en apercevant une fumée noire dans la cours de la SNC. Selon des témoignages, ils auraient immédiatement alertés les Sapeurs-Pompiers qui ont fait savoir qu’ils n’avaient pas d’eau pour éteindre le feu.
Quant aux policiers positionnés sur le site, ils « léonçaient » tranquillement pendant que les gens criaient au feu. Ces derniers auraient été réveillés par un jeune du quartier qui a dû prendre le mûr. Il n’aurait aucune perte en vie humaine mais d’énormes dégâts ont été constatés. Du côté de la foire, c’est la désolation notamment au niveau des stands sénégalais, maliens et guinéens. Au moins une cinquantaine de stands serait parti en fumée sur le site de la foire. Et comme il fallait s’y attendre, les soldats du feu viendront trop tard. Pour l’instant, les causes exactes de l’incendie ne sont encore connues. Si dans un premier temps, ceux qui ont entendu l’explosion avaient cru à un attentat djihadiste, beaucoup se sont très vite rendu compte qu’il n’en était rien. Au regard des installations électriques anarchiques constatées sur les lieux, la thèse d’un court-circuit serait la plus probable. Espérons que cet incendie ne porte un coup fatale à cette ambiance déjà morose.
Fonction publique : A quand le congé de paternité ?
Désormais tous les agents de la fonction publique seront régie par la loi 081 .Ce qui retient l’attention de plus d’un, c’est l’harmonisation de la grille salariale qui permettra de corriger les inégalités de traitement dans la même fonction publique. Pourtant en lisant entre les lignes, on constate que cette loi n’est malheureusement pas encore exempte de toute inégalité.
Désormais tous les agents de la fonction publique seront régie par la loi 081 .Ce qui retient l’attention de plus d’un, c’est l’harmonisation de la grille salariale qui permettra de corriger les inégalités de traitement dans la même fonction publique. Pourtant en lisant entre les lignes, on constate que cette loi n’est malheureusement pas encore exempte de toute inégalité.
Prenons le cas des congés mentionnés dans l’article 105 de ladite loi. Nulle part dans le texte, il n’est fait mention de congé de paternité. Or si l’on veut corriger les inégalités hommes /femmes, il y a lieu de mettre un dispositif permettant aux deux sexes, de pouvoir concilier travail et vie familiale. A défaut d’être contraignant pour obliger les nouveaux papas à assumer leur rôle de père comme il se doit, le congé de paternité devrait au moins être prévu pour encourager les jeunes pères qui le désirent à aider leur épouse à prendre soin du nouveau-né, ne serait-ce que pour une semaine ou deux . Tous les parents savent que c’est un moment particulièrement éprouvant malgré la joie que cela procure d’être parent.
La preuve même qu’il est temps d’ajouter cette disposition dans la loi est que de plus en plus de pères font des demandes d’autorisation d’absence pour raison de famille en pareilles circonstances. Or l’autorisation d’absence ne peut excéder 72h maximum sauf à titre exceptionnel. Légaliser le congé de paternité pourrait non seulement mettre fin à certaines absences injustifiées mais aussi permettre aux hommes d’accomplir pleinement leur rôle de parent et du même coup, c soulager les femmes trop souvent abandonnées à elles-mêmes !!
Tienfola
Accidents de circulation : à quand le respect des mesures?
24 morts, 36 blessés dont 28 dans un état critique. C’est le bilan de l’accident survenu le 19 mai 2016. Un car de la compagnie de transport STAF (société de transport Aorema et frères) en partance pour Bobo-Dioulasso est rentré en collusion avec un camion en stationnement sur la RN1, à 25 kilomètres après Boromo. Des témoins évoquent un excès de vitesse et de manque de signalisation. Que dire ? Sinon que la route ne tue pas. C’est nous qui nous tuons.
