Burkina Faso : un gigantesque programme d’aménagement paysager au profit des centres urbains, lancé

Transformer le paysage urbain Burkinabé en un écosystème qui favorise l’amélioration de la qualité de vie des citadins est le principal objectif du programme d’aménagement paysager dans les centres urbains du pays.  Le le lancement officiel dudit projet a eu lieu ce lundi 4 mai 2026 à Ouagadougou.

60 ronds-points, 80 espaces verts, 65 kilomètres de plantation d’alignement et 10 kilomètres d’avenues. Ce sont les travaux attendus dans le cadre du  programme d’aménagement paysager dans les centres urbains du pays.

Pour cette année 2026, les villes concernées sont les villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou, Banfora, Gaoua, Tenkodogo, Ouahigouya, Dédougou, Manga, Ziniaré, Kaya et Fada N’Gourma. À cela, s’ajoutent la création d’un Parc écologique dans la ville de Ouagadougou, le renforcement du parc Bangre-Weogo, la création d’un espace de sylvo-thérapie et d’une aire zoologique dans la forêt de Kua.

L’ensemble de ces opérations consistera à embellir, à valoriser et à protéger ces sites urbains et ruraux. Il vise également à améliorer le cadre de vie des populations. Pour l’instant, un budget fixe n’a pas été alloué car les réalisations se feront grâce aux partenaires engagés auprès du ministère en charge de l’environnement. «  On a identifié un certain nombre d’espaces. Ils seront portés, d’une part, par le budget du ministère et d’autre part, les partenaires », a affirmé le Directeur général de l’environnement et du cadre de vie (DGECV), Abdoulaye Bazié. La liste des donateurs  est déjà ouverte par la Banque commerciale du Burkina (BCB), le groupe Coris bank et Raynal assurance.

Le Directeur général de l’environnement et du cadre de vie (DGECV), Abdoulaye Bazié

Un rond-point dans le quartier Ouaga 2000 a été témoin du lancement officiel par le Ministre d’État, le commandant Ismaël Sombié. Sur les lieux, le Ministre a tenu à mettre l’accent sur certains points notamment la qualité des travaux, la durabilité des aménagements et le respect du délai d’exécution qui est de 45 jours sur toute l’étendue du territoire national. « Fin juin, on ne doit plus parler d’aménagement (…) Et ce qui a été présenté dans les maquettes, je ne veux pas qu’à l’arrivée, les burkinabés voient autre chose », a-t-il laissé entendre.

« Il ne s’agit pas de le faire et de l’abandonner. Il faut que nous ayons un modèle économique qui fasse en sorte que l’infrastructure s’auto-finance », a insisté le Ministre.

La réalisation d’allées piétonnes, stabilisées ou pavées, l’aménagement de zones de repos ainsi que l’installation de mobilier urbain adapté tels que les bancs, les abris et les poubelles feront partie de l’aspect fonctionnel de ces endroits. Aussi, les espaces verts seront composés de latrines, de kiosques de vente de produits de l’offensive sylvo–agro-pastorale et d’autres produits locaux. Les fonds récoltés serviront à l’entretien des lieux afin de les garder en bon état.

Abdoulaye Bazié a souligné que les différentes réalisations intégreront à la fois des fonctions éducatives, sociales et écologiques. Ces infrastructures sont importantes pour les habitants et le paysage burkinabé. << Elles auront vocation à être des lieux de vie, favorisant les interactions sociales, les activités culturelles et le bien être collectif, tout en contribuant à la préservation du paysage urbain et à la régulation thermique des villes>>, a-t-il expliqué.

Ange Bamouni (Stagiaire)

 

 

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