Quand elle était adolescente, Claudette Colvin avait refusé de céder son siège dans un bus de l’Alabama ségrégationniste à une femme, faisant d’elle, en 1955 une figure afro-américaine des droits civiques, Claudette Colvin a tiré sa révérence, ce mardi 14 janvier 2026. Elle avait 86 ans.
Selon un communiqué de la fondation Claudette Colvin, elle était plus qu’une figure historique. « Elle était le cœur de notre famille, sage, résiliente et basée sur la foi », a-t-on publié
Selon l’AFP, le 2 mars 1955, lorsque le bus a descendu la rue principale, de plus en plus de passagers blancs sont montés et le conducteur a demandé de libérer les sièges. Chose que Claudette Colvin a refusé de faire.
Deux-trois arrêts plus tard, le même scénario se répète avec un policier. Elle lui fait savoir qu’elle a payé sa place et que c’était un droit constitutionnel.
Elle est donc menottée et jetée dans leur voiture. Mais, elle retrouve sa liberté grâce au paiement solidaire d’une caution lui permettant de rentrer chez elle.
Pour avoir bravé les lois racistes, les voisins la félicitent et montent la garde de peur de voir sa maison ciblée.
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Après avoir plaidé non coupable, Claudette Colvin est condamnée pour trouble à l’ordre public, violation de la loi de ségrégation et agression sur représentant de l’ordre.

Sa détermination et son courage lui offrent une première victoire : deux juges fédéraux déclarent inconstitutionnelle la ségrégation dans les bus. Mais, cette victoire sera de courte durée car elle sera de nouveau jetée en prison et là, Colvin découvre qu’elle est enceinte d’un homme plus âgé. Son âge de mineure et cette grossesse hors mariage contribuent à ternir son image et la jeune femme est de nouveau condamnée.
Pour la même raison, elle est renvoyée du collège et ne parvient pas à trouver du travail à Montgomery. Avec tout ce qu’elle a traversé, Claudette n’était plus pour les défenseurs des droits, un modèle de lutte.
Source : Konbini.com









