L’Association Vision Nouvelle (AVN) s’est engagée pour les causes nobles dont l’élimination du paludisme au Burkina Faso. C’est dans cette dynamique que l’association a réuni les femmes de médias et les productrices de contenus, ce mardi 21 avril 2026, à Ouagadougou. Avec l’appui de Speak Up Africa, voix essentielles, SP/Palu, le district sanitaire de Baskuy, l’objectif est d’échanger, de partager les expériences et de réfléchir à des perspectives de productions journalistiques pour contre-carrer la maladie.
La rencontre a été motivée par la nécessité d’impliquer davantage les femmes. Elles sont des journalistes de médias communautaires et nationaux (radio, télévision, presse écrite, digital), des productrices de contenus et influenceuses engagées, des représentant.e.s des structures sanitaires et techniques, des OSC et partenaires. Cette démarche vise un changement de mentalité. Grâce à leur leadership, les participantes vont impacter et contribuer de manière significative à l’atteinte des objectifs relatifs au paludisme.
Selon Dr Kouadié Bakouan, médecin au secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme, actuellement, le Burkina Faso enregistre plus de sept millions de cas pour l’année 2025. Pour, le pays, ces statistiques sont encourageants par rapport aux incidences de l’année 2024 qui était à plus de 10 millions. Par conséquent, l’incidence a été réduite de plus de 30%.

«Ce qui est à saluer et au niveau des décès, nous avons enregistré plus de 38% de réduction. Preuve qu’on est tous vraiment engagé dans l’élimination du paludisme au Burkina Faso», a précisé Dr Bakouan.
Espérant de meilleurs résultats pour l’avenir, Dr Bakouan garde la ferme conviction que des actions seront menées afin de faire bouger les lignes. Dans la même veine, la directrice exécutive de l’AVN, Irène Zoungrana, apprécie les résultats engrangés tout en reconnaisant la part contributive des femmes pour le rendez-vous de 2030.
Elle a soutenu que d’une manière générale, les femmes s’engagent en tout point. Elles sont les responsables des familles, des foyers. Quand il s’agit de maladie, elles sont au premier rang pour s’occuper des enfants, de leurs conjoints et d’elles-mêmes, etc.

Pour ce qui concerne l’engagement des femmes de médias et des créatrices de contenus, leur voix porte. «Elles ont un pouvoir énorme. En plus de relayer l’information, elles peuvent changer la donne à travers un contenu, des reportages, un podcast, un contenu digital… Elles vont amener les communautés à changer de comportement et contribuer à l’élimination du paludisme», a expliqué la directrice exécutive de l’association Vision Nouvelle, Irène Źoungrana.
Dr Bakouan n’a pas manqué de saluer l’initiative de l’Association Vision Nouvelle, soulignant le leadership féminin comme lévier de changement.

Pour mémoire, l’atelier de ce 21 avril entre dans le cadre de la célébration journée mondiale du paludisme 2026, placée sous le thème : « Mettre fin au paludisme : maintenant, c’est possible. Agissons maintenant.»
Cette rencontre s’inscrit également dans une volonté de créer des passerelles concrètes entre les femmes de médias et les ambassadrices communautaires de l’initiative Kam Pougdb. Un modèle qui valorise le rôle de la «tante » comme voix crédible, médiatrice sociale et porteuse de valeurs au sein des communautés.
Françoise Tougry


