Inauguré en 2015, le centre de prise en charge de Violences basées sur le genre (VBG) situé à Baskuy, accueille les survivantes de VBG. A l’occasion du café-débat initié par le réseau Alliance, Droits et Santé, la responsable par intérim kadidiatou Ouédraogo a fait découvrir cette structure.
Violences sexuelles, filles migrantes victimes d’exploitation sexuelle, mariages forcés, filles de ménages, filles portant des grossesses non désirées sont les problèmes que tente de résoudre ce centre. Il fait de la prise en charge sanitaire, psychologique, juridique, judiciaire et holistique. De janvier à août 2025, plus de 180 femmes et filles victimes de VBG, ont été reçues.
« Nous disposons d’une ligne verte au sein du centre avec des appels de dénonciation de VBG et nous effectuons des sorties sur le terrain pour les ramener au centre », a expliqué Kadidiatou Ouédraogo.

L’existence du centre est un soulagement pour celles qui le fréquentent. Mais, elles ne sont pas forcément hébergées. Cependant, les moyens sont limités quant à la capacité d’accueil, des dortoirs insuffisants, du point de vue alimentation et soins des pensionnaires.
Comme difficultés, le centre souffre de l’existence d’un circuit de référencement bien déterminé.
« Nous recevons des cas qui dépassent nos compétences pour la prise en charge adéquate des victimes », a signifié Kadidiatou Ouédraogo.
Elle plaide auprès des partenaires pour qu’ils investissent dans la prise en charges des survivantes. Sensibles à cette situation, des partenaires réagissent.
Parmi les autres difficultés relevées, on a le manque d’unité de formation ou des activités génératrices de revenus pour les femmes et les filles (élevage, maraîchage…). Le café-débat a été une tribune pour la responsable par intérim de demander de l’aide et du soutien.
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« La question des VBG est sensible et beaucoup de gens ne veulent pas qu’on sache qu’ils fréquentent ce centre parce que, quand elles sortent, elles sont stigmatisées parce qu’on les indexe. Il faut donc, travailler à changer la perception des gens », a-t-elle suggéré.
Kadidiatou Ouédraogo a mentionné qu’il y a des agents de sécurité qui veillent sur les survivantes et sur le centre, en tant qu’infrastructure.
En outre, Il est nécessaire de promouvoir la ligne verte 80 00 12 87 pour que la population puisse la connaître et bénéficier de ses services.
Françoise Tougry /Queenmafa.net









