Octobre Rose : Une campagne de sensibilisation sur le dépistage précoce du cancer du sein dans la commune rurale de Komsilga

Une série d’activités entrant dans le cadre de Octobre Rose, au profit des femmes de la commune rurale de Komsilga s’est déroulée, ce samedi 4 octobre 2025, au sein de la fondation Rama. Initiée par Clémentine Minoungou Nacoulma, sage-femme au CHU Bogodogo et secrétaire générale de l’Association Actions solidaires (2AS), l’objectif est de tirer la sonnette d’alarme sur les ravages du cancer du sein. Le dépistage précoce est l’une des solutions pour éviter cela.

Agent de santé, Clémentine Minoungou Nacoulma est passée par la maladie, le cancer du sein en 2022. A l’issue de cette expérience éprouvante, voyant de nombreux patients vivant la même situation, elle s’est rendue compte que beaucoup de personnes ne connaissent pas la maladie.

« Le cancer, mon combat, mon combat. Ensemble, nous y arriverons », Clémentine Minoungou Nacoulma, Sage-femme au CHU Bogodogo.

« Ils viennent souvent, à un stade vraiment avancé. Ce qui m’a motivée à commencer à faire des campagnes pour mettre la puce à l’oreille de tout un chacun. Le cancer se guérit lorsqu’il est détecté à temps. Si aujourd’hui, j’ai pu organisé ces campagnes, c’est parce que j’ai été dépistée, très tôt », dit-elle.

Cette année, comme innovation majeure, l’association a décidé d’approcher les femmes avec le camion mobile en se rendant dans les concessions, les hameaux de cultures pour passer le message de dépistage.

Les personnalités présentes à la cérémonie. Dr Bako Lankoandé Natacha (gynéfologue obstétricienne), Dr Apolos Abel Nicolas Minoungou (oncologue, radiothérapeute), Dr Liliou Sabine (gynécologue obstétricienne) ont été les panélistes.

La 2e vice-présidente de la délégation spéciale de la commune de  Komsilga, Esther kini Paré a pris la parole au nom du président de la délégation spéciale qui a transmis un message d’avenir, un message d’espoir selon lequel, le cancer du sein n’est pas une fatalité. Il est guérissable, à condition que la maladie soit détectée très tôt.

« Nous invitons nos sœurs, nos mamans, nos filles à laisser tomber les tabous qui font croire que le cancer est une malédiction, que c’est un sort jeté. Il faut que chacun puisse prendre conscience qu’il se guérit comme toutes les autres maladies s’il est détecté à temps », a-t-elle déclaré.

Mme Esther Kini Paré à gauche, Mathias Nikièma à droite.

PDG de la quincaillerie Wend-Kouni, Mathias Nikièma a bien voulu soutenir l’évènement parce que le  cancer est une réalité et jusqu’à présent, certaines femmes se sentent gênées d’aller faire le dépistage. Son message est de les encourager à faire le pas car ça peut sauver des vies si c’est fait, à temps.

« J’encourage aussi les hommes à accompagner leurs femmes pour les dépistages et à les autoriser à y prendre part. Quand la femme est malade, toute la famille est affectée. Aussi bien l’homme que les enfants. Nos bénédictions vont à l’endroit de l’association pour ce qu’elle fait. Nous sommes prêts à l’accompagner l’association, la prochaine fois », a expliqué le parrain.

Toutes ces braves femmes ont pris leur courage à deux mains et témoigné du cancer qu’elles ont vécu.

Mme Minoungou invite tous les partenaires à multiplier les campagnes de dépistage tout au long de l’année et ne pas se contenter du seul mois d’Octobre.

« Nous devons continuer la lutte parce que la maladie ne prévient pas. Si on reste focalisé sur le mois d’octobre, on va passer à côté de beaucoup de choses », fait-elle remarquer.

La cérémonie a été couronnée de panels, de témoignages et de séances de dépistage. La campagne s’achève en fin octobre. La clôture se fera à Sabtoana par un fitness et un lancer de ballon pour dire au revoir au cancer.

En rappel, la première édition s’est tenue en 2023 à Tanghin-Dassouri et la deuxième Dapelogo en 2024.

Françoise Tougry

 

Dernières nouvelles

ARTICLES SIMILAIRES