SITHO 2026 : Toafic Art et textile, le fil qui unit le Ghana et le Burkina Faso

Au Salon international du tourisme et de l’hôtellerie, l’artisanat textile met à l’honneur un savoir-faire transmis de génération en génération. Rencontre avec Abou-Anifata Konaté, fondateur de «Toafic Art et textile » qui fait vivre l’art du vêtement tissé, teint et cousu à la main.

Dans les allées animées des stands du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie (SITHO), les couleurs vives et les matières brutes attirent le regard. Sur le stand de Toafic Art, ce sont des tenues traditionnelles ghanéennes et burkinabè qui s’exposent, chacune portant la trace d’un travail entièrement manuel.

Les robes femmes faites à la machine

À la tête de cette initiative, Abou-Anifata Konaté défend bien plus qu’un commerce : une identité culturelle qui ignore les frontières tracées sur les cartes. « C’est une même famille qui vit de part et d’autre de la frontière, que ce soit chez les Dagara, ou les Bissa », explique-t-il. Pour lui, le tissu est ce fil invisible qui relie ces communautés sœurs, par-delà les limites héritées de l’histoire coloniale.

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L’authenticité du « 100 % fait à la main »

La particularité des pièces de Toafic Art tient à l’exigence de leur fabrication. À l’exception de quelques finitions et broderies sur les tenues féminines, réalisées à la machine, l’ensemble des vêtements pour hommes échappe totalement aux outils modernes.

« Tissé à la main, teint à la main, cousu à la main : tout est artisanal », résume cet artisan, non sans fierté. Un tel niveau d’exigence impose un temps de réalisation long, mais c’est précisément ce qui garantit la qualité et l’authenticité que recherchent les amateurs de mode africaine.

 Un héritage familial, mis en lumière au SITHO

Pour sa deuxième participation consécutive au salon, camarade Konaté considère sa présence comme une évidence. « Quand on parle de tourisme, nous, les artisans, nous en faisons partie intégrante », a-t-il affirmé. Le SITHO constitue aux yeux  de cet amoureux de l’art, une vitrine précieuse pour faire découvrir ses créations à un nouveau public et valoriser l’artisanat régional.

Entre allers-retours constants entre le Ghana et le Burkina Faso, il perpétue un métier transmis par ses aînés. « C’est un travail familial. Depuis tout petit, nous voyions nos tantes et nos grands frères tisser. On ne peut pas accomplir ce métier sans l’aimer profondément », confia-t-il.

 

À travers son entreprise Toafic Art et textile , cet amoureux du textile continue de faire vivre la mémoire culturelle des deux pays, tenue après tenue.

Fadima Cissé stagiaire

 

 

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