Cancers du sein et du col de l’utérus : Léo Club Ouagadougou Zénith sensibilise les étudiants

Léo Club Ouagadougou Zénith, en collaboration avec les étudiants de l’Université libre du Burkina, a organisé, le mercredi 21 octobre 2026 à Ouagadougou, une conférence suivie d’une représentation théâtrale sur le cancer du sein et le cancer du col de l’utérus. Cette initiative vise à renforcer les connaissances des jeunes sur la prévention, le dépistage précoce et les moyens de lutte contre ces maladies.

Informer pour prévenir. C’est l’objectif de la conférence et du théâtre de sensibilisation organisés par Léo Club Ouagadougou Zénith, dans le cadre de son projet « On SEIN’plique ». La rencontre a réuni des étudiants et des associations engagées dans les questions de santé sexuelle et reproductive autour de la lutte contre les cancers féminins.

Haoua Naïma Go, présidente du Léo Club Ouagadougou Zénith, a souligné l’importance de la sensibilisation des jeunes à la lutte contre le cancer du sein

À travers cette initiative, les organisateurs entendent encourager les jeunes à s’informer davantage sur ces maladies et à adopter des comportements favorables à leur santé. « Nous avons voulu mettre l’accent sur la sensibilisation, l’information et la prévention afin que nous, les jeunes, puissions contribuer, à notre échelle, à la lutte contre le cancer du sein », a expliqué Haoua Naïma Go, présidente du Léo Club Ouagadougou Zénith.

Selon elle, le projet « On SEIN’plique » s’inscrit dans une série d’activités prévues du 21 au 24 octobre 2026. Au programme, figurent des séances de sensibilisation de proximité dans des établissements, des ateliers de prévention et d’autopalpation des seins, ainsi qu’une campagne digitale menée du 13 au 31 octobre. Un atelier de danse est également prévu afin de mobiliser un public plus large autour de cette cause.

Pour la présidente du club, la sensibilisation doit commencer dès le plus jeune âge. « Il n’y a pas d’âge pour être sensibilisé ou pour être regardant sur sa santé. C’est dès maintenant que cela commence », a-t-elle insisté.

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Le dépistage précoce, un moyen essentiel de lutte

Au cours de la conférence, Marie Bonkoungou, sage-femme au Centre médical urbain (CMU) de Wemtenga, a présenté les cancers du sein et du col de l’utérus, leurs signes d’alerte et les moyens de prévention. Elle invite à consulter un professionnel de santé dès l’apparition de symptômes inhabituels. Pour le cancer du sein, une boule ou une masse inhabituelle dans le sein, aussi un écoulement anormal du mamelon, notamment sanglant, doivent conduire rapidement à une consultation médicale.

Marie Bonkoungou, sage-femme au CMU de Wemtenga, a insisté sur l’importance du dépistage précoce des cancers du sein et du col de l’utérus.

La sage-femme a également encouragé les femmes à connaître l’aspect habituel de leurs seins et à pratiquer régulièrement, l’autopalpation. Cette démarche permet de repérer d’éventuelles modifications, sans toutefois remplacer un examen médical ni les examens de dépistage recommandés.

Concernant le cancer du col de l’utérus, elle a attiré l’attention sur certains signes, comme les saignements après les rapports sexuels, les saignements inhabituels et les pertes vaginales anormales. Face à ces manifestations, elle a recommandé de consulter un professionnel de santé. « Plus tôt, on détecte. Plus tôt, nous pouvons prendre en charge », a-t-elle rappelé.

La conférence a réuni des étudiants et des acteurs associatifs autour de la prévention des cancers féminins, le mercredi 21 octobre 2026 à Ouagadougou.
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Le vaccin contre le HPV, une prévention à promouvoir

L’intervention a également permis de montrer le rôle du vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) dans la prévention du cancer du col de l’utérus.

Marie Bonkoungou a invité les parents à se renseigner auprès des formations sanitaires sur la vaccination des jeunes filles ciblées par le programme national. Elle a notamment indiqué que le vaccin est gratuit pour les filles de 10 à 14 ans dans les centres de santé concernés.

La professionnelle de santé a précisé que ce vaccin est préventif et non curatif car il contribue à prévenir les infections par les types de HPV responsables de la majorité des cancers du col de l’utérus. Mais, le vaccin ne constitue pas un traitement pour une personne déjà atteinte de la maladie.

Elle a appelé les participants à relayer cette information dans leurs familles et leurs communautés afin de favoriser l’accès à la vaccination et aux services de prévention.

Des étudiants décidés à relayer les messages

Pour l’étudiante à l’Université libre du Burkina, Rachidatou Welhorè qui est aussi la présidente du comité d’organisation, cette activité a été enrichissante. Elle retient, par exemple, l’importance du dépistage précoce et les informations reçues sur la vaccination contre le HPV. « Je compte bien en parler autour de moi, afin que plus de personnes bénéficient de cette information », a-t-elle affirmé.

Rachidatou Welhorè, présidente du comité d’organisation, s’est réjouie des connaissances acquises au cours de cette activité de sensibilisation.

En marge des échanges avec les spécialistes, la journée s’est poursuivie avec une représentation théâtrale consacrée à la sensibilisation sur le cancer du sein et le cancer du col de l’utérus. À travers cette approche, les organisateurs ont voulu rendre les messages de prévention plus accessibles aux jeunes.

Abibata Kara, stagiaire

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