24 morts, 36 blessés dont 28 dans un état critique. C’est le bilan de l’accident survenu le 19 mai 2016. Un car de la compagnie de transport STAF (société de transport Aorema et frères) en partance pour Bobo-Dioulasso est rentré en collusion avec un camion en stationnement sur la RN1, à 25 kilomètres après Boromo. Des témoins évoquent un excès de vitesse et de manque de signalisation. Que dire ? Sinon que la route ne tue pas. C’est nous qui nous tuons.
C’est dire la part de responsabilité de l’homme dans les drames qui surviennent sur nos routes. En effet, la majeure partie des accidents de circulation est due à des causes humaines. Des délivrances des permis de conduire douteuses, des stationnements abusifs ou non signalé, en passant par le manque d’entretien des véhicules, l’excès de vitesse, la surcharge, ect.
Quant à la compagnie STAF reconnue pour son excès de vitesse légendaire, qu’avons-nous fait pour empêcher ce drame ? On ne peut pas comprendre que des compagnies endeuillent ainsi des familles, laissant des veuves, des orphelins sans que des dispositions ne soient prises à l’encontre de celles -ci pour que cela ne se reproduisent plus.
Le gouvernement à travers le ministère en charge de la sécurité intérieure a annoncé des mesures fortes pour lutter contre le phénomène : il s’agit du respect de la loi c’est-à-dire le code, au plombage de véhicule pour limiter les vitesses, le retrait des permis des chauffeurs pris en flagrant délit d’excès de vitesse, le transport mixe, ect. Mais combien de morts fallait-il pour que le gouvernement se réveille ? Pourra-t-il aller jusqu’au bout concernant les mesures annoncées ?
Une chose est de prendre des mesures et une autre est de les rendre effectives. On se rappelle qu’en 2009, plus de 60 personnes avait perdu la vie lors d’un accident à Boromo. Des mesures ont été annoncées mais 7ans plus tard, on se retrouve au point de départ. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Et la liste des victimes ne fait que s’allonger. Et cela par manque de rigueur.
Tienfola
Olusegun Obasanjo: »Je suis redevenu agriculteur et je n’ai jamais été aussi heureux »
À la lumière des nombreux défis auxquels font fasse non seulement les fermiers africains mais aussi leurs gouvernements, H.E. Obasanjo s’appuie sur son expérience personnelle de quelqu’un qui a quitté sa ferme familiale pour aller s’installer dans la ville à un jeune âge, pour ensuite redevenir un fermier. Il se base sur l’expérience qu’il a acquise au sein du gouvernement pendant de nombreuses années ainsi que son expérience à travailler la terre pour proposer des solutions permettant de créer la sécurité alimentaire sur le continent.
À la lumière des nombreux défis auxquels font fasse non seulement les fermiers africains mais aussi leurs gouvernements, H.E. Obasanjo s’appuie sur son expérience personnelle de quelqu’un qui a quitté sa ferme familiale pour aller s’installer dans la ville à un jeune âge, pour ensuite redevenir un fermier. Il se base sur l’expérience qu’il a acquise au sein du gouvernement pendant de nombreuses années ainsi que son expérience à travailler la terre pour proposer des solutions permettant de créer la sécurité alimentaire sur le continent.
Chaque année, des milliers de jeunes Africains quittent les petites fermes, souvent en difficulté, de leurs familles à la campagne. Leur rêve – parfois accompli, mais souvent pas – est de trouver une vie plus enrichissante et plus stimulante dans les villes africaines en croissance rapide. Très peu d’entre eux reviennent, mais peu coupent complètement leurs liens.
C’est un lien complexe, et un lien que je comprends profondément. Mon propre exode vers la ville quand j’étais un jeune homme a ouvert des opportunités uniques qui ont culminé avec le poste de président du Nigeria, la plus grande économie de l’Afrique. Mais non seulement suis-je resté attaché à l’agriculture, je suis maintenant de retour à mes racines. Je suis redevenu agriculteur avec Obasanjo Farms Limited, et je n’ai jamais été aussi heureux.
