Douze mois de prison pour viol aggravé sur sa petite amie mineure

Accusé d’avoir violé sa petite amie âgée de 14 ans, un jeune homme d’une vingtaine d’années a été condamné à douze mois de prison dont six mois fermes par le Tribunal de grande instance Ouaga 2. Au cours de l’audience, les deux parties ont livré des versions opposées. L’accusé écope de douze mois de prison dont six mois fermes et d’une amende de 600.000 francs CFA ferme.

Le premier procès remonte à la session extraordinaire des audiences criminelles du Tribunal de grande instance Ouaga 2, où un vingtenaire a comparu à la barre pour répondre des faits de viol aggravé sur sa copine, une mineure de 14 ans. Une accusation contestée par le prévenu qui affirme que l’acte était consenti.

À la barre, le prévenu a expliqué qu’il se trouvait avec des amis lorsque la jeune fille l’aurait contacté pour la rejoindre près d’un kiosque. Après quelques échanges, elle aurait accepté sa proposition d’avoir un rapport sexuel. Il affirme qu’ils se seraient isolés derrière le kiosque avant de revenir discuter, rejoints par deux de ses camarades. C’est à ce moment que le père de la victime les aurait surpris. Ses amis auraient pris la fuite, mais lui serait resté, estimant qu’il n’avait rien à cacher puisqu’il considérait la jeune fille comme sa compagne. Il poursuit : « C’est là que son père a dit que j’ai violé sa fille. Après cela, le père de la fille a appelé un de ses amis. Lorsqu’il est arrivé, ils m’ont emmené au commissariat. Une fois là-bas, il a dit au commissaire que j’ai violé sa fille. Ce dernier n’a même pas cherché à savoir comment les choses se sont passées. Il a juste commencé à me tabasser seulement sans que je ne dise mot. Je ne savais pas que ce que je faisais n’était pas bien car, la fille là est ma copine. Je n’ai pas prévu de lui faire du mal. Je ne l’ai pas violée parce qu’elle était d’accord. C’est d’ailleurs elle qui m’a appelé. Je l’aimais et je voulais même qu’elle soit ma femme. Je ne savais pas que ce que je faisais était mal », a-t-il déclaré.

Un narratif opposé à celui de la jeune fille qui explique que ce jour-là, elle se baladait avec un autre garçon, quand elle a été aperçue par l’accusé, avec son groupe d’amis. Le prévenu les aurait interceptés et tenté d’agresser le garçon, avant que ses amis n’interviennent pour l’en empêcher. « Quand il a fini, un homme passait par là. Il a voulu fuir. J’ai crié et je suis tombée. Un autre garçon passait par là. L’homme lui a dit de m’accompagner à la maison et s’est mis à la poursuite de l’accusé. Quand on l’a rattrapé, il a d’abord nié. Après, quand on a dit qu’on va l’emmener au commissariat, il a commencé à dire la vérité », a-t-elle expliqué.

A la question de savoir si l’accusé est réellement le copain de la victime comme le prétend ce dernier, la victime répondra par l’affirmative.  « C’est mon copain certes, mais il m’a violée parce que je lui ai dit que je ne l’aime pas ».

A la barre, le père de la victime raconte sa version des faits. Il affirme avoir croisé sa fille toute rouge et sale.  « Un monsieur l’accompagnait. C’est lui qui m’a dit qu’on venait de violer ma fille et celle-ci a confirmé ».

Le parquet estime que les faits constituent un viol aggravé car le consentement de la mineure ne peut être retenu au regard de son âge. Malgré la relation qui existe entre eux, c’est à partir de 15 ans qu’elle peut valablement donner son consentement. Il a alors requis une peine d’emprisonnement de onze ans dont sept fermes, et une amende de 1 million francs CFA ferme.

Le Tribunal a quant à lui condamner l’accusé à douze mois de prison dont six mois fermes, six assorti de sursis, et d’une amende de 600.000 francs CFA ferme.

Cette affaire remet au centre des débats la question des relations amoureuses précoces. Au-delà du verdict, elle interpelle les parents sur la nécessité de renforcer le dialogue autour de la sexualité afin de sensibiliser et protéger les mineurs.

Source: lefaso.net

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