À l’occasion du mois d’Octobre rose, l’Association Songtaaba des jeunes pour l’enfant organise une campagne de sensibilisation et de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus, les 23 et 24 octobre 2026 dans son siège. L’initiative vise à encourager les populations à adopter les bons réflexes de prévention et à favoriser une prise en charge précoce des maladies.
Le dépistage précoce est un moyen de prévention et de lutte contre les cancers du sein et du col de l’utérus. C’est dans cette dynamique que l’Association Songtaaba des jeunes pour l’enfant a inscrit une campagne de sensibilisation et de dépistage dans son programme annuel d’activités, à l’occasion du mois d’Octobre rose.

Durant 48 heures, les principales activités vont porter sur le dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus. Des dépistages de l’hépatite B et C sont également proposés en complément. Selon Dieny Oueda, chargée de suivi et évaluation au sein de l’association, cette initiative s’inscrit dans le cadre des actions de santé communautaire menées par la structure. Les dépistages sont gratuits et ouverts à toutes les personnes intéressées.
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Se faire dépister même sans symptômes
Au-delà de la réalisation des examens, la campagne entend sensibiliser les populations à l’importance du dépistage précoce. En effet, certaines maladies peuvent évoluer pendant plusieurs années sans présenter de symptômes évidents, ce qui peut retarder leur découverte et compliquer leur prise en charge.
Chargée de suivi et évaluation et professionnelle de santé au sein l’association, Dieny Oueda a rappelé que le dépistage permet de détecter une éventuelle maladie et d’engager rapidement les examens complémentaires ou les soins nécessaires. Pour le cancer du sein, elle recommande aux femmes de connaître l’aspect habituel de leurs seins et de consulter en cas de changement inhabituel, comme l’apparition d’une boule. L’autopalpation peut contribuer à repérer certaines anomalies. Mais, elle ne remplace pas un examen médical ni les dépistages recommandés.
Concernant le cancer du col de l’utérus, l’absence de signes apparents ne signifie pas l’absence de maladie. D’où l’importance de se faire dépister selon les recommandations sanitaires, sans attendre l’apparition de symptômes.
La vaccination contre le papillomavirus humain (HPV), responsable de la majorité des cancers du col de l’utérus, est un moyen de prévention. La professionnelle évoque,, par ailleurs la vaccination contre l’hépatite B, qui contribue à prévenir les infections pouvant entraîner des complications hépatiques.
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Un appel aux femmes qui hésitent encore
Pour les participantes, cette campagne représente aussi une occasion de se rassurer sur leur état de santé et de mieux comprendre l’importance de la prévention. Venue prendre part à l’activité, Mme Yaogo Rasmata se dit satisfaite d’avoir pu bénéficier d’un dépistage. « C’est un sentiment de satisfaction. Je pense que c’est une obligation pour chaque femme », a-t-elle confié. Après son examen, elle a indiqué que les résultats qui lui ont été communiqués étaient normaux.

Elle invite les femmes qui hésitent encore à franchir le pas. « Le dépistage nous permet de savoir si nous sommes en bonne santé ou si nous sommes malades. En cas de résultat positif, nous pouvons commencer les examens et la prise en charge le plus tôt possible », a -t-elle souligné.
À travers cette campagne, l’Association Songtaaba des jeunes pour l’enfant veut contribuer à renforcer la culture de la prévention au sein des communautés.
Abibata Kara, stagiaire