Travailler la terre à nouveau m’a donné une meilleure perspective sur deux des plus grands défis auxquels est confrontée l’Afrique aujourd’hui : comment pouvons-nous offrir des possibilités d’emploi aux millions de jeunes Africains qui constituent la plus grande population du monde âgée de moins de 25 ans afin qu’ils puissent rester dans le village et cultiver? Et comment pouvons-nous mettre un terme aux cycles apparemment sans fin des crises alimentaires qui, à cet instant même, se manifestent à nouveau avec une familiarité consternante dans certains pays de l’Afrique orientale et australe?
Tirer parti d’un marché de produits alimentaires valant 1 000 milliards de dollars
Heureusement, de plus en plus d’Africains comme moi-même perçoivent ces questions comme étant entrelacées. Nous voyons l’agro-industrie comme la plus grande opportunité pour l’Afrique de mettre fin non seulement à la faim et à la malnutrition, mais aussi comme le meilleur espoir de l’Afrique pour générer des revenus et de l’emploi, en particulier dans les régions rurales. La Banque mondiale estime que d’ici 2030 la demande alimentaire dans nos zones urbaines en croissance rapide va créer un marché pour les produits alimentaires d’une valeur de 1 000 milliards de dollars. Ce marché doit être détenu et exploité par des agriculteurs africains, des entreprises agricoles africaines et des entreprises alimentaires africaines.
Mais une chose est claire pour moi pendant que je retourne à l’agriculture : pour atteindre son potentiel, l’agriculture africaine a besoin d’une infusion fraîche d’innovations et de talents.
J’ai gardé beaucoup de bons souvenirs de mon enfance dans un petit village agricole près d’Abeokuta, la capitale de l’État d’Ogun du Nigeria. À l’âge de cinq ans, j’accompagnais mon père aux champs où nous cultivions du manioc, du maïs, des plantains, des palmiers à huile et d’autres cultures. Homme Yoruba fier, mon père était considéré comme l’agriculteur ayant le plus réussi dans notre village. Tout en vivant avec peu d’équipements modernes, nous cultivions beaucoup de produits alimentaires, et nous jouissions de la richesse culturelle de notre histoire et nos traditions Yoruba.
En fin de compte, ce mode de vie a été incapable de résister à des pressions qui allaient bientôt s’intensifier : la croissance démographique, les troubles politiques, la rareté des terres et la dégradation des sols.
Adopter l’agriculture en tant que vocation et carrière
Aujourd’hui, les agriculteurs africains ont besoin de plusieurs choses que mon père n’avait pas, mais que les agriculteurs d’ailleurs dans le monde tiennent pour acquis. Nous avons besoin de variétés de cultures améliorées élaborées pour résister à la maladie et tolérer la sécheresse. Nous avons besoin d’avoir accès aux intrants modernes tels que les engrais. Nous avons besoin de marchés où les agriculteurs peuvent tirer parti de leur travail et donc justifier des investissements dans l’amélioration de la production. Nous avons besoin de services de crédits abordables requis par toutes les petites entreprises, et nous avons besoin de services de vulgarisation qui nous permettent de nous tenir au courant de pratiques agricoles durables.
Mais en définitive, nous avons besoin de gens. Plus précisément, nous avons besoin que le meilleur et du plus brillant de l’Afrique adopte l’agriculture comme une vocation et une carrière.
Tout récemment, j’ai accepté de présider le comité de sélection pour le nouveau Prix de l’Alimentation en Afrique, un prix qui vise à récompenser les personnes ou institutions exceptionnelles qui prennent le contrôle de l’agenda de l’agriculture africaine. Ce prix a été inauguré en 2005 sous le nom de « Prix Yara ». En déplaçant le Prix Yara vers l’Afrique en 2016 et en le rebaptisant “Prix de l’Alimentation en Afrique,” on lui a donné un chez soi africain distinctif, une identité africaine et une appropriation africaine. Il s’agit d’un prix considérable : 100.000 US$ pour le gagnant.
Nous espérons que le prix lui-même et son cadre de gagnants enverront un signal au monde entier pour faire comprendre que l’agriculture est pour l’Afrique une priorité que tout le monde devrait adopter. Il peut attirer l’attention sur les personnes qui sont des sources d’inspiration et des moteurs d’innovations qui peuvent être reproduites sur tout le continent.
