Afin de permettre aux plus jeunes de faire immersion dans le cinéma, il s’est tenu une masterclass sur une projection du film moyen métrage “Kounandi “ de la réalisatrice burkinabè Apolline Traoré, ce vendredi 09 janvier 2026, à l’Agence Burkinabè de la Cinématographie et de l’audiovisuel à Ouagadougou. De nombreux étudiants de l’Institut Supérieur de l’Image et du Son (ISIS) ont participé à l’activité.
Kounandi, ce film moyen métrage de 49 minutes signé Apolline Traoré raconte l’histoire decMoussa et de Myriam. Moussa, mari de Myriam, l’accuse de l’infidélité parce que cette dernière sort de sa cour. Il va jusqu’à fouetter son épouse pour ladite accusation. Le problème doit désormais, être résolu devant le roi, sous les yeux des villageois. En présence de tous, Myriam affirme que son mari est impuissant et se défend avec cet argument.
Soudain, une femme inconnue enceinte, apparaît à côté du public, et pousse un cri. C’est le début de son travail. Elle est tout de suite, secourue par deux vieilles femmes. Elle donnera naissance à une fille, nommée Kounandi et cette fille est remise à Moussa et sa femme Myriam par le roi, en guise de solution à leur problème.
Avec le temps, la Kounandi avance en âge. Mais, reste petite de taille. Sans être vulgaire, c’est le genre de personne qualifiée de naine. Avec sa petite taille, Kounandi est victime de raillerie y compris de la part de Moussa, qui a du mal à assumer sa paternité. Myriam, incapable de supporter l’impuissance de son mari Moussa, continue de fréquenter un homme d’a côté. Face aux conseils de deux vieilles de cesser la fréquentation, elle refuse de faire profil bas.
Elle sera abattue par Moussa son époux, devant la porte de son rival sous les yeux de leur fille adoptive Kounandi. Puis, bienvenue à la vie difficile pour Kounandi, qui ne trouve pas la paix dans les mains de Moussa !
Chassée de la maison par son père Moussa, elle trouve refuge chez Karim, un jeune homme du village qui lui a même construit une maison. Afin de gagner sa vie, Kounandi se donne à la vente de galettes. Son commerce est un succès. Mais, Kounandi perd son humeur quand elle apprend que Karim est marié à Awa, un femme souffrante d’une maladie de cœur.
La mère de Karim qui n’est pas d’accord pour une relation quelconque entre son fils et Kounandi, lui annonce la nouvelle avec un ton vulgaire. Depuis lors, c’est un sentiment de rivalité qui anime Awa, l’épouse de Karim et Kounandi. Comme par « pouvoir mystique », Kounandi guérit Awa par amour pour Karim de sa maladie presque incurable et elle tire sa révérence.
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Apolline Traoré, satisfaite de la projection de son film
《 Le fait que ce film soit choisi est très important parce qu’au-delà des codes du cinéma, il y a la tradition. Donc, je suis convaincue que notre cinéma va devenir ce qu’il devrait être et rentrer dans la reine du mondial avec notre tradition 》, a-t-elle déclaré.

Pour elle, on n’a pas besoin de faire du cinéma comme les autres. 《 Nous avons une richesse énorme de notre tradition culturelle qu’il faut mettre dans notre film 》, a-t-elle précisé.
Ce film, à l’en croire, vise à montrer la trading au niveau des décors, les costumes et au niveau des mythes.
《 Nous sommes faits de mythes et l’Afrique est fait de mythes. Tout ceci est regroupé dans ce film pour montrer à la jeunesse que c’est notre base》, a laissé entendre Apolline Traoré.

Étudiant en Licence 3 en montage et délégué des étudiants, Kévine Sawadogo avoue avoir beaucoup appris de la masterclass auprès de Apolline Traoré.
《 Elle nous montre le chemin car elle a réalisé ce film à l’âge de 23 ans et c’est beaucoup inspirant de voir une personne réaliser cela à un si bas-âge 》, a-t-il confié.
Étudiante en Licence 3 réalisation à l’ISIS, Mireille Ouoba compte mettre en pratique, les conseils de la réalisatrice burkinabè Apolline Traoré.
《 A l’école, nous faisons tout ce qui est technique. Mais, tant que tu ne causes pas avec des gens qui sont sur le terrain, tu ne peux pas concilier les deux 》, a confié Mireille Ouoba, qui pense que c’est bien d’avoir l’expérience de ceux qui sont aguerris dans le cinéma, et de surcroît celle d’Apolline Traoré, qui n’est plus à présenter dans le domaine.
Abdoulaye Ouédraogo









