Burkina : 15 journalistes formés sur le nouveau Code des Personnes et de la Famille par ADEP et ses partenaires

L’Association D’appui et d’Eveil Pugsada (ADEP), en collaboration avec la Coalition nationale contre le mariage d’enfants au Burkina Faso (CONAMEB), avec le soutien de son partenaire technique et financier Save the Children, a organisé ce vendredi 24 juillet 2026, un atelier d’informations au profit d’une quinzaine de journalistes. L’activité vise à renforcer la compréhension des professionnels des médias du nouveau Code des Personnes et de la Famille (CPF), des dispositions relatives au mariage d’enfants et à la protection de l’enfant, et de susciter la production de contenus médiatiques de vulgarisation.

Avec un accent particulier sur les dispositions relatives au mariage d’enfants et à la protection de l’enfant, les professionnels de médias publics, privés, audiovisuels, écrits et en ligne, se sont imprégnés des changements majeurs du nouveau Code des personnes et de la Famille (CPF).

« Aujourd’hui un nouveau Code des Personnes et de la Famille qui harmonise l’âge légal du mariage à 18 ans aussi bien pour les filles que pour les garçons a été adopté. C’est avec fierté, reconnaissance, gratitude et remerciement que j’adresse à tous ceux et toutes celles qui ont contribué à ce résultat » a affirmé la coordinatrice nationale de la CONAMEB Eulalie Yerbanga Ouédraogo.

Eulalie Yerbanga Ouédraogo

Selon la coordinatrice nationale de la CONAMEB, à travers cet espace d’échanges, il s’agit non seulement de mieux faire connaître les dispositions du Code, mais aussi d’encourager la production de contenus médiatiques de qualité notamment les reportages, les émissions, la production d’articles et débats capables de sensibiliser efficacement l’opinion publique et de faire évoluer les comportements.

« Le rôle des médias est, à cet égard, absolument déterminant. Vous êtes des relais d’information ; vous êtes aussi des acteurs de transformation sociale », a-t-elle déclaré.

Par la rigueur de vos analyses, par la portée de vos mots et par la force de vos canaux de diffusion dit-elle, vous contribuez à éclairer les citoyens, à nourrir le débat public et à soutenir l’enracinement d’une culture de protection de l’enfant.

Photo de famille

« En vous outillant davantage sur les dispositions du nouveau Code, nous renforçons ensemble notre capacité collective à prévenir les violences, à combattre les pratiques préjudiciables et à promouvoir les droits fondamentaux de chaque enfant et l’égalité du genre », a laissé entendre Eulalie Yerbanga Ouédraogo.

Ses propos sont corroborés par Absétou Lamizana Sanfo, coordonnatrice de l’Association D’appui et d’Eveil Pugsada (ADEP), pour qui, l’adoption du nouveau Code des Personnes et de la Famille représente une avancée importante.

« Mais cette avancée juridique ne pourra produire tout son effet que si ses dispositions sont connues, comprises et relayées au sein des communautés. C’est précisément tout le sens de la rencontre qui nous réunit ce jour », a-t-elle précisé.

Les participants

Nous sommes convaincus, poursuit-elle, que les journalistes ont un rôle essentiel à jouer dans la vulgarisation des textes, dans la sensibilisation des populations et dans la promotion d’un changement durable des mentalités et des pratiques.

La coordinatrice de l’ADEP a salué la disponibilité et l’engagement de chacun des hommes et femmes de médias pour leurs contributions à travers leurs analyses, reportages, émissions et prises de parole.

« Vous êtes des acteurs incontournables de la transformation sociale et de la défense des droits de l’enfant », a-t-elle reconnu.

Abdoulaye Ouédraogo

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