A Bobo Dioulasso, la 22e édition de la Semaine nationale de la culture bat son plein ce jeudi 30 avril 2026. Entre compétitions sportives, diplomatie culturelle, énergie et culture, y compris sensibilisation citoyenne, la ville de Sya ne dort pas.
Depuis le 25 avril, des milliers de festivaliers ont envahi les places de la capitale économique du Burkina Faso pour vivre l’une des plus grandes fêtes culturelles du pays. Ce matin, tous les regards étaient tournés vers le stade Wobi. Après les jeunes et les dames, c’était au tour de 37 archers adultes hommes de montrer leur talent dans la compétition de tir à l’arc du Grand Prix National des Arts et Lettres (GPNAL).

Concentrés et positionnés à 15 mètres de la cible, les compétiteurs ont rivalisé sous les yeux d’un public conquis. Les résultats officiels ont été proclamés à l’issue des épreuves par le président du jury à la Maison de la Culture. Plusieurs sportifs se disputent les titres de sports traditionnels dans cette édition. Un volet sportif qui rappelle que la culture burkinabè, c’est aussi la force du corps de l’héritage des ancêtres.
Le Ghana, un pays invité d’honneur investi dans les festivités

Cette édition de la SNC a accueilli un pays invité d’honneur, le Ghana,qui ne se contente pas d’être un simple spectateur. Ce jeudi une délégation ghanéenne a effectué une visite diplomatique à la SNC, dans un esprit de fraternité culturelle. Dès l’ouverture du 25 avril, le ministre en charge de la culture du Ghana, Abla Dzifa Gomashie, avait exprimé la gratitude du président ghanéen John Dramani Mahama au Capitaine Ibrahim Traoré.
Cette présence confirme la dimension internationale que prend progressivement cet évènement, devenu bien plus qu’une simple fête nationale. En dehors de cette rencontre, des troupes ghanéennes ont offert un spectacle captivant, salué par un public enthousiaste en plus des autorités diplomatiques présentes. La journée a aussi célébré les richesses culturelles locales avec les communautés Gourmantché, Yadsé, Mossi et Samo transformant le site en un véritable carrefour d’échanges et de diversité africaine.
La Semaine nationale de la culture est aussi devenue un terrain de rencontres pour les entrepreneurs qui croient au Burkina Faso. Cette année, une nouvelle tête a fait son apparition dans le pavillon des entreprises partenaires Energy & Service, une société spécialisée dans les énergies renouvelables en la personne de Kadidiatou Tao.
Exposant à travers son entreprise des lampes solaires, le matériel de pompage et des installations électriques, l’entrepreneuse Kadidiatou Tao est convaincue que la culture et l’énergie forment un duo puissant au service du développement.

Inattendu mais bienvenu, la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) a choisi la SNC pour rencontrer des burkinabè. Ses équipes ont entouré le site principal de la foire et le Village artisanal pour sensibiliser les festivaliers aux dangers du numérique. Le lieutenant Julien Legma a souligné qu’il est essentiel que chaque citoyen comprenne les enjeux liés à la cybercriminalité et adopte les bons réflexes. Dans un pays où les téléphones connectés se multiplient, l’initiative tombe à pic.
Cette journée aura surtout rappelé une évidence. La culture reste un pont solide entre les peuples. La clôture est prévue le 2 mai 2026. Mais en attendant, la fête continue à Bobo.
Anouchka Zongo (Stagiaire)