Je dépeins parfois mon retour à l’agriculture comme un retour à mon point de départ. Mais en réalité, tout en chérissant mes souvenirs d’enfance, je ne veux pas retourner en arrière. Je veux faire partie de l’avenir, où l’agriculture africaine est une activité lucrative et entrepreneuriale passionnante, et où les jeunes aspirent à être des agriculteurs parce qu’ils voient des hommes et des femmes de talent construire une carrière enrichissante dans l’agriculture et dans les travaux agricoles.
Je souhaite que le Prix de l’Alimentation en Afrique devienne rapidement un symbole de tout ce que l’agriculture africaine peut offrir et que bientôt nous voyions un changement, lorsque les jeunes des zones urbaines regarderont la campagne avec nostalgie et penseront : « C’est là que se trouve la terre de toutes les opportunités ».
Vous pouvez nommer quelqu’un pour le Prix de l’Alimentation en Afrique ici.
A propos de S.E. Olusegun Obasanjo
S.E. Olusegun Obasanjo a été président du Nigeria de mai 1999 à mai 2007, le point culminant d’une vie passée sur la ligne de front de la politique africaine. C’est un ardent défenseur du développement agricole de l’Afrique et il est lui-même agriculteur. Il est particulièrement déterminé à créer de nouvelles opportunités dans le secteur agricole pour les jeunes, un but qu’il poursuit à travers l’Initiative Nourrir l’Afrique lancée par la Fondation Olusegun Obasanjo.
Tentatives d’évasion dans les maisons d’arrêt de Dori et de Ouagadougou
Ce dimanche 22 mai 2016, pendant que les populations s’affairaient à aller accomplir leur devoir civique, des incidents se sont produits dans deux maisons d’arrêt et de correction.
Ce dimanche 22 mai 2016, pendant que les populations s’affairaient à aller accomplir leur devoir civique, des incidents se sont produits dans deux maisons d’arrêt et de correction.
En effet, aux environs de 10 heures à la maison d’arrêt et de correction de Dori, des détenus ont tenté d’assommer le chef de poste de la garde pour s’évader. Très rapidement la situation a été maîtrisée par les gardes de sécurité pénitentiaire sur place à Dori. Aucune perte en vie humaine ni de dégâts matériels n’ont été enregistrés et la situation est sous contrôle.
Un évènement similaire s’est produit à la maison d’arrêt et de Ouagadougou M.A.C.O, aux environs de 14 heures 30 où deux détenus ont tenté de s’évader de la prison en forçant la porte de la détention. Malgré les avertissements verbaux et les tirs de sommation, les deux détenus n’ont pas obtempéré ; ce qui a obligé les gardes de sécurité pénitentiaire à faire usage des armes pour arrêter les deux détenus. Au cours de cette opération, les deux fuyards ont été blessés, l’un grièvement et l’autre légèrement. Les deux sont actuellement internés dans des structures hospitalières pour y recevoir des soins et leurs vies sont hors de danger.
Les gardes de sécurité pénitentiaire appuyées par les autres forces de défense et de sécurité (police et gendarmerie) ont maitrisé la situation. Après un ratissage des environs de la M.A.C.O, la situation est totalement sous contrôle. Dès que l’information a été donnée des membres du gouvernement et des autorités judiciaires, se sont immédiatement rendus à la M.A.C.O , notamment le ministre d’État , ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure, le ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion civique, Garde des sceaux, le Procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou, le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou, le Directeur général de la Police nationale et le Directeur général de la Garde de sécurité pénitentiaire.
Le Gouvernement félicite l’ensemble des forces de défense et de sécurité pour leur promptitude et leur professionnalisme dans la gestion de ces incidents. Il rassure les populations que toutes les mesures sont prises par les services compétents pour assurer leur sécurité.
Le service d’information du Gouvernement












