Préparation et vente de riz à Ouagadougou :  Kassoum Sodré au four et au moulin

C’est à saaba, à quelques encablures du marché, que se trouve le restaurant de “Ladji”. Un petit espace où l’on peut avoir du riz sauce déjà prêt. Communément appelé “Moui Boongo”, ce repas est fort apprécié par la majorité de la population. Ici, la cuisine attire du monde.

Dans de nombreuses communautés burkinabè, ce genre de service est proposé par des femmes dans “les restaurants par terre”. Ce sont des lieux de restauration rapide, reconnaissable par de petits kiosques, gargotes ou stands en plein air.

Mais, cette fois-ci,  Kassoum Sodré fait l’exception. Il est l’un des rares hommes à s’imposer dans ce domaine. Depuis environ deux ans, il fait de ce commerce, son gagne-pain quotidien. C’est surtout, avec l’implication de toute la famille, que tous les soirs, le père de famille arrive à satisfaire toute sa panoplie de clientèle.

« Mes femmes sont chargées de l’achat et de la découpe des condiments, et les enfants (filles et garçons) m’aident dans le service », explique-t-il.

Si aujourd’hui, monsieur Sodré fait l’unanimité à travers son activité, il nous rappelle que dans le passé, il a rencontré beaucoup de difficultés.

En effet, après plusieurs échecs successifs dans de petits boulots, et en manque de fonds, il se confie à un ami sur son projet de restauration. Ce dernier choqué, sans doute par son choix en tant qu’homme, se tord de rire. Face à son insistance et sa fermeté, il finit par lui accorder un prêt de 500. 000 Fcfa.

Kassoum Sodre, nous raconte, qu’il n’a pas choisi la restauration par coup de tête, il l’a d’abord pratiqué plus jeune au grand marché de Rood-wooko à Ouagadougou..

« J’ai appris la cuisson particulière du ‘’Moui boongo’’ auprès de mon oncle,. C’est l’incendie du marché qui a interrompu notre activité a l’époque », révèle-t-il.

Notre restaurateur nous explique qu’il a d’abord commencé à vendre les matins.  C’est un problème de mévente qui l’a amené à sortir les soirs. Selon lui, bien que confronté à plus de dangers, les nuits, il arrive quand même à s’en sortir. Il parvient à se prendre en charge ainsi que toute sa famille. Et cela, grâce à ses clients qui lui sont fidèles.

Parmi ces clients, Wassirou, Mahamadou et Aziz, de jeunes adolescents habitués du coin après leur descente de travail.« Le repas ici est très bon» lance Wassirou.

« Le prix est aussi accessible» , ajoute Mahamadou.

Pour la plupart d’entre ses clients, la satisfaction est au rendez-vous. Tous les clients, hommes comme femmes apprécient la qualité du repas conformément au prix. Les prix sont abordables malgré la hausse des prix des denrées alimentaires.

Pour Madame Salimata, à partir de 150 fcfa, il est possible d’avoir un repas digne chez ‘’Ladji’’. « L’hygiène et la propreté y sont. Donc, je suis toujours satisfaite de mes plats» , confie-t-elle.

Cependant, Kassoum déplore une situation qui pourrait compromettre son commerce. En effet, les autorités le somme de quitter son local dans les brefs délais. C’est parce qu’il n’a pas encore trouvé meilleur endroit, qu’il continue d’occuper ces lieux. Sa crainte est qu’après un nouvel emplacement, il perde sa fidèle clientèle. Un bouleversement qui pourrait refroidir voire même nuire à son marché.

Alice Théodose Ouedraogo stagiaire/Queenmafanet

 

 

 

 

 

